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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 18:06

Le père existe pour le bonheur d’aimer

De donner et de recevoir les devenirs

Des lumières des âmes, images dentelées,

La tendresse des jardins à agrandir,

 

La pharmacie de l’esprit, les méditations,

Comme les simples cultivés au potager.

La prière des étudiants, leurs réflexions,

Stanislas Kostka[1] soucieux de pureté.

 

Les lys, innocents de ceux qui préféraient l’or

La gloire et les honneurs, ils sont morts.

Ils parfumaient, en leur temps, les jardins de Dieu.

La résurrection offrira leurs corps glorieux

 

Arche de la maison de Dieu où s’abriter,

Les monastères préfiguration du ciel

Plan du jardin de Dieu

 

 

 

[1] Stanislas Kotska (1550-1568), saint, novice jésuite, poursuivi par ses parents qui ne désiraient pas entrer dans les ordres en ces périodes de persécution : « Votre comportement insensé a déshonoré l’illustre famille des Kostka. Vous avez osé traverser l’Allemagne et l’Italie déguisé en mendiant. Si vous persistez dans cette folie, ne tentez pas de revenir en Pologne. Je vous trouverai où que vous vous cachiez et, au lieu du collier d’or que je vous préparais vous aurez des chaines de fer et croupirez dans un cachot où vous ne verrez pas la lumière du jour » in Ignacio Echaniz, Passion and glory, vol. 1, GSP, Anand (Inde), 2000, p. 209. Ses reliques reposent à Saint André du Quirinal à Rome. 

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Published by Monique Oblin-Goalou - dans Poésie
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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 18:05

À ceux qui ne peuvent pas partager

La joie naturelle d’une fécondité

La joie d’une famille à protéger

Virginité, fraternité, sororité

 

Les religieux qui choisissent d’offrir

À Dieu toute leur humanité

Dans la chasteté et le respect du corps

Offrant aux âmes la disponibilité

 

Dans le silence ou dans le secoure

Dans le dialogue ou dans le discours,

La sécurité et l’amitié d’une présence

Cloitrés où les âmes simples consolatrices

 

Protègent les eaux calmes de leurs existences

Afin que la divinité y dévoile

Ses lumières dans la contemplation

Âmes médiatrices, miroir du spirituel

 

Âmes, portes du divin, qui vivent parfois

Dans le silence de Dieu[1], ricochets de la foi.

Ils peuvent ne percevoir que le silence de Dieu,

Leur existence simple éclaire les peuples.

 

La force morale de leur présence

Assure le rayonnement spirituel

Selon leur vertus

 

Les malades, les âmes blessées

Qui n’ont pas de complémentarité

Sauf avec Jésus

 

 

[1] Citer Thérèse de Lisieux

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 18:04

Nature ou physique, métaphysique, monophysisme, dyophisiste…

Au-delà d’Aristote la physique existe dans tous les ciels,

Ciel du sensible, ciel de l’intelligence, ciel de l’imagination, ciel des rêves, ciel du spirituel…

 

Tous ces ciels de l’humanité ont une physique propre à chacun, une physique du spirituel, de la connaissance, une autre de l’imagination pour l’existence. Comment passer d’une connaissance et d’une intelligence à l’autre ? Comment penser sur les îles entre les mondes là où l’existence se multiplie ? L’imagination est l’outil de ces coexistences, d’un existentialisme à plis multiple dont le tissu soit fin comme ceux de soie et de coton d’Éthiopie, légèrement froncé et froissé, protecteur, enveloppant…

 

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 18:03

Saint Georges tue le mal et détruit le dragon

La coque de glaise se brise sur le mont

Et la petite fille entre dans le jardin

À la brise du soir, à celle du matin.

 

La connaissance, la raison, le spirituel

Les relations forment une maison aux palombes

La vertu de la princesse une maison éternelle

Où s’abreuve et roucoule un couple de colombes

 

Les oiseaux se posent sur la faïence brillante

Du nouvel abri biscuit et graines de blé

Les deux oiseaux blancs lumières réfléchissantes

Fidélité amour, de la divinité

 

L’existence partagée de l’Élysée

Fragments d’indicible rencontre des vertueux

Présence de Dieu dans l’union des embrasés

Dans le jardin les fleurs les fruits éclats des cieux

 

La Simorgue renait de ses cendres

Comme la salamandre la passion

Les amours humaines se transfigurent

Dans la méditation et la contemplation

 

Le récit de l’oiseau ouvre à l’âme captive

La porte de l’envol pour échapper aux dives

Et retrouver la vierge, l’image intérieure,

Les partages consacrés des deux cœurs

 

Dans le mystère de l’alliance nait une âme,

Unie dans la louange de l’Un qu’elle acclame,

Vierge dans la fidélité des assemblés,

L’ange unique miroir des lumières…

 

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 18:02

Les uniformes, le complet ou le tailleur

La galerie de portraits, médailles et moulures,

Le blanc et le noir, l’ombre et la lumière

Le mythe et la raison, le subtile et le mystère

 

La morale de l’aimé brise la magie

Les branches d’un arbre donnent de l’énergie

Dans l’Un les multiples branches du progrès

La matière abrite la lumière (maison de Magritte)

 

Les peuplades écrasées par le hiératisme[1].

Les chérubins et le sphinx, le symbolisme

Ouvre les portes de l’indicible ou de la cruauté,

Dogme et violence, aussi consciences en liberté

 

La face cachée de la divinité

Se mélange à l’humanité

et les veines du marbre dessinent

Sur les édifices une vie qui fascine

 

Vie de rêverie sur le monumental

Translucide et cristal

 

Vierge de l’annonciation et dessins de faux marbre

La divinité se mélange à l’humanité

 

Matière de verre qui renvoie l’image

Répétant le monde qui l’entoure

 

Hiératisme gardien du secret des cœurs

Le cœur voilé des personnes à plis multiples

Cache le secret des relations en un Dieu

Celui qui parle aux multitudes

 

L’amour dans la relation, présence de Dieu,

 

Les secrets de mon cœur n’appartiennent à personne

Portes étriquées de l’amour dans un cœur trop petit,

 

Mais cette porte est celle de Dieu,

Espace restreint,

Le cœur des hommes s’ouvre, chat d’une aiguille,

Par où passe la Lumière qui dans la nuit brille.

 

Les étoiles dans le ciel noir étincellent en multitudes

Courtoisie, respect des alliances et gratitude

Ouvre les portes de ceux qui s’aiment comme des frères

Dont l’Evangile de Saint Jean rapporte la prière.

 

À l’image de Dieu Un dans la fraternité de la connaissance

La louange de Dieu et la révérence des intelligences

Dans la complémentarité de leurs richesses spirituelles

Acceptation de la pauvreté mutuelle des âmes charitables…

 

Intelligences des malades exclus et détestés

Pour leurs ressemblances à nos fragilités

Injuriés, calomniés ou encore massacrés

Leur visage ressemble au Christ défiguré

 

Présence de Dieu ultime

 

 

[1] Eugène Viollet-le-Duc, Dictionnaire Raisonné de l’Architecture Française de XIe au XVIe…, volume 8, p.106.

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 18:00

Sur les croix d’Ethiopie en rond de bosse ou peint

La petite fille et Saint Georges terrassant le dragon,

L’image de la petite fille seule devant un monstre[1].

La foi chrétienne s’est répandue sans nier les rites anciens

Saint Georges existe au début du christianisme

Initiateur du monachisme féminin et protecteur de la virginité

A une époque où l’Esprit appelait des femmes à se consacrer,

A ne pas fonder de famille pour le Cœur de Dieu,

A une époque où n’existait pas de maison

Pour celles qui voulaient vivre entre sœurs…

 

Sainte Synclétique d’Alexandrie était belle

Intelligente et ses nombreuses vertus spirituelles

Attiraient les prétendants. Mais son cœur

Etait marié au Christ. Elle fonda avec sa sœur

Le premier monastère féminin.

 

Saint Georges, saint patron céleste de l’Ethiopie,

Il a sauvé les filles du gynécée[2],

Patron de tous les défenseurs de la virginité.

Son étoile se confond avec le mythe grec.

Persé sauve Andromède, la princesse venue d’Ethiopie.

Le chevalier protecteur de la jeune fille,

Arrive des étoiles du ciel qui la nuit brillent

La fille du roi condamnée à mourir nue

Dévorée par le monstre toute crue.

L’amour l’a sauvée celui d’un prince qui avait vaincu Méduse

Et qui pour éloigner les prétendants de sa belle épouse

Devant les têtes de gorgones les figeait.

 

L’histoire de Saint Georges et le mythe d’Hésione

Ressemblent aussi au sacrifice humain[3]

Du roi de Troie de Phénicie, Laomédon

Que raconte Apollodore d’Athènes.

Les dieux floués, Poseïdon menaçait la ville

Avec un dragon. Hésione fut offerte en sacrifice.

Mais la bête mourut sous la lance d’Héraclès.

Laomédon ne récompensa pas le héros habile

Des chevaux immortels promis.

Héraclès attaqua Troie, tua Laomédon et ses enfants.

Les dieux méprisés étaient vengés.

 

La cruauté des dieux grecs s’épuise

Dans l’amour des récits de saint Athanase

Les mérites reconnus de sainte Synclétique, de saint Georges…

 

[1] Gustave Doré, Andromède, 1869.

[2] Gynécée appartement des femmes dans les maisons de la Grèce antique.

[3] Raoul Lefèvre, Miniature in Hercules et Hésione, Histoires de Troyes, XV° siècle.

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 17:56

 

Je suis noire et je suis belle[1].

 

Je suis noire et je suis belle.

Eglise d’Éthiopie comme une île

Entourée de l’islam et de ses anges

Transporte une lumière en images

 

La divinité de Jésus embrase la chair

La divinité absorbe l’humanité

Qui sert la spirituelle nature

Corps transfiguré, rénové, pardonné

 

Ainsi saint Georges martyrisé

Et guéri par Dieu, corps intact

Lavé des souillures pour la virginité

Porte ressuscité de nos actes

 

Je suis noire et je suis belle.

Église réfugiée aux monastères

Protectrice des vierges en prière

Par ses chevaliers guides du rituel.

 

Après saint Jean, fils de Marie psalmiste[2],

Qui garde la Vierge des paraboles.

Le Vivant, Apocalypse et symboles,

Habite la maison de l’évangéliste.

 

Saint Georges à l’image de Jésus

Absorbe et assiste l’existence déçue,

Les corps blessés, corps spirituels,

Assemblées de peuples et des fidèles

 

La reine Sabla-Ouangel dans le monastère

Les réfugiés peuples aux corps dépecés

Dans leurs tentes ils gardent leurs mystères

Leur âme fécondée, enceinte transpercée

 

Les tentes noires de Cédar cachent le feu

Les pavillons de Salomon lieu de la Présence

Les nomades et bergers gardent une lumière

Préfiguration des corps ressuscités

 

[1] Cantique des cantiques : Je suis noire et belle

[2] Le psalmiste implore Dieu, prière intérieure dans la conscience de la présence de Dieu. David et Salomon par leurs psaumes seront par excellence dits psalmiste mais Jérémie les précède comme précurseur de a prière individuelle ou de celle de l’assemblée tournée vers Dieu, consciente de la présence de la divinité.

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 19:24

Les enfants jouent la pièce: le martin pêcheur.

Le martin pêcheur

Le martin pêcheur

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 19:15

Sur les bords d’un étang vivait Martin le martin-pêcheur et ses amis, la chouette, deux chauves-souris Bat la rouge et Yvette la violette, deux grenouilles, Reinette la jaune et Varicelle, deux papillons Rose de jour et Écorce de nuit, une abeille Pic-pic, le poisson Gloup qui vivait dans l’étang. Ces animaux se nourrissaient d’insectes et moustiques. Les libellules aux couleurs du ciel vertes ou roses, bleues se posaient parfois sur les nénufars pour tenir compagnie aux grenouilles.

Mais un jour l’étang commença à être pollué. La ville voisine avait construit non loin.

1 La grenouille Varicelle : Le poisson Gloup s’est-il réveillé ce matin ? Il n’est pas venu me dire bonjour.

2 Le poisson Gloup : Je suis là. Bonjour madame la grenouille. Martin, le martin-pêcheur, n’a pas chanté ce matin.

1 La grenouille Varicelle : Allons lui rendre visite pour prendre de ses nouvelles. Bonjour Martin. Tu n’as pas chanté ce matin ?

3 Martin le martin-pêcheur: Après les plongeons de mon petit-déjeuner mes yeux me piquaient. L’eau est devenue acide et a une drôle d’odeur.

4 Reinette la jaune : Mange un peu moins de grenouilles cela leur fera des vacances. Et tes yeux iront mieux.

3 Martin le martin-pêcheur : Essaie de sortir la tête de ta mare ! Regarde autour de toi. Les hommes évacuent les eaux usées pas loin d’ici. Ils rejettent certainement de l’eau non traitée.

5 Le papillon Rose de jour : Les libellules envisagent de partir, avec elles les autres insectes car l’air est malsain.

4 Reinette la jaune : Les grenouilles et nos petits les têtards vivent dans l’eau de l’étang. Ils se nourrissent de moucherons. Nous ne pouvons pas laisser la situation se dégrader.

1 La grenouille Varicelle : Bientôt le poison de ma peau ne pourra plus rien contre les eaux acides des usines.

2 Le poisson Gloup : Tu rêves, ton poison me donne des boutons mais, il ne sert à rien contre la pollution. Réunissons-nous ce soir avec les animaux de la nuit. Ils auront peut-être des idées. Les grenouilles ont pour tâche de coasser le rappel à la tombée de la nuit.

6 L’abeille Pic-pic : Je vais prévenir mes amis les papillons.

La nuit venue, la chouette hulule.

7 Le papillon écorce de nuit : Attention les chauves-souris sont là. Elles risquent de nous manger. Vite, mettons-nous sous la protection du martin-pêcheur.

8 Bat la rouge : Les grenouilles nous ont prévenues de la pollution. As-tu réfléchi à la question ?

3 Le martin-pêcheur : Les sucres, graisses et protéines détruisent l’oxygène nécessaire à la survie des animaux. L’ammoniaque, les nitrates sont dangereux pour la vie.

9 Yvette la violette : Nous pourrions faire peur aux hommes. Peut-être repartiraient-ils ?

8 Bat la rouge : Entre les yeux de la chouette et le poison de Varicelle, les légendes qui racontent que nous sommes des vampires, nos armes sont bien maigres.

5 Le Papillon rose de jour : Essayons quand même. Avec nos ailes nous pousserons les mauvaises odeurs vers les jardins.

1 Varicelle : J’irai pondre mes œufs dans les flaques alors, des multitudes de petites grenouilles laisseront du poison un peu partout.

9 Yvette la violette : Les grenouilles ne mangeront que les mouches pour que les moustiques prolifèrent.

4 Reinette la jaune : Nous dévierons les eaux de pluie vers les blés et le maïs qui seront empoisonnés.

10 La chouette : Les céréales sont déjà poison. Les souris que je chasse sont malades avec les pesticides, cancer, trouble de la raison et difficultés à avoir des petits. Ce qui n’est pas bon pour les souris, ne convient pas aux hommes. Et pourtant, ils en redemandent !

6 L’abeille Pic-pic : Beaucoup de mes sœurs sont mortes. Le miel devient cher. Mais les apiculteurs et les agriculteurs ne semblent pas s’inquiéter !

2 Le poisson Gloup : Contentons-nous de ne plus avaler de moustiques et de faire de temps en temps des charivaris la nuit pour faire peur, d’envoyer des chauves souris. Leur réputation de vampires incitera peut-être certains à partir. Le cri de la chouette associé au coassement des grenouilles troublera leur sommeil.

Tous les enfants lancent ensemble le cri d’un animal.

Après quelques temps de ces bruits, les hommes assainirent l’étang en implantant une usine de traitement des eaux usées mais personne ne sut si le poison des grenouilles, ou la prolifération des moustiques avaient joué un rôle.

Le simple charme du bruit des animaux avait plaidé en faveur du maintien d’un marécage sain, favorable aux oiseaux migrateurs pour le plus grand plaisir des chasseurs et des promeneurs.

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Published by Monique Oblin-Goalou - dans Pièce de théâtre
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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 19:13

Nous abordons aujourd’hui les personnages principaux qui ont participé à l’histoire de la science fiction.

Les personnages principaux sont :

Le Soleil (masque en papier mâché)

La Lune (masque en papier mâché d’un croissant de Lune)

Une étoile jaune (masque en papier mâché avec des paillettes)

Une étoile blanche (masque en papier mâché avec des paillettes) speakerine à 3 D Interactive

La planète terre ou planète bleue (en papier mâché verte et bleue)

Des personnages secondaires, étoiles planètes imaginaires en marionnettes en papier.

Cette pièce est inspirée de Voyage dans la Lune de Georges Méliès de 1902 commenté sur You tube (Viagem a Lua 1902 Legendado).

Une émission Internet 3 D Interactive organise une rencontre interview entre le Soleil, la Lune, la Terre, les étoiles et notre présentatrice l’étoile blanche.

Scène I Avant la tombée de la Nuit dans la salle d’attente des studios de tournage

Le Soleil :

Que faites vous madame la Lune en cette belle journée ? J’aperçois votre discret croissant comme une dentelle pâle sur le ciel bleu.

La Lune :

Le jour ne vous est pas réservé mon cher. J’ai ce privilège d’apparaître la nuit et parfois le jour.

La terre :

Le Soleil ne peut pas accéder à la nuit. Et jamais il ne vous dérange à minuit sauf peut-être dans le Grand-Nord. Et il dessine alors des aurores boréales dans le ciel.

Le Soleil :

Mais, madame la Terre, nous nous rencontrons toutes les nuits la Lune et moi. Même si les hommes ne nous voient pas. J’envoie mes lumières sur la Lune qui lui donnent ce teint clair. Je mets en relief la finesse de sa face burinée par les météorites.

La Terre :

Il est vrai qu’avec une lunette ou de bonnes jumelles, le profil de la Lune tourne lentement devant les yeux éblouis de ses admirateurs nocturnes. Des montagnes et des cratères se détachent et défilent doucement, brillants, sur l’ombre de la galaxie.

La Lune :

Les paysages de l’espace sont variés. Saturne est si différente de toi la Terre dont je suis le petit satellite. Mais sans moi, chez toi les nuits seraient bien sombres.

Le Soleil :

Les affabulations des ombres mouvantes de la nuit et de ses fragiles lumières, conduiraient à de dangereuses méprises, à des superstitions et de douteuses prévisions de l’avenir. Toutes les étoiles tournent la tête des hommes.

L’étoile jaune :

Tu es si jolie ô Terre, la planète bleue. Quelle chance pour le Soleil de pouvoir contempler tes paysages et de t’avoir en orbite. Tes habitants ne nous voient que la nuit. Et toutes les merveilles des paysages de l’espace seraient invisibles sans l’ombre de la Nuit si le soleil brillait toujours.

La Lune :

Il n’y aurait plus de rêves, l’imaginaire et la méditation, l’étude, la prière n’existeraient plus.

Scène II Aux limites de l’ombre et de la lumière

L’étoile Blanche :

Nous nous sommes rendus spatialement pour l’occasion sur la limite de la nuit, la part d’ombre de la terre, lieu symbolique de la raison et du rêve où se trouve l’imaginaire, une fine enveloppe miroir courbe des pensées…

La Terre :

Le film de George Méliès Voyage dans la Lune[1] envoie les explorateurs de l’avenir comme Nostradamus poète de la nuit, ou ceux qui s’intéressent aux signes du Zodiac, dans une fusée sur la Lune.

L’étoile Jaune :

Un peu de science pratique ne pouvait pas faire de mal à tous ces magiciens. Pour les Grecs, les perfections des mouvements des astres en faisaient des dieux pères de la géométrie si utiles aux géomètres et architectes…

La Lune :

La fusée des sciences modernes n’a-t-elle pas atterri dans l’œil de la Lune la rendant borgne selon le film de Georges Méliès? Les mondes du rêve, les étoiles des dieux n’en ont-ils pas pris un coup ?

L’étoile blanche

Pour garder la preuve de ses tournages au sein de la Méliès Star Film et pouvoir toucher les bénéfices de ses inventions, Georges Méliès utilisait deux caméras. Elles permettaient d’avoir deux films réels qui combinés donnent depuis les années 2000 de bons films trois dimensions, une réalité spatiale, l’illusion d’avoir les décors à portée de main.

La Lune :

Les explorateurs du Ciel de l’imaginaire et de la science fiction, de la créativité ceux qui embarquent sur la Lune avec le professeur Barbenfouilli vont vérifier leurs hypothèses merveilleuses, origines dans l’ordre de la créativité des inventions utiles comme les montres.

La terre :

Tous ces poètes de l’impossible actualisent les rêves.

L’étoile blanche : Entre ciel et terre, ils sont présents aujourd’hui.

(Ils se présentent les uns après les autres)

Je me présente : Nostradamus, prophète est poète de l’avenir,

Micromegas de Voltaire, je suis le premier personnage de science fiction.

Alcofribas Nasier, ce nom est mon pseudonyme. Je m’appelle François Rabelais mon souci consiste à écrire pour protéger les richesses des savoirs de l’antiquité,

Omega, représentant fictif des ingénieurs et de l’usine de montres de précision Omega fondée en 1848 et dont les savoirs ont permis d’enrichir les voyages aventureux de nos rêves,

Parafaragamus[2], je me présente, alchimiste fictif célèbre pour avoir expérimenté les limites des sciences entre le possible et l’impossible et vaincu la cornue infernale, le serpent des images colorées du cinéma, grand envouteur de la publicité avant qu’elle n’apparaisse sur les écrans, spécialiste tricheur de la persistance rétinienne.

L’étoile blanche :

Les habitants de la Lune les Sélénites, les Martiens sur Mars leur détruiront-ils toutes leurs illusions ? La confrontation avec la réalité et l’observation ne réduisent-t-elles pas le rêve ? Que deviennent les héros qui vont sur la Lune comme gardien de la mémoire des sagesses ?

L’étoile jaune :

Au contraire, la télévision n’a-t-elle pas été longtemps une cornue[3], un tube de verre où les images se formaient dans une réaction chimique. Au fond, le vieil alchimiste avait raison. L’imagination se nourrit de l’observation et des connaissances de la science.

Le Soleil :

L’alchimiste représente, dans l’esprit de Georges Méliès, tous ces chercheurs qui travaillaient, au début du XX° siècle, à la mise au point de la télévision et des écrans numériques et soucieux des supports nécessaires aux relations humaines.

L’étoile Blanches : A propos des rêves, maintenant que nous sommes rassurés sur l’avenir des Martiens et des Sélénites et de tous les habitants imaginaires des étoiles, l’émission Internet 3D interactive vous souhaite des nuits pleines de songes.

[1] Georges Mélies, Voyage dans la Lune, opéra-féerie, Star film, 1902.

[2] Parafaragamus : personnage d’un film de Georges Méliès.

[3] Cornue : récipient en verre servant à la distillation ou la distillation sèche des substances, mise au point au IX° siècle par l’alchimiste Geber ,(721environ-815) en langue arabe Jabîr Ibn Ayyân. Son usage permit les expériences d’Antoine Lavoisier et de Jöns Jacob Berzelius entre autres. Il fait passer la chimie d’un art occulte à un art scientifique. Il associe la connaissance à l’observation et à l’expérimentation et, offre ainsi un progrès dans la théorie et les pratiques.

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