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  • : Monique Oblin-Goalou
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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 09:37
Le dragon prisonnier

Cette histoire a été inventée, par le groupe modelage peinture découpage, à partir des différentes réalisations des enfants durant l’année 2013-2014. Les réalisations et les compétences en théâtre des enfants ont permis une mise en scène vivante du texte.

Le dragon prisonnier

L’expression « prêcher le faux » utilise deux mots de sens apparemment opposés. Prêcher : prononcer un sermon. Le sermon est un discours du prêtre dit durant l’office religieux. Il a généralement un sens moral. La morale concerne les règles sociales qui établissent les relations humaines dans la Vérité.

Décors : un écran de papier calque, une lampe éclaire du papier découpé qui fait de l’ombre sur le calque. En papier découpé non peint : un château, des nuages, un petit dragon au bout d’un pinceau, un arbre, des enfants en farandole, des enfants pour s’assoir dans les nuages, un petit tigre.

Accessoires : Marionnettes : des tiges de bambou où accrocher en papier peint et découpé un gros dragon, des enfants de la taille d’une main adulte. Masques en papier : tigre, salade, masque africain, renard (fennec), paysage. 5 personnages masqués, 2 lecteurs (le dragon, les enfants) cachés derrière l’écran.

Sur l’écran le dragon est dans le château avec le tigre. Le dragon crache des nuages. Des enfants sont dans les nuages, d’autres en farandole au sol… Dans un pays lointain, le temps était toujours mauvais. Le propriétaire d’un château cultivait des salades. Pour elles, il fallait beaucoup d’eau. Le fennec venait manger les escargots qui mangeaient les salades. Dans ce château vivait un dragon prisonnier du tigre. Ce dragon crachait des nuages. Et sur ces nuages, les enfants voyageaient. Le masque utilisait les nuages et leurs formes pour exprimer ses pensées. Le paysage changeait d’humeur en fonction du temps. L’eau leur permettait d’avancer mais également le feu du ciel, les éclairs et le tonnerre que nous appelons maintenant électricité. Le dragon avait le pouvoir de changer la couleur du paysage. Quand il crachait beaucoup de nuages la campagne devenait grise mais, les salades poussaient.

Le paysage : Je désire redevenir joyeux. Rien de tel qu’un bon paysage ensoleillé pour être de bonne humeur. J’aimerai que le soleil brille à nouveau.

Le tigre : Je te le demande, moi le tigre, pourquoi te plaindre ? Regarde toutes ces salades. Elles attirent les gazelles et les bœufs. Ces animaux sont prometteurs de bons repas bien gras et dodus. Je suis le gardien du dragon, je continuerai à semer la terreur dans l’imaginaire, mes dents à faire saigner le dragon, pour qu’il reste dans un des cachots du château et que personne ne le voit. Dracula est une de mes canines, l’ogre mangeur d’enfant est l’autre.

Le Fennec : Quand la pluie tombe les escargots sortent et se promènent sur les salades. Les fennecs apprécient ces petites bêtes croustillantes. J’en ai l’eau à la bouche !

La salade : Cessez de dire des salades ! Cela me fait peur ! Mes feuilles sont pleines de trous ! Un peu de soleil me permettrait de monter.

Le masque : Monter où ? Où veux-tu aller ?

La salade : Ne sais-tu pas que quand il fait beau, dans la salade une tige pousse, donne des fleurs puis des graines. On dit que je monte mais, mes feuilles sont moins tendres.

Le paysage : Il n’y a pas que les nuages qui obscurcissent le paysage. Qu’elles sont ces ombres qui apparaissent de temps en temps sur l’écran ?

Le Tigre: Mes rayures noires et blanches disent que je produis autant d’ombres que de lumières. Je tue, je fais peur, j’aime la violence pourtant je suis un des plus beaux animaux de la création.

Le masque : Nous les masques, nous essayons d’agiter le dragon, les enfants et le château. Nous faisons de l’ombre.

Le dragon : Moi le dragon, je suis l’imaginaire des masques qui m’agitent. Il ne tient qu’à vous de me faire sortir du château.

Le Paysage : Pour moi le paysage, si le tigre et le fennec ne s’y opposaient pas, tu serais déjà libre toi le dragon.

La salade : Les salades ne demandent qu’une chose que tu sois libre afin que nous puissions recevoir autant de pluie que de soleil. Nous désirons pousser librement là où tomberons nos graines.

Le tigre : pour les tigres, le gibier doit être tendre et gras. Il faut de la pluie !

Le Fennec : Il y aura moins d’escargots pour les fennecs s’il pleut moins.

La salade : Je te promets que tous les jours tu en auras à la rosée le matin.

Le masque : Pourquoi ne pas laisser libre le dragon ? Il crachera ses nuages au hasard de son humeur, de sa vie.

Les enfants : Pourquoi les enfants auraient-ils besoin de prisons pour rêver ? Les dragons cracheront des nuages en forme d’images mentales, de dessins et de musiques naturellement et le paysage sera moins triste. Hors des prisons, nos rêves seront proches de la nature. Et les animaux, les arbres, les fleurs parleront librement à notre place. Nos pensées inventeront des histoires pour dire, leurs joies et leurs tristesses et il ne poussera pas que de la salade qui prêche le faux dans nos jardins.

La salade : Nous les salades, on nous traite de menteuses !

Le masque : Le problème ne vient pas des salades mais du manque de diversité. Les limasses et les vaches ne suffisent pas. Il faudrait des chardons pour attirer les ânes et les mules, de l’herbe pour les chats, les lapins et les chevaux, des fleurs pour attirer les abeilles et les enfants…

Le fennec : Les mules, tu n’y songes pas ! Ces animaux têtus et primitifs n’ont rien à faire dans nos jardins !

Le masque : quelle intolérance ! Vous n’acceptez pas le pli têtu de votre âme ? Il a pourtant un rôle important dans votre personnalité. Il permet d’échapper à la cruauté de la curiosité, aux imprudences de l’insouciance. Il aide la répétition. Mais surtout, il garde la mémoire de la sagesse de nos pères.

Les enfants : Chassons le tigre et libérons le dragon pour qu’il souffle librement ses nuages.

La salade, le paysage, le dragon, le masque chassent le tigre. Le fennec tente de retenir le tigre. Le Dragon sort de l’écran (En s’éloignant de l’écran son ombre grossit. Le remplacer ,alors, par la marionnette qui apparaît en couleurs hors de l’écran). Puis les enfants sortent et apparaissent en couleurs (sortir les marionnettes des enfants au dessus de l’écran). Alors la marionnette du dragon se transforme en baguette magique qui touche le tigre. L’acteur du tigre enlève son masque. Le visage de l’enfant appara^tt.

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Published by Monique Oblin-Goalou - dans Textes pour enfants
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