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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 19:11

Cette histoire se passe dans une ferme à l’époque où les petits garçons savaient encore parler aux animaux. Les bêtes comprenaient le discours des enfants et leurs histoires merveilleuses.

Les personnages : un fermier et sa femme, deux lapins jumeaux avec pour l’un des oreilles roses et pour l’autre des oreilles blanches, deux lapins dont un à pattes grises et l’autre à pattes brunes, un lapin noir, un cheval, une sauterelle, deux chats un tigré et un blanc,

Les décors : trois ou quatre cages ou une grosse cage, un jardin potager.

Le petit garçon : je ne sais pas où est passé le cheval Pâquerette.

La femme du jardinier, Anémone : Il me semble l’avoir vu autour du jardin potager. Si tu vas au jardin, pense à me rapporter des fleurs.

Le jardinier : J’espère qu’il n’est pas allé manger les salades. Que fais-tu là Pâquerette ?

Le cheval Pâquerette : J’essaie de défendre mes carottes. Depuis quelques jours, je n’ai plus rien à me mettre sous la dent.

Le jardinier : Nous verrons cela. En attendant rentre à l’écurie, j’ai mis de l’herbe dans ta mangeoire.

Pâquerette : Si je n’ai pas de carotte, je ne tirerai plus la charrette de pommes de terre au marché. Il ne suffit pas, comme pour un âne, de mettre une carotte devant mon nez pour que j’avance. Je veux pouvoir les manger !

La sauterelle : Vite quittons cette mangeoire dangereuse pour une sauterelle. Au secours le chat ! J’échappe aux dents du cheval et voilà celles du chat ! Bonjour Monsieur le chat.

Le chat Gros-Garfield: Viens ici petite sauterelle que je t’attrape pour que tu n’ailles pas grignoter les plantes du jardin. Tiens, des lapins ! Que faites-vous ici avec ces carottes ?

La sauterelle : Ces lapins arrivent à point. Profitons en pour fuir.

Un lapin oreilles roses: Nous venions replanter des carottes dans le jardin.

Le petit garçon : Comment cela ? Pourquoi auriez vous besoin de replanter des carottes dans le jardin ? A moins que vous ne les ayiez volées et qu’elles ne soient pas à votre goût.

Deuxième lapin oreilles blanches : Au contraire, elles sont très bonnes.

Le cheval sort de son boxe

Le cheval : Vous vous êtes trahis. Vous les avez donc goûtées ?

Les lapins jumeaux : Vite fuyons. Le gourmand jaloux pourrait décrocher des coups de sabots.

Le chat tigré : Ce trafic de carottes ne me plaît guère.

Le lapin noir : La sauterelle a mangé les anémones. Le jardinier ne pourra pas offrir de fleurs à sa femme.

Le petit chat blanc : Ne détourne pas la conversation. Je te propose, pour te faire pardonner, d’aller demander à tous les lapins d’attraper la grosse sauterelle qui mange les fleurs.

Le petit garçon : Qu’as-tu l’intention de faire ?

Le petit chat blanc : J’ai vendu la sauterelle aux lapins. Quand les lapins auront capturé la sauterelle, nous mettrons quelques carottes dans les cages et nous fermerons les cages. Tiens regarde ces deux lapins chargés de carottes.

Le cheval Margueritte : Que faites vous là messieurs ?

Le lapin aux pattes grises : Comme convenu, nous les lapins avons tué la sauterelle. Nous étions venus chercher des carottes pour nous réconforter.

Le petit garçon : Laissez ces deux là ici. Vous en trouverez de plus belles dans les cages là-bas.

Le lapin aux pattes brunes : Allons voir. Ah les cages se sont refermées sur nous, impossible de fuir !

Le jardinier : Quel est tout ce vacarme au jardin ?

Le lapin oreilles blanches : Nous sommes prisonniers. Le chat nous a demandé de tuer la sauterelle en échange de carottes.

Le petit garçon : Vous avez été dupés par les chats paresseux qui ne voulaient pas faire leur travail. Et résultat, vous êtes dans des cages et vous servirez de repas au maître de maison.

Le jardinier : Ces lapins sont magnifiques, jeunes et dodus. Je suis fier de toi mon garçon. Nous aurons de la viande de lapin pour l’hiver.

Le chat tigré : Et pour nous les chats, les restes des ragoûts et les abats feront des festins.

Le cheval : Et les carottes vous y pensez les chevaux ont besoin de carottes ? Les lapins les ont toutes mangées.

Le petit chat blanc : Tu es le seul à te plaindre. Qui se réjouirait d’un plat de carottes ? Tu pourrais te réjouir pour tous ceux qui passeront l’hiver sur des coussins au coin du feu dans les odeurs de cuisine.

Les lapins : Au secours !

Le cheval déçu se retourne contre les lapins.

Le cheval : Vous voilà punis pour votre gourmandise mais, plus encore, pour votre manque de jugement et votre ignorance. Vous m’avez privé de carottes sucrées et rafraichissantes.

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Published by Monique Oblin-Goalou - dans Pièce de théâtre
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