Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 15:52

Portugal beneficia de bonitos edifícios, palácios, castelos, abadias, pontes, estradas. O povo português na sua diversidade participou de livre vontade ou de força para estas maravilhas como testemunha a história da construção de Mafra, na novela de José Saramago Memorial do convento.

 

O exemplo da construção do capítulo do mosteiro de Batalha é interessante. Este tem 19 metros quadrados e 20 metros de altura. O projecto era considerado tão perigoso, que só foi construído através de condenados e ruiu duas vezes durante a construção. De acordo com a lenda o arquiteto mestre Huguet teria dormido lá de livre vontade para convencer aqueles que duvidavam.

 

As bibliotecas, nas suas arquiteturas, são preciosas. Mais prático e mais estético é a da Universidade de Coimbra. Ela tem decorações inspiradas pela China. A de Mafra também é magnifica mas a decoração não foi terminada. E não falei de biblioteca de Evora.

 

O acolhimento português é famoso no mundo. Portugal tem os mais bonitos hotéis com a melhor qualidade de serviço. Nomes famosos como Buçaco, Tivoli em Sintra estão associados não somente a lugares mágicos mas igualmente a hotéis de grande qualidade.

 

Estes alguns exemplos do Portugal, que conta com uma multidão de monumentos, só tem o fim de mostrar de que a construção de um palácio ou um mosteiro excede aqueles que os utilizam.

 

A riqueza de um país como Portugal não pertence-aqueles que fizeram construções. Mas eles estabelecem a herança (héritage) cultural e a identidade das pessoas que se encontraram ao redor de um projeto real além da sua variedade, cultural, histórica. Os gerentes de projeto que eram de nacionalidades diferentes podem ter dado a estes monumentos um estilo internacional. Este fenômeno também existe no nosso tempo.

Tendo esta, monumentos poderiam ser devolvidos aos usos de origem, como o castelo de Guimarães que recuperou novamente o poder político. Por que não fazer o mesmo com certas abadias com um tipo de usufruto.

Par Monique Oblin-Goalou - Publié dans : Articles en portugais
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 11:23

La peste bumonique,

    Casse pieds vers la sagesse,

 

 

Il a bu Monique jusqu’à la lie, s’est perdu dans son île.

Cette peste vêtue jaquette couleur lie de vin,

Car qui a bu boira les leurres qui sont des moulins

Sans brise du pauvre qui pensa, devenu rejeté débile ;

 

La vie des ordonnés, La vie des penseurs,

La vie des militaires, des particules exacerbées,

Pauvre poésie du Mal armé, la poésie des mal aimés

Sang chaud dans le désert brûlant des sans sœurs ;

 

De Drogo dans la tente, attente protectrice de l’hypocrisie,

De l’autre côté du fort dans la nuit étoilée grotesque

Des kaléidoscopes des sols orientaux se géométrisent en fresques

La gloire sous le haut vent des Huns aux multiples facéties

 

Volent âmes éthérées mangeurs de champignons

Pilleurs des vivants des terres libertés

Le ciel sensible les penseurs de l’aimé

Qui de la grotte à l’oiseau oublient l’illusion.

 

Des geôles anodines au soleil Arabî

Les fils d’Abraham Joseph à tard à l’âge

Al-Ghazali des oiseaux aux sages

Firent d’aussi grands et riches voyages

 

Par l’imagination réelle des nez amis

Les princesses ruches béantes des jasmins

Dont la beauté est pourpre ailée du chemin

Aux lumières fleuries de Sohrawardi

 

Par Monique Oblin-Goalou - Publié dans : Poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 11:24

De la terre et de la nature à la lumière en hommage aux chemins de Simonne Roumeur et aux poètes des lumières des sagesses orientales.

 

·         De la lumière à l’ombre :

 

de Nicolas Dieterlé,

 

La Pierre et l’oiseau

 

La poésie est cet oiseau

Qui se pose sur l’appui de la fenêtre

Et te regarde de son œil cerclé

De vert et de bleu

Rien ne résiste à sa perspicacité

Pas même toi

Qui te veux opaque cerclé de Dur.

 

·         De l’ombre à la lumière :

 

de Monique Oblin-Goalou,

 

La poésie est cet oiseau

Pour lequel rien ne résiste à sa perspicacité

Pas même toi

Qui te veux opaque

Et cerclé de dur.

 

Il se pose sur l’appui de la fenêtre

Et te regarde de son œil cerclé

De vert et de bleu.

Ses irisations sont la porte

D’un autre ciel plus grand qui éclaire tout,

Alliance de la présence de l’enveloppe divine

Arche du tour de nos cœurs.

En retournant l’arc des couleurs,

Le vaisseau lumineux

T’emporte sur l’onde soyeuse

Des plumes légères

Du voile fin de la lumière partagée,

Comme le pain du ciel,

Sans limites.

Les aimants sont là

Imprécis à nos yeux dans la mandorle

De leur présence amoureuse.

Leur amour me frôlait,

Entre reproche et chemin de vie,

Sentinelles de Dieu

Aux abords des chemins des hommes.

 

Dans la fraction du temps de ma pensée,

J’ai vu l’oiseau et la fenêtre

Devenus symboles des amis de Dieu.

 

Par Monique Oblin-Goalou - Publié dans : Poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 20:27

Dieu ne reçoit que le dimanche2

Les spécificités de la vie monacale ne sont pas celles de laïcs au milieu du monde

 

L’homme croyant est libre de choisir et de pratiquer une religion sans discriminations ? Il est libre de choisir une vie de laïc ou une vie consacrée ? Le concept « d’homme nouveau » se lie au messianisme russe dans la pensée de Dostoïevsky. Une des origines de ce mouvement se trouve dans la publication de la Philocalie des Pères neptiques. Ce livre reprend les plus beaux textes des grands saints du monachisme. Mais attention, la vocation monacale n’a rien à voir avec celle de ceux qui vivent au milieu du monde comme les familles, les célibataires, les prêtres diocésains qui ne se sont pas liés à un ordre monastique ! Le monachisme ne se réduit pas à l’hésychasme, ni au Carmel ou aux moines chartreux. Il existe des ordres dont l’engagement est dévoilé au monde et donc différents de l’hésychasme. La lecture de ces textes nécessite de ne pas être séparée de son contexte monacale particulier des moines cloitrés et aussi, comme cela a été dit plus haut, séparée de Dieu. Cette note a pour fin d’insister sur l’absurdité d’imposer aux laïcs ou aux ordres séculiers le mode de vie monacal hésychaste. Certaines familles choisissent de vivre en communauté, mais dans ce cas les règles sont plus souples et adaptées aux enfants, et aux travailleurs, aux mères. Hélas, trop souvent, par méchanceté, un mode de vie qu’ils n’auraient pas souhaité est imposé aux croyants et les croyants par jalousie l’imposent aussi à leurs frères alors que Dieu leur assigne des tâches qui n’ont rien à voir avec l’hésychasme. Ce fut le cas de Nicolas Dieterlé. Pour lui comme pour beaucoup d’autres, il n’est pas facile de prouver qu’ils ne sont pas morts d’une dépression mais d’une exclusion sociale. En effet, les milieux de l’art et de l’écriture sont difficiles. Mais, il est étonnant de constater que la pensée catholique n’a pas rencontré, ou très très peu, d’échos dans les milieux académiques, institutionnels et chez les éditeurs et cela depuis plusieurs générations. Et je n’accuse pas seulement les incroyants d’intolérance mais surtout les catholiques d’avoir peur de la connaissance, peur de se soutenir mutuellement, peur des quolibets des incroyants. Je regrette que pour bien des personnes la laïcité soit confondue avec le rejet de l’institution religieuse. Mais je regrette, plus encore, les murs qui séparent les pensées des différentes confessions sans oublier ceux qui n’ont pas de confession. Ces murs sont construits par les croyants qui excluent leurs frères dans la foi s’ils connaissent les autres peuples, leurs religions et leurs pensées, ou s’ils connaissent la pensée athée. Pourtant l’ignorance est la source de la peur de l’autre.

 

1.      Le travail des moines neptiques :

 

La philocalie de Pères Neptiques s’adresse à ceux qui cherchent à s’approcher de Dieu dans la perfection. « Néptique » vient du mot nepsis, sobriété de l’âme dans le sens d’ascétisme. La philocalie est un mot grec qui veut dire amour de la beauté. Au travers du sermon du personnage du Pater Cyril, Vigil Gheorghiu décrit la vie monacale selon la tradition hésychaste. « Vous, les religieuses, vous êtes les plus grandes artistes du monde. Les sculpteurs, eux, taillent dans la pierre, le bois, le marbre, pour réaliser la beauté idéale de leurs rêves. Une religieuse coupe dans sa propre chair, dans ses pensées et dans ses rêves en éliminant tout ce qui est superflu […] Son idéal est de rendre à sa personne la beauté suprême. La beauté de Dieu »[1]. La tradition veut dire les règles de communauté qui ont été mises en place dans la sagesse de l’expérience du temps et qui évoluent. Le mot tradition implique simplement que les règles ne sont pas immuables mais vivantes.

 

2.      La cloture et une origine Bohémienne de la terre de l’imaginal

 

La Bible du diable du début du XIIIe siècle ou Codex Gigas fait référence au diable au travers d’un portrait du diable. Elle est très connue pour cette image mais n’est pas un ouvrage occulte. Le livre est une prise de la guerre de 30 ans (1618 à 1648) par les Suédois qui l’ont emportée à Stockholm, en 1648, comme butin, en dédommagement des frais de la guerre. Elle contient non seulement l’Ancien et le Nouveau Testament mais également la Chronique de Cosmas du XIIe siècle, le Nécrologium du monastère de Podlazice, le Manuel de confession. Cette Bible a été réalisée par un moine du monastère bénédictin de Podlazice, en Bohême centrale, pour ses frères. La légende dit qu’elle a été conçue en une seule nuit. En réalité, le moine copiste avait fait vœux de vivre retiré du monde derrière une « clôture » afin d’être dans le monde sans être du monde[2]. A la fin de la Bible, la liste des auteurs de ce livre fait mention d’un moine qui vivait dans la clôture de son couvent. La clôture n’est pas une prison mais un choix libre de vivre dans un monastère en règlementant ses relations au monde. Cette vie est choisie par les moines chartreux, entre autres, afin d’accomplir la prière de Jésus rapportée par l’apôtre Jean, celui qui demeure avec nous jusqu’à la fin des temps. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. »[3] « Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie les dans la vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde »[4]. Ainsi le moine peut se présenter devant Dieu au nom de tous.

 

La chronique de Cosmasprésente dans La Bible du diable fait le récit mythique de l’histoire des habitants de la Bohême. La Bohême est une terre de l’imaginal, une terre où se retrouvent les intellectuels, les poètes et ceux qui savent éclairer le plaisir et le charme de chaque instant à la sagesse et au spirituel. L’origine géographique de cette terre spirituelle est la Bohème religieuse, artistique et poétique. L’imaginal fait revivre les faits et la vérité dans l’imagination. Là où s’arrête la connaissance s’arrête le récit, comme l’écrit Cosmas de Prague. Le principe du récit est de redonner vie et pour cela le narrateur a recours à l’imagination de son auditoire. « Or ce livre premier contient les faits des Bohèmes, aussi bien que j’ai pu les savoir, jusques au règne de Brzieczyslaw premier, fils du Duc Odalric. Quant aux années de l’incarnation de Jésus Christ, je n’ai commencé à les compter, qu’aux temps de Borziwog premier Duc Catholique : car pour les temps compris dans les commencements de ce livre, je n’ai pas voulu les imaginer ; & je n’ai pu trouver aucune chronologie pour les évènements que j’y raconte. »[5] La chronique Cosmas est un récit mythique de l’histoire des habitants de la Bohême, les Bohèmes ou Bohémiens. Cosmas de Prague écrit peu après la création du Saint Empire Romain (par opposition à l’empire d’Orient orthodoxe) par Otton premier le Grand, en 962. Il tente de recréer l’esprit de « l’Empire » dont les vues influençaient le Pape. Les exemples glorieux qui l’avaient précédé, Constantin, Charlemagne, dirigeaient des Empires qui régnaient sur le Monde Spirituel autant que sur le séculier. Les empereurs de l’empire d’Orient organisaient les conciles et leur participation a marqué la bataille des images. Irène, Constantin… imposaient leur vue à l’institution religieuse de façon parfois violente et s’attaquaient aux personnes et à l’autorité du Pape, ce qui est regrettable. Mais leur force était de s’imposer à la hiérarchie sans contourner l’institution. L’institution religieuse et les dogmes étaient modifiés, divisés, discutés mais aucun magicien n’imposait sa spiritualité. Entre l’Empire d’Orient et l’Empire romain d’Occident régnait une bataille, hélas orgueilleuse, de saints. Elle était cruelle mais ne méprisait pas la Vérité. La bataille du monothéisme passe par celle de l’image, de l’imagination, de l’imaginal, de la poésie, de la rhétorique autant d’éléments nécessaires à la mise en place de la prière dans la solitude ou en communauté, pour éviter les chemins trop courts de la violence[6] et préférer ceux de l’amour et de la louange. Le peuple juif adorait la Lune avant qu’Abraham, dont le nom signifie « Père élevé », ne devienne père d’un peuple. Comme Moïse regarde le buisson ardent, l’arbre de la création porte en lui la flamme de la présence de Dieu. Sintra au Portugal porte les vestiges d’un culte millénaire à la Lune apporté par les Phéniciens. Sur cette montagne rocheuse, la nature les arbres et la brume sont propices à l’imagination et la rêverie. Quand la Lune domine les monts Sintra, la rêverie ses joint à l’astre qui règle le temps et la vie pour une louange. La lune sur laquelle se base le calendrier rappelle qu’à Sintra, il existe des rêveries de la raison. Dans le calendrier, 700 ans après Otton premier, le roi Rodolphe II ne parviendra pas à réunir spiritualité et connaissance. La personnalité de Rodolphe II marquera l’Europe pour les siècles qui suivront. La syphilis engendrera chez lui de la mélancolie. Toute sa vie, il cherchera le remède à sa maladie. La spiritualité de Rodolphe II est une source de la pensée moderne mais elle est décadente. Elle s’intéresse au ciel de Mercure mais ne respecte pas les institutions et les calendriers et leurs fêtes qui relient le monde sensible à la divinité. Rodolphe II est empereur du Saint Empire de 1576 à 1612, roi de Bohême et roi de Hongrie. Il transporte la capitale de Vienne à Prague en 1586. Il fait de Prague une capitale artistique, au travers du maniérisme, et scientifique mais il ne sépare pas vraiment la magie des sciences. A sa cours, il a invité les plus grands astrologues. Pour le meilleur, J. Kepler y rencontre le mathématicien et oculiste John Dee, le sculpteur Adrian de Vries, le peintre Arcimboldo. La cours accueille et laisse des personnages scientifiquement douteux, comme Tycho de Brahe, grand astronome et alchimiste, prendre beaucoup d’influence. L’empereur Rodolphe II confond le merveilleux avec l’utilisation de la magie comme moyen de pouvoir. Il ne lie donc pas le pouvoir à la recherche de la vérité en science et de la Vérité spirituelle. Un des charmes de Prague vient des mythes et légendes comme le montre la légende Cosmas. De l’époque maniériste, celle de Golem est témoin des persécutions juives. Or le peuple croie à une image mentale qui fédère, mais autour de la vérité. Le Rabbi Löw construit donc un géant en terre pour protéger les persécutés. Car le Rabbi Löw croit aux légendes qui sont vraies comme Moïse qui élève un serpent de bronze quand ceux qui fuient l’esclavage dans le désert sont piqués par des serpents. Rodolphe II est à l’origine du romantisme montrant un pessimisme pour l’homme et sa conscience avec le souci du pouvoir lié au savoir, qu’il soit vrai ou faux. En réalité, Il a manqué à Rodolphe II la psychologie. Il a su voir un intérêt dans l’alchimie qui est la science la plus proche de la psychologie avant son apparition. L’affaire des breuvages de Tycho de Brahé et de Sheton montre la précarité des connaissances alchimiques, un pessimisme sur l’intérêt de l’homme pour la vérité.

 

3.      Avec ou sans imaginal ?

 

Claire Vajou, dans son livre [7], raconte les batailles de celles et de ceux qui choisissent de s’isoler pour se tourner vers Dieu en coupant dans ce qui fait la chair l’humanité. Ils trouvent Dieu, le silence de Dieu et le mal. Sa vie, aux confins de l’amour de Dieu, se dévoile sans pudeur dans toute sa dureté à la frontière entre ce qui est Dieu et ce qui n’est pas Dieu. Il apparaît que le monothéisme vécu comme un mépris de l’humanité, et des prières d’action de grâce, de l’imagination, et de la finesse du geste du métier, du monde animal, et des connaissances rejetées dans les vanités, permet de marcher le long de la ligne entre ce qui est Dieu et ce qui n’est pas Dieu. Cette vie d’équilibriste est extrêmement dangereuse et il n’est pas possible de la vivre en dehors d’une communauté sans accompagnement spirituel solide. Les moines sont encordés entre eux dans leur monastère par la vie communautaire et son règlement. Alors l’homme tout petit, très très petit devient l’immense maison de Dieu. Comme pour Thérèse de Lisieux, le carmel est le lieu du silence de Dieu, le sommet d’une montagne aux apiques vertigineux. Le désir du vertige de Dieu est présent en tout homme, mais le premier commandement est formel et ne forme qu’un seul selon Jésus : « tu aimeras ton Dieu de toute ton âme et de tout ton cœur et ton prochain comme toi-même ». Dans le respect de ce commandement, les moines vivent en communauté. Ils s’isolent parfois complètement dans des ermitages mais sans renoncer à l’accompagnement spirituel de leurs frères par l’échange des sacrements. Les conditions de vie sont alors dictées par un règlement. Il n’est donc pas question d’imposer à des croyants de vivre isolés de la société sans soutien. Les formes les plus radicales du monachisme ne peuvent pas exister sans que chaque moine en ait exprimé librement le désir. Dans le désir des cœurs, Dieu peut se faire présence pour dépasser le cœur pour Celui de Dieu. Le témoignage de Claire Vajou est intéressant car il ne montre pas seulement la lumière de la vie des Hésychastes. Il montre aussi les souffrances d’ombre, Satan, comme le fait l’image célèbre de la Bible du diable. La Bible du Diable était destinée aux moines du couvent bénédictin de Podlazice qui luttaient pour faire reculer Satan. Comme Louis Massignon le disait pour Hallaj, quand Dieu quitte ses saints, ils sont plus petits que des enfants. Le moine ne détruit pas son ombre. Carl Gustav Jung écrit justement : « L’oppression pure et simple de l’ombre ne constitue pas plus un remède que la décapitation ne guérit la migraine ; d’autre part, détruire la morale d’un homme ne serait plus d’aucun secours, car cela tuerait son meilleur moi, sans lequel l’ombre elle-même n’aurait plus de sens. Dès lors la réconciliation de ces contraires est un des problèmes les plus importants qui soient, et déjà dans l’Antiquité elle a préoccupé certains esprits »[8]. Comme je l’ai déjà dit dans Le manifeste des terres à blé la morale est une nécessité car l’inconscient se libère dans la conscience et l’inconscient se recrée chaque jour avec la vie. L’inconscient détermine certains actes. La mutation perpétuelle de l’inconscient est liée à la vie. « Bien prétentieux serait celui qui croirait connaître son inconscient quand celui-ci se renouvelle sans arrêts dans la relation »[9]. Sachant que l’inconscient échappe à notre liberté, la morale et l’initiation qui accompagnent la vie sont les objets de la liberté. « Peut-être l’initiation, la morale sont-elles des solutions à mettre en avant pour espérer trouver une unité intérieure »[10]. « Même si nous étions sur le sommet le plus haut qui soit, nous ne serions jamais par-delà le bien et le mal et plus nous connaitrons l’inextricable entrelacement du bien et du mal, plus notre jugement moral deviendra incertain et trouble. »[11] Cette phrase tient compte du fait que l’élévation ne dispense pas du mal. En effet, la vie monacale n’échappe pas plus au mal que le fondamentalisme religieux issu d’un monothéisme sévère. Au contraire, les moines combattent souvent le diable. « Chez les moines, les images qui servent de tentation viennent de leur propre mémoire et de leurs rêves. […] Mais nous avons l’habitude de combattre le diable »[12] Et l’image dans La bible du diable le confirme, les moines sont familiers du diable. Par contre, la connaissance de l’entrelacement du bien et du mal ne me semble pas au cœur de la problématique. L’inconscient nous est inconnu et cela nécessite réflexion. La conscience ne peut pas tenir compte de toutes les petites impulsions de notre sensibilité humaine[13] sans tomber dans l’autisme. En faisant des efforts, l’inconscient se dévoile dans une lutte montrant le « bien suprême »[14] et le mauvais. Il se reconstruit avec les joies et les souffrances, la sensibilité de l’instant d’où l’importance de préserver cet instant. Quelqu’un qui vit entouré par la violence ou la débauche aura un inconscient marqué par son milieu et ses actes en seront affectés. Une éducation dans un pays en guerre peut déterminer l’enfant et ralentir le retour à la paix. La ligne entre la conscience et l’inconscience fait mesurer à l’homme sa fragilité naturelle. Ce n’est pas dans le dévoilement que l’on perd la notion de bien et de mal. Mais la nécessité de rejeter le mal vient dans la recherche consciente d’une vie saine, protectrice de l’inconscient et de ses actes qui ne passent pas par la conscience. En effet, il est impossible de décapiter l’ombre sans tuer le « bien suprême »[15]. Le conflit du bien et du mal n’est pas remis en question mais il se pense sur la ligne de la conscience et de l’inconscience et non pas sur la ligne entre le sensible et le spirituel. L’inconscient et la conscience existent dans le spirituel comme dans le sensible ou dans l’intelligence dans tous les plis de l’humanité. La vie des moines qui s’isolent du monde est une forme de beauté car elle témoigne de la force de leur amour, mais elle ne leur donne pas de facilité par rapport au mal.

 

Au début de son livre Claire Vajou cite Odysseus Elytis : « Je considère la poésie comme une source d’innocence remplie de forces révolutionnaires. Ma mission est de concentrer ces forces révolutionnaires. Ma mission est de concentrer ces forces sur un monde qui ne peut admettre ma conscience, de sorte qu’au moyen de métamorphoses successives, je porte ce monde à l’exacte harmonie avec mes rêves. ». Claire Vajou réfléchit autour d’Athéna, et des anciens dieux de la Grèce quand les autres religieuses de son monastère ne connaissent rien des anciennes sagesses. 15 ans de vie avec une religieuse spécialiste de la Grèce antique ne semblent à aucun moment avoir attiré leur attention. L’ancienne Grèce est-elle considérée par les Grecs orthodoxes comme peuplée d’idoles païennes dangereuses ? La sagesse de Dieu pourtant a certainement voulu préparer les hommes à sa venue et pas seulement dans le monde juif où Dieu va participer de l’humanité. La sagesse des anciens, comme Platon, Aristote… apporte des opportunités d’avancer vers la vérité par les voies déjà ouvertes. La progression des hommes dans l’histoire est enrichissante car Dieu aime toutes ses créatures et éclaire ceux qui cherchent son visage. Dans les arbres des sagesses anciennes la flamme de Dieu est présente sans les consumer[16]. La philosophie ne concerne pas seulement la religion car elle est une science de la réflexion qui fait de l’homme un miroir de la création autant que de Dieu. La question du rêve et du merveilleux est plusieurs fois présente dans de façon allusive. « Moi qui était si avide de merveilleux, je n’ai jamais reçu la visite de la moindre apparition céleste, je n’ai jamais eu la moindre vision divine […] Taxiarchia, elle, raconte souvent ses songes à la réunion du dimanche. Elle voit fréquemment l’archange Saint Michel, le taxiarque dont elle porte le nom, investir les parvis de nos églises avec ses anges. »[17] Claire Vajou ne sait-elle pas que la présence de Dieu est infiniment subtile en nous et qu’elle respecte le buisson de notre intelligence sans le consumer ? Rarement la violence prévaut dans l’amitié de Dieu. Et pour cela les pas de Dieu sont petits et n’omettent aucun ciel. Sœur Taxiarchia canalise ses rêves vers Dieu. Quand Dieu parle à Claire Vajou, il le fait au travers de la sagesse, d’un dialogue conscient. Les deux sont possibles pour une même personne car le merveilleux passe par la sagesse et par notre imagination. Et à la rencontre des deux on trouve le mythe. L’exemple du mythe de Golem, vu plus haut, est frappant. Le mythe de la chouette de Claire Vajou est vrai dans l’importance de la connaissance, de la sagesse, et du travail de l’intelligence que représente le symbole de la chouette.

 

Conclusion :

 

Cette réflexion demanderait d’autres développements.

 

Le refus du rayonnement spirituel des laïcs croyants, le rejet de la religion créent un vide. D’autres religions se mettent en place plus cruelles et plus sévères que celles qui ont déjà une expérience des relations entre les institutions familiales, politiques, économiques, du maintien de l’ordre… De la vie des moines, nous retiendrons qu’il est important de savoir reconnaitre en soi les différents plis et le pli ascétique ne doit pas l’emporter chez tous les hommes de façon uniforme. Les choix libres de vie n’impliquent pas pour un croyant de nier le corps et le lien entre le sensible et le spirituel. Vivre le monothéisme comme mépris du corps et de l’art appliqué à la vie est dangereux. Se voiler, voiler sa beauté reflet de Dieu, pour pouvoir vivre sa religion de façon cachée en croyant ainsi respecter la laïcité est contraire au sens du mot religieux qui veut dire relation. L’étude de la vie des moines montre qu’imposer à tous les croyants et à tous les ordres religieux une confrontation directe avec le mal est contraire au bonheur que Dieu a voulu pour nous en offrant à l’homme de nombreux bagages, tout le virtuel présent dans la création, la vie sociale, professionnelle, familiale. Le virtuel constitue le possible, les richesses et bagages que Dieu donne pour vivre dans son amour. Tous les possibles ne s’actualisent pas mais ils sont agissants. Ces possibles devenus virtuels dans l’engagement permettent un rayonnement même si la vie n’autorise pas à les déplier tous.

 

« Ce qui est inné, selon Leibniz, ce sont les facultés de l’âme, « virtualités ou formes pures, attendant une matière qui doit leur être fournie par les sens externes pour constituer immédiatement les idées proprement dites », virtualités qui ne sont point de simples capacités réceptives » mais des dispositions d’une âme qui est une force et à qui « l’activité est essentielle »[18]. Les idées sont issues de l’acte de la démarche de l’écriture. La critique de Deleuze est qu’il y a une lutte pour l’existence morale dans le système de Leibniz. G. Deleuze écrit « En progressant, il donne des coups de pied aux autres. » Cours à l’université : âme et damnation[19]. G. Deleuze reproche à Leibniz, comme aux croyants du XX° siècle, de se damner mutuellement pour se frayer un chemin moral. La lecture de Leibniz ne contredit pas ce propos dans le chapitre de la Philosophie Cartésienne[20]. L’important est de pouvoir critiquer mais aussi reconnaître ce qui aujourd’hui encore constitue le rayonnement des pensées avec leurs limites et leurs richesses, la dimension archétypale de certains points communs.

 

La conscience et l’inconscient concernent tous les plis de l’humanité. De l’intelligence au plus large de la spiritualité, du sensible à l’activité de notre corps, nous vivons sans tout percevoir. La liberté est la possibilité de rejeter le mal. Elle est dans la recherche consciente d’une vie courageuse, protectrice de l’inconscient et des actes qui ne passent pas par la conscience.

 

L’engagement monacal n’est pas une voie plus facile vers la sainteté. Les moines qui pratiquent l’hésychasme suivent encordés la voie la plus courte mais aussi la plus abrupte vers Dieu. Il serait dangereux et mal intentionné d’imposer cette voie à quelques inconscients attirés par la beauté des paysages grandioses des âmes hésychastes.

 

De façon allusive ce texte porte en lui un questionnement sur le monothéisme. Les religions du livre sont toutes monothéistes. Abraham passe de Père élevé à père spirituel de la multitude. Dieu n’est plus dans la nature mais participe de l’homme qui en acceptant le ciel de la grotte étoilée participe de la nature pour la plus grande gloire de la création.



[1] Virgil Gheorghiu, Dieu ne reçoit que le dimanche, Plon, 1975, p. 169.

[2] Les chartreux ont pour règle de vivre séparés selon le statut n° 34.2 « Séparés de tous, nous sommes unis à tous car c’est au nom de tous que nous nous tenons en présence du Dieu vivant »

[3] Jean 3-16.

[4] Jean 17-18.

[5] Cosmas de Prague, Chronique des Bohémiens, Internet : historiens cosmas bohême, Préface.

[6] Freud, Au-delà du principe de plaisir, Essai de psychanalyse, Paris : Petite Bibliothèque Payot, 1981, p. 82 : « Il nous faut alors mettre les résultats effectifs du développement organique au compte d’influences extérieures qui le perturbes et le détourne de son but (L’état stable originel du sans vie). L’être vivant élémentaire n’aurait dès son origine pas voulu changer et, si les conditions étaient restées les mêmes, le cours de la vie n’aurait fait que se répéter toujours le même. »

[7] Claire Vajou, Iô, Paris : Odile Jacob.2010.

[8] C. G. Jung, L’âme et la vie, trad. Dr Roland Cahen et Yves Le Lay, Buchet/Chastel, 1963, p. 263-264.

[9] Monique Oblin-Goalou, Le manifeste des terres à blé, blog : moniquegoalouoverblog.be, conclusion.

[10] Monique Oblin-Goalou, Le manifeste des terres à blé, blog : moniquegoalouoverblog.be, conclusion.

[11] C. G. Jung, L’Âme et la vie, p. 266.

[12] V. Gheorghiu, Dieu ne reçoit que le dimanche, p. 192.

[13] C. G. Jung, L’âme et la vie, Buchet/Chastel, 1963, p.111 : « car la conscience avec sa raison nous a aidés à dominer l’espace, à soumettre le monde à notre volonté. Mais elle ne nous a point aidés à comprendre notre être propre, ce monde de l’infiniment petit, le microcosme en nous. Celui-ci est le secret que la nature humaine située au dessous de l’intellect, « l’homme d’en bas » en quelque sorte, pressent et connait parfaitement bien ; pour la conscience il reste un inconnu. »

[14] C. G. Jung, L’Âme et la vie, p. 267.

[15] C. G. Jung, L’Âme et la vie, p. 267.

[16] Cette démarche se retrouve dans l’œuvre de Anne Catherine Emmerick, La vie de la Vierge Marie.

[17] Claire Vajou, Iô, books.google.fr, 2011.

[18] Henri Gouhier. Les conversions de Maine de Biran, Paris, Vrin, 1947, p. 11.

[19] G. Deleuze, C.D. Cours à l’université, âme et damnation, Gallimard, 2003.

[20] G. W. Leibniz, Discours de métaphysique et autres textes, Paris : Flammarion, 2001, pp 177-187.

Par Monique Oblin-Goalou - Publié dans : Réflexions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 11 mars 2012 7 11 /03 /Mars /2012 12:15
Escrevo esta receita, porque encontrei muitas pessoas que faziam a pasta de papel com cola. Ora, a receita à base de farinha é mais segura para as jovens crianças e, além disso, mais barata e simples para trabalhar, para todos.
Dessins-d-enfant-5809.JPG
 
 
O papel machê pode ser usado na fabricação de máscaras. Exemplo disso são as máscaras de Veneza. Além disso, permite também a feitura de pequenos objectos de decoração. Outra utilização bastante interessante deste material é a construção dos cenários de teatro. Tem ainda outras utilizaçoes e entra na composição de vários materiais como móveis ou bandejas para servir comida e bebida. No Castelo da Pena em Sintra, podemos encontrar móveis feitos com papel machê, mesas, cadeiras e comodas.
 
 
 
O papel machê trabalha-se com um molde para as máscaras, pratos ou recipientes. Pode cobrir uma bola ou uma forma qualquer de papel amarrotado, poliestireno, uma estrutura de madeira ou metálica para os grandes objectos.
 
 Dessins d'enfant 5802
 
Para fazer bolas de Natal, pode esvaziar um ovo, cobri-lo de jornal rasgado em pedaços mergulhado numa mistura de água e farinha, deixar secar dois dias e depois, polir, pintar, envernizar ou encerar. É deste modo que os ovos Faberger eram trabalhados.
 
Com o papel machê, as cabeças de marionetes e das bonecas, ficam particularmente finas graças ao polimento.
 
 
 
Para fácilmente recordar a receita do papel machê, aplica-se as mesmas proporções da massa para crepes.
 
- 500 g de farinha
 
- 1 litro de água
 
- Jornal picado ou papel de seda picado
 
 
 
Misturem a farinha com a água acrescentando a água progressivemente na farinha para evitar os grumos.
 
 Dessins-d-enfant-5804.JPG
 
Pode deixar o papel na água de um dia para o outro que facilita a mistura com a farinha para fazer uma pasta.
 
 
 
Ou pode mergulhar numa mistura de água e farinha os pedaços de papel cortados e coloca-los sobre um molde ou forma. Após uma ou duas camadas é possivel moldar pormenores como, olhos, orelhas…etc e deixar secar.
 
 
 
Depois deve lixar, colocar outra camada para refinar a superfície, deixar secar novamente um dia podendo ser depois pintado com guache, deixar secar e finalmente encerar.
 
 Dessins-d-enfant-5806.JPG
 
Dessins-d-enfant-5807.JPG
Par Monique Oblin-Goalou - Publié dans : Recettes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 23 mars 2012 5 23 /03 /Mars /2012 19:04

Os portugueses gostam de utilizar azulejos nas suas obras arquitectonicas  ? A geometria das decorações recorda às vezes a arte óptica em ritmos que cansam o olhar. Os motivos dos anos 60 não estão mais ao gosto dos nossos dias mas as realizações recentes testemunham a flexibilidade da humilde faiança.

A sua utilização assegura aos nossos interiores o conforto da limpeza nas casas de banho , nas cozinhas e nos hospitais. A louça de faiança no museu da marinha em Belém mostra a sua importância na melhoria das condições sanitárias dos viajantes para viajar mais tempo e mais distante. A faiança apresenta grandes qualidades de cores que iluminam os interiores tanto quanto as fachadas pela sua maneira de reter a luz. As cores não se alteram durante os séculos, fazendo da faiança um testemunho fiél das artes decorativas. A técnica usada na faiança e a historia não se opõem mas revisitam-se perpetuamente na criatividade dos seus artesãos. A faiança é uma técnica corrente das artes e da arquitectura. Esta frequência e a sua relação com a racionalidade permite de repôr a pergunta da estética.

O farol de Cascais é uma parte do Forte de Santa Maria. O Forte tem uma arquitectura militar seisentista. Foi construida quando o Conde de Cantanhede era Governador das Armas de Cascais. Em 2003-2005 com o projecto de recuperação do imóvel[1] de Cascais, as paredes são rebocadas e pintadas de branco. O interior do forte é pintado de branco e com azulejos monocromaticos brancos com um tom cinza-verde. O farol é exteriormente revestido de azulejos monocromaticos brancos e azuis.

As formas geometricas dos quarteis e as paredes brancas altas em azulejo ligeiramente esverdeado recordam o lado científico do farol e do museu. A luz da construção que reflete durante o dia, lembra a luz do farol à noite, do conhecimento do museu, pela apresentação das óticas de faróis e o seu poder de augmentar, magnificar a luz.

 

Em Lisboa, na Rua do Alcrim, foi recentemente construido um edifício do arquitecto Álvaro Siza Vieira. Os Terraços do Duque de Bragança propõem uma revisitação ao tema tecnico-científico usando o revestimento cerâmico. A arquitectura geométrica branca e a luz dos azulejos aclara a rua Alecrim. Como no farol, a aparência técnica que dão as formas geométricas da faiança junta-se a preocupação de conforto que traz a modernidade a estes apartamentos. Em 1998, Ivan Chermaieff utilizou o vocábulo técnico do azulejo nas composições do Oceanário. Recuperou a tradição de manufacturação do azulejo padrão para a figuração de grandes animais marinhos, tratada informaticamente.

 

O vocabulario dos azulejos é também útil ás imagens mentais da literatura de Lobo Antunes. Prisioneiro na cidadela interior da consciência, as suas imagens mentais surgem do seu amor para a Sofia, a saudade de sófia que não existe sem as relações. As descrições de Lobo Antunes fazem sobressair a carne imprecisa e imperfeita da humanidade na luz dos quadrados de faiança dos hospitais e das sanitas. Lobo Antunes é um médico e conta-nos o homem dissociado, disfarçado, desumanisado. Nada é separado e no seu aquario aseptizado impessoal o homem torna-se peixe, animal. Os ajulejos vêm demorar na pele no aquário brilhante impessoal que faz a quarta. « Quando ensaboo a cara, Sofia, sinto as escamas vitreas da pele nos meus dedos, os olhos tornam-se salientes e tristes como os dos gorazes na mesa da cozinha, nascem-me barbatanas de anjo dos sovacos »[2]. As escamas dos azulejos vidrados são os atributos do silêncio e o frasco, a imagem do caixão de chumbo. A mulher de quem gosta chama-se Sófia. Se esta mulher for a sabedoria, talvez a filosofia, então um sentido novo aparece. Sem amor e só com o desejo de universalidade, o ovo de ouro perde-se. « esta sede de amor raivoso que te escondo »[3]. « as rugas que em torno da boca se multiplicam numa fina teia misteriosa, idêntica à que cobre de leve os quadros de Leonardo »[4]. As obras de Leonardo da Vinci não puderam ser conservadas, não transmitiu a receita da sua pintura por negligência ou temor de compartilhar. O seu saber perdeu-se e com o tempo, o saber levará com ele as obras do mestre. O saber não pode ser sem amor. O temor e o terror destroem o amor e a Sofia. « Eu estava farto da guerra, Sofia, farto da obstinada maldade da guerra e de escutar, na cama, os protestos dos camaradas assassinados que me perseguiam no meu sono, pedindo-me que os não deixasse apodrecer… »[5] O médico permanece sozinho fechado nos seus conhecimentos geométricos da ciência. Porque a ciência não pode fazer nada, sem o amor, o meio da guerra. Para o autor de Os Cus de Judas, a ciência é uma prisão sem escuridão, sem dobras, apenas uns reflexos da humanidade. O seu amor fica sozinho na impessoalidade dos quadrados de faiança. Mas as suas obras são o encontro do amor na prisão da ciência. O vocabulário médico e a saudade tornam-se o molde e o negativo, a imagem escura que fica nos quadrados fechados e brilhantes da limpeza necessária. O personagem de Sofia permite um monólogo onde se exprime o sofrimento de viver sem a infancia, sem a alegria da amizade e do amor, na prisão do silêncio, na decepção das relações humanas. « lucidez sem ilusões dos bêbados de Hemingway que passaram, gole a gole, para o outro lado da angústia, alcançado uma espécie de serenidade polar […] Talvez desse modo se consigam sorrir risos de Sócrates depois da cicuta […] e consiga enfrentar a ferocidade da manhã dentro de um frasco de Logan que a proteja, tal como os cadáveres dos bichos se conservam em líquidos especiais nas prateleiras dos museus […] não se sentir perseguido pelos impiedosos fantasmas da propria solidão, de que os rostos sardónicos e tristes, tão semelhantes ao nosso, se desenham no vidro para melhor nos troçarem : há derrotas… »[6]. Nestas páginas antes a Sofia, dentro a saudade da Sofia, nos reflexos da luz no vidro as luzes sombras destacam-se onde a imaginação incita a ver os duplos de si mesmo onde o pensamento toma formas novas. O “imaginal”[7] forma-se sobre a superfície brilhante dos azulejos, nos reflexos luminosos da ciência impotente na frente do mistério da vida

« Uma das coisas, aliás, que me encanta em si, permita-me que lho afirme, é a inocência, não a inocência inocente das crianças e dos polícias, feita de uma espécie de virginidade interior obtida à custa da credulidade ou da estupidez, mas a inocência sábia, resignada, quase vegetal, diria, dos que aguardam dos outros e deles próprios o mesmo que você e eu, aqui sentados, esperamos do empregado que se dirige para nós chamado pelo meu braço no ar de bom aluno crónico : uma vaga atenção distraída e o absoluto desdém pela magra gorjeta da nossa gratidão. »[8]

 

Os trabalhadores silenciosos sabem que a humanidade não se resume aos números da produção. Tudo se joga entre a situação limite da sala de operação, onde os motivos poderiam desconcentrar a equipa médica, e a alegria de viver da criança presente em nós quando cantamos um refrão. Todas as pessoas têm o direito de guardar um pouco de tempo para compartilhar a alegria de viver na amizade e que a criança não se afasta da vida. « Eram felizes os gaiatos do Bairro Alto. Sentiam uma alegria interior muito grande e a esperança de serem sempre crianças. Eram donos da tradição da rua. Rapazes befejados pela sorte de terem vida. […] Tenho certeza que uma dela é a minha mãe, afirma o Bexigas com convicção e com os olhos cravados de saudade ».[9] A saudade é a capacidade de fazer marcas da vida, como as rugas ou a cicatrizes da varicela por exemplo, as estrelas e os sinais de um lugar ou uma terra[10] nova da alma onde viver em poeta.

A humanidade é desfigurada mas não é Antonio Lobo Antunes que tem os argumentos para denunciar o homem dividido na análise da ciência, nem é mim que parará os massacres dos inocentes[11] no egoísmo. A consciência de cada um pode sozinha vencer a desmoralização, a recusa da sabedoria. A batalha contra o sofrimento não tem fim e não pode ser só a responsabilidade do autro. Onde os padres da Igreja não conseguiram, onde os médicos não conseguiram, os poetas e os políticos não conseguirão também. Talvez a importância não seja a de conseguir mas de reconhecer a importância de cada um no amor e na simplicidade para abrir-mos as portas das citadelas dos medos.

 

Mesmo nas mais ocidentaies formas e vocabulário do pensamento como a ciência e a geometria e o numérico, a poesia e as imagens dos nossos sonhos encontram sombras ou reflexos onde o mundo imaginal se renova incessantemente. A superfície, mesma lisa, multiplica-se para surexistencias maravilhosas nas lagunas brilhantes do mundo sombrio dos peixes silenciosos, nas imagens mentais dos trabalhadores silenciosos. Temos necessidades da poesia e da escrita dos trabalhadores.

 



[1] Arquitectos Francisco Aires Mateaus e Manuel Aires Mateus, o projecto das estruturas é da autoría do engenheiro Joel Sequeira e a instalação electrica de Joule, o programa museológico é da responsabilidade de Joaquim Boiça, fruito de uma parceria entre a Câmara Municipal de Cascais e o Estado Maior da Armada Portuguesa.

[2] António Lobo Antunes, Os cus de judas, Edit. : Leya, rua Cidade de Córdova, n°2, Alfragide Portugal, p. 159.

[3] António Lobo Antunes, Os cus de judas, Edit. : Leya, rua Cidade de Córdova, n°2, Alfragide Portugal, p. 160.

[4] António Lobo Antunes, Os cus de judas, Edit. : Leya, rua Cidade de Córdova, n°2, Alfragide Portugal, p. 160

[5] António Lobo Antunes, Os cus de judas, Edit. : Leya, rua Cidade de Córdova, n°2, Alfragide Portugal, p. 162.

[6] António Lobo Antunes, Os cus de judas, Edit. : Leya, rua Cidade de Córdova, n°2, Alfragide, p. 140-141.

[7] O « imaginal » é uma palavra inventada por Henry Corbin a propósito da obra de Sohravardi. O imaginal é a projeção poética dos nossos pensamentos sobre o mundo sensível ao momento da tomada de consciência de algo. O imaginal é então também um meio heurístico de uma tomada de consciência comum, e uma transmissão dos conhecimentos, porque a consciência é o objecto primeiro do saber.

[8] António Lobo Antunes, Os cus de judas, Edit. : Leya, rua Cidade de Córdova, n°2, Alfragide, p. 25.

[9] Raquel Baltazard, Os gaiatos, Lidel, 2011, p. 18-20.

[10] A saudade aproxima se do imaginal de Henry Corbin, da boémia descrita na crónia de Cosmas, e na poésia de Fernando Pessoa e nas palavras de Bruno Schulz : « Ce qui m’unit à ce poète (Julius Wit) n’est pas seulement le même pays natal, la même contrée terrestre. S’il existe une géographie spirituelle, si dans ce monde intérieur nous occupons tel cercle, telle sphère nos confins avoisines… »Bruno Schulz, Œuvres, Paris : Ed. Denoël, 2004, p. 407.

[11] António Lobo Antunes, Os cus de judas, Edit. : Leya, rua Cidade de Córdova, n°2, Alfragide, p. 26.

Par Monique Oblin-Goalou - Publié dans : Articles en portugais
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 21:17

O túmulo de Tutankhamon desdobra-se como um botão de rosa. Mas não foi uma rosa. Fica um botão para testemunhar o passado. A exposição Tutankhamon em Bruxelas traz o fato que a múmia leva à marca de uma ferida aberta com fratura do fémur ao nível do joelho. Da análise recente da sua múmia permite-nos equacionar algumas hipóteses de que era desportista e em forma! Quando se vê os automóveis ligeiros que mobilam o seu túmulo, parece-me difícil não acreditar que o jovem homem de 19 anos tivesse tido o prazer de conduzi-los com os seus melhores cavalos. A hipótese de uma ferida ligada ao uso destes engenhos não é de ser afastada. Pela sua morte, Tutankhamon aproxima-se das nossas preocupações contemporâneas. A condução de veículos de todos os tempos foi associada à sabedoria devido aos riscos incorridos e às relações sempre existentes entre a educação e o automóvel. Estatisticamente as insuficiências técnicas, ou humanas mostram que é impossível reduzir a zero os acidentes. Mas a melhoria da rede rodoviária, a sensibilização dos motoristas às suas responsabilidades mostram que as percentagens de morte e feridos podem diminuir consideravelmente. O auriga é um tema de todos os tempos. Condução e sabedoria estão associadas. O auriga é um arquétipo da condução da pessoa e da liberdade da alma. Há por conseguinte uma relação entre a condução e a filosofia. As palavras, os acidentes, a educação, o peso dos sentimentos e a liberdade… são as mesmas para conduzir e para falar de filosofia.

As imagens do homem que dirige um ou vários cavalos são frequentes e podem ser muito antigas.
Uma das maravilhas do mundo é o auriga
[1]de Delfos na Grécia, a palavra «auriga» em grego significa «o que detém as rédeas». A estátua é um belo jovem que tem rédeas. A estátua foi parte de um conjunto composto por quatro cavalos que atrelavam num carro. Esta obra datada de 477 antes de J. C.. foi um ex-voto de bronze para comemorar o quadriga vitorioso nos jogos pythianos de 478 e 473 a. C. O estilo artístico da obra é um pouco anterior ao período clássico grego. Este estilo chama-se severo. A simplicidade acrescenta-se à ligeireza e à economia das linhas do trabalho que testemunham a sabedoria do artista. Trata-se bem aqui de sabedoria porque, para conduzir, temos necessidade de sabedoria. O auriga é uma imagem mental que existe hoje através do motorista ou do piloto de corridas de automóveis. A velocidade como a rapidez ou a ligeireza com que nos deslocamos de um local para outro foi um objeto de entusiasmo ou seja de oferendas aos Deuses e ainda hoje os grandes pilotos de automóveis são admirados. O que admiramos é a velocidade, mas também a sua sabedoria « Sophia » para praticar a velocidade com conhecimento de causa. A sua capacidade de testar a máquina e participar apesar do perigo que representa para a sua vida. Reconhecemos as melhorias que traz pelo seu conhecimento e a a sua experiência que nos dá dos  carros mais seguros e mais protectores.


Tudo o mundo concordará com isto. A invenção da roda é o início da invençáo do veículo. Ela permite realizar transportes mais pesados e mais rápidos do que a pé e a cavalo, e com o tempo mais rápidos e mais pesados que a cavalo ou de comboio, o camião por exemplo. Os acidentes com cavalos, os acidentes de viação, de comboio foram de os todos tempos uma causa de gravíssimos danos pessoais e de perdas de vidas. Grace Kelly e Lady Diana são dois exemplos famosos. Nas nossas famílias contamos tudos vítimas da estrada. No tráfego diário, as condições são diferentes das corridas. O filme francês, Les choses de la vie (As coisas da vida)[2]é de uma comovente atualidade. A bordo do seu automóvel, o advogado Pierre Delhomeau, a caminho de Rennes onde ia defender um caso, perde a vida num acidente automóvel. O filme conta os últimos pensamentos dele antes de morrer. Ele deixa dramaticamente aqueles que ama deixando uma carta de ruptura no bolso, carta destinada à sua namorada, e as suas lembranças de alegria de viver.


No contexto da rede rodoviária a sabedoria existe para as nossas responsabilidades que não são as do circuito automóvel. Mas é importante ter alguns conhecimentos em física para compreender as forças que governam a condução de um veículo. Circulando com uma velocidade elevada torna-se mais difícil controlar o veículo. De facto ao descrever uma curva, a força entre os pneus e o pavimento aumenta com o quadrado da velocidade e com a amplitude da curva, o que, juntamente com a inércia do veículo, faz aumentar significativamente o risco de derrapagem e de despiste. Para integrar estes conselhos das seguradoras, temos de conhecer noções simples como a força de resistência, a quantidade de movimento, a velocidade, a massa. São conhecimentos básicos que são necessários a todos e todas, o que não podemos recusar às nossas crianças. A condução traduz o comportamento e a força de alma. Os carreteiros tinham a reputação de jurar quando estavam a manobrar. Jurar denota uma falta de força de alma, no entanto pode ser trabalhado por uma educação que ousa a criatividade e a audácia, superar as dificuldades evitando-as, incentivar a constância no esforço.


É a imagem do auriga que Platão escolheu para falar de retórica. O bem falar, vem da alma. Como em qualquer arte para bem falar é necessário amar. Platão fala por conseguinte de amante a propósito do orador e de amado a propósito do jovem. A alma do amante divide-se em três partes na imagem mental de Platon, o cocheiro, e uma parelha de cavalos. «Por sua vez o eleito deixa-se conquistar como segue : do mesmo modo que, no início desta história, dividimos cada alma em três partes, duas que são, por assim dizer, em forma de cavalo e a terceira de auriga, […] Dois, dissemos, um é bom e o outro não».[3]Entre o entusiasmo e a razão, o desejo e a virtude, saber utilizar toda a sua personalidade permite avançar na sabedoria. O carro alado de Platão avança pelo cavalo desagradável tanto quanto pela reserva e o temor do garanhão. Em francês o termo “garanhão” diz-se « étalon » o que significa também padrão: referência para medir, para julgar e ajustar. Para evitar um discurso que está demasiado a semear, sem matéria mas com os vincos do sensível, da afeição, das preocupações da heurística, a atrelagem precisa de ser bem equilibrada entre a medida e o desejo.

O desejo não é desprezível. «Detestava-o porque esquecia-se de me dar carinho […] Tinha duas razões de respeitar o meu professor : queria-me bem, tinha um hálito forte. […] Não me desagradava ter um ligeiro desgosto a superar : era a prova que a virtude não era fácil. […] confundia o desgosto com o espírito de seriedade. Era snobe. […] «O pai Barrault fede» e tudo girou : fugi chorando. A partir do dia seguinte recuperava o meu respeito para o Sr. Barrault, para a sua gola de celuloide e o seu laço. Mas, quando se inclinava sobre o meu caderno, desviava a cabeça retendo a minha respiração.»
[4]A obra de Jean-Paul Sartres, Les mots (As palavras) descreve a sua relação privilegiada com os seus mestres na sua infância. Dá também uma vista interessante da virtude. Sem negar a viturde, denuncia o snobismo que impõe más condições aos virtuosos que se implicam no estudo e trabalho com seriedade. A virtude não é fácil mais é prejudicial juntar-lhe más condições tais como o odor para o jovem J. P. Sartre. Por exemplo, produzir trabalhando regularmente 14h00 por dia, é prejudicial e esta situação põe os virtuosos na dificuldade.


No filme Décomposition symphonique n°9 pour accident de voiture[5]de Félix Etienne Tétrault podemos ouvir o som de uma respiração ou talvez o barulho da assistência respiratória acompanhada de baterias mais ou menos fracas de intensidade com sons agudos que recordam barulhos de máquinas, ritmos que dizem a vida. Quando o fôlego cessa então tudo acaba. Esta música de uma morte por acidente toca as nossas consciências. Todos os motoristas sabem que comprometem as suas vidas, as dos que o acompanham e a de terceiros presentes no tráfego em perpétuo aumento. Sadako Sasaki lança as suas mil gruas que acompanham a legenda de paz do origami. «Escrevi a paz nas tuas asas e voas pelo mundo de modo a que mais nenhuma criança morra assim». São as palavras de Sadako Sasaki. Quando a pessoa morre a sua rosa fecha-se sobre ela, a sua luz deixa o mundo sensível. Os modos de ser e a liberdade não estão ligados aos acidentes. Seria um pessimismo pensar contra os estoicos que os acidentes determinam as nossas escolhas, a nossa consciência. Seria um pessimismo acreditar que as chantagens ao trabalho, a amizade, a calúnia, a prisão pudessem alterar a pessoa. Gilles Deleuze na Logique du sens diz que tudo se joga na ligeireza de estar, no existir, nas crostas frágeis do dia a dia, do trabalho que fazem a vida, que fazem o ser, o plano da existência. O drama é morrer, escrever a carta como Pierre, a personagem de Paul Guimard, ou de estar desprezando, tudo o que faz os
cortes com o semelhante. Quando Pierre Curie, inventor com a sua esposa Marie da radiologia tão necessária à redução das fraturas, morreu sob um veículo pesado, quando Archimede, inventor do cálculo infinitesimal, é morto gratuitamente por um soldado, a relação cada vez é interrompida. A luz retira-se. A humanidade fecha-se um pouco. O ser existe no estar, na presença, na carne. Na morte, o pensamento da pessoa junta-se à memória e ao pensamento de Deus. Permanece movente para inspirar a criação amorosa do visível e do invisível. Na ressurreição, o céu da matéria volta a ser um elogio à Deus que manifesta assim o seu amor sobre todos os céus dos seus filhos. A imagem mental das gruas de Sadako Sasaki está no coração dos homens de todos os povos. A sua legenda está como o pássaro, uma relação entre lugares distantes da geografia física, do coração, do espírito ou da alma, quase nada entre o céu e a terra como os seus pequenos papéis dobrados ou como os papéis do Tibete. O acidente fecha uma rosa. Quando uma pessoa morre num acidente, todos têm a responsabilidade deste recue.


Quando estamos a conduzir os riscos nunca são zero. É necessário diminui-los para respeitar o outro, a sua vida e seus compromissos na sociedade. Para que as flores não permanecem em botão como no túmulo de Tutankhamon. A atualização do túmulo para os cientistas de hoje permite precisar as circunstâncias da morte e mostra esta família reunida com afeição no túmulo. « O importante é a rosa »[6].


A mensagem do Gorgias não é um interrogatório da retórica mas do mau uso que dela pode ser feito. Platão teme a retórica que persuade em vez de transmitir o saber. Ele vê lá um risco para a liberdade da alma e a República. Ele denúncia a desregulação de Callistes, o que está sem se preocupar dos outros : «E a alma? será boa quando nela predominar a desordem, ou quando estiver em ordem e harmonia?»[7]Na tradução francesa, a ideia de desregulação é mais precisa.
« Et notre âme sera-t-elle bonne si elle est déréglée ou si elle est réglée et ordonnée ? »[8] Giorgias acaba por um monólogo para a consideração dos silenciadores esses que não têm liberdade para se expressar e também os mortos. A presença ressonante deles estabelece a consciência. E se Platão tivesse tido esta palavra «consciência», ter-la-ia usado aqui. Na falta dela, ele dá-nos uma descrição da consciência que é útil para nós. No Gorgias, a imagem do homem morto, nú que julga, é o virtuoso frequentemente silencioso que não tem vergonha da sua nudez porque não tem nada a esconder, a imagem da verdade. Todos esses que morreram na estrada constituem o julgamento das mortes. Eles julgam a necessidade de uma conduta caridosa ao mais lento, velho ou cansado ou na posse de um veículo mais pesado, lento a travar ; os mais jovens que ultrapassam sem calcular bem as distâncias… As mortes também são as crianças, os passageiros, os peões, toda esta população inocente que vê-nos conduzir perdida nos choques das máquinas. São eles que nos julgam. « O juiz, também tem de estar nu e morto, para examinar com a sua alma as demais almas, logo após a morte, desassistido dos seus pais e que deixe todo esse ceremonial na terra de modo a que o julgamento seja justo. »[9]


A imagem do carro alado no Fedro de Platão é uma matriz. Quer dizer que é difícil distinguir a metáfora heurística do objeto discutido, a alma. Esta incerteza deixa um largo espaço virtual à reflexão. O Gorgias ameaça as pessoas do inferno. A sua chama é o olhar escaldante das inocentes mortes. Quando o julgamento da consciência é pronunciado como sendo favorável, então o céu de Fedro abre-se e a existência virtuosa metamorfoseia-se em sobrexistência amorosa, num existencialismo do amor. O Fedro é uma matriz voltada para o deus Eros (luz, místico) que é o amor componente da relação. Este amor, então, pode existir com todas as dobras da humanidade passadas no crivo da dialética e da virtude. Assim, volta a dar a sua importância à retórica que tinha sido eliminada pela corrupção. Naquilo, Platão está contemporâneo aos nossos problemas. Uma condução sem amor é perigosa.

 



[1]Museu arqueologico de Delfos.

[2]Claude Sautet, Les choses de la vie, 1970, filme com Romy Schneider et Michel Piccoli. O livro é de Paul Guimard, Les choses de la vie, Ed. Folio, 1973. O filme está à origem do livro.

[3] Platão, Fedro, Tradução : José Ribeiro Ferreira, Biblioteca Nacional de Portugal, Edições 70, 2009, p. 71.

[4]Jean-Paul Sartre, Les mots, Gallimard, 1964, pp. 66-68. « Je le détestais parce qu’il oubliait de me choyer […] J’avais deux raisons de respecter mon instituteur : il me voulait du bien, il avait l’haleine forte. […] il ne me déplaisait pas d’avoir un léger dégoût à surmonter : c’était la preuve que la vertu n’était pas facile. […] je confondais le dégoût avec l’esprit de sérieux. J’étais snob. […] « Le père Barrault pue » et tout ce mit à tourner : je m’enfuis en pleurant. Dès le lendemain je retrouvais ma déférence pour M. Barrault, pour son col de celluloïd et son nœud papillon. Mais, quand il s’inclinait sur mon cahier, je détournais la tête en retenant mon souffle. »

[5]Félix Etienne Tétrault: Decomposition simphonique n°9 para acident de carro, 2010, Internet: Artflx.olympe-network.com.

[6]L’important, c’est la rose, palavra : Louis Amade, música : Gilbert Bécaud.

[7]Platão, Gorgias, tradução : Carlos Alberto Nunes, Internet : scribd.com, LIX.

[8]Platon, Protagoras, Euthydème, Gorgias, Ménexène, Ménon, Cratyle, traduction : Émile Chambry, Flammarion, 1967, p. 256, 504b.

[9]Platão, Gorgias, tradução Carlos Alberto Nunes, Internet : Scribd.com, LXXIX, 524a.

Par Monique Oblin-Goalou - Publié dans : Articles en portugais
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 11:08

Suite aux tragiques événements qui ont eu lieu en Inde, je publie ce texte sur mon blog. Dans un premier jet, j’avais écrit cette histoire pour les enfants du Lycée français de Lisbonne. Les enfants avaient préalablement réfléchi dans quelle histoire associer les marionnettes qu’ils avaient créées en papier mâché. L’histoire doit être encore simplifiée. Mais la version longue est intéressante pour les régions où la population augmente car, elle pose nettement la question de la cohabitation de l’homme avec les bêtes sauvages. Cette question existe en moi depuis la lecture du livre de Romain Gary  Les racines du ciel.

 

Introduction :

 

Il y a bien longtemps, sous Louis XIV, durant une famine les chiens et les animaux domestiques se révoltèrent. Les hommes avaient faim et chassaient les animaux. Les animaux sauvages menaçaient les poulaillers et les troupeaux. Les animaux sauvages se plaignaient de l’excès de braconnage qui menaçait les espèces. Les animaux nommèrent alors des représentants et commencèrent à faire du charivari dans le royaume.

Une des filles du roi prit l’affaire en main. Elle était surnommée Hermine car elle aimait beaucoup les animaux, n’était pas grande mais menue, son teint était pâle.

Le renard représentait les animaux sauvages. Il avait été choisi pour sa ruse.

Le mouton représentait les troupeaux et l’oie les poulaillers.

Le chat était l’animal familier d’Hermine. Il parlait pour les animaux domestiques.

Les loups avaient voulu traiter seuls pour leurs intérêts.

Bruit de bêlements, d’aboiements, de glapissements

 

Scène I

 

Le roi s’approche de la muraille accompagné de la reine et d’un scribe chargé de noter les ordres du roi.

 

Le Roi : Qu’est-ce que tout ce bruit ?

 

Hermine en bas des murailles avec les animaux : Les animaux ont des requêtes. Leur situation est devenue insupportable.

 

Le Roi : Est-ce une raison pour faire tant de bruit ?

 

Le Renard : Nous avons faim et les forêts son devenues dangereuses. Nous ne pouvons plus attendre.

 

Le Roi au scribe : Faites entrer ces animaux.

 

Le scribe : Dois-je faire entrer le loup ?

 

Le loup tacheté : Vous faites bien de parler de nous. Si le braconnage continue ainsi sans règles et sans que les hommes soient punis nous organiserons des peurs dans le Gévaudan. De grands loups là-bas sont prêts à passer à l’action.

 

Le Roi : Ce sont des menaces !

 

Le Renard : Si je puis me permettre, Majesté, Souvenez-vous de Colbert. Il disait « L’art de l’imposition consiste à plumer l’oie pour obtenir le plus possible de plumes avec le moins possible de cris »[1]. Nourrissez et habillez les hommes avec l’élevage et la laine des moutons, laissez les forêts.

 

Le mouton : Les pluies ont gâché le fourrage. Nous aurons froid pendant l’hiver si nous sommes maigres et tondus.

 

L’oie : Comment ferons nous pour voler sans plumes ? Il manque de grains pour nous nourrir.

 

Le chien 1 : Nous les chiens nous vous rappelons qu’il est interdit de voler.

 

L’oie : Il ne s’agit pas de cela. Nous sommes mécontentes d’être maltraitées. Nous volerons vers d’autres territoires si la nourriture manque.

 

Le Mouton : Comme les hommes, nous avons peur des loups. Il me semblerait plus sage d’organiser des chasses avec les chiens pour surveiller les forêts et les exploiter pour le bois afin que nous puissions garder notre toison et que nos enfants les agneaux ne soient pas mangés au printemps.

 

Le Loup : Si tu parles encore, toi le mouton, je te mange séance tenante. Grrr… Jean de La fontaine l’a dit dans sa fable la raison du plus fort est toujours la meilleure.

 

Le chien 2 : Tu ne peux toucher à personne ici au pied du château. Tu ne peux pas toucher aux moutons ni aux agneaux car ils sont pour nous des mets raffinés. Contente-toi de dévorer les bêtes de la forêt.

 

Le mouton : Quand cesserons-nous d’être associés à de bons petits plats et à des pulls chauds pour l’hiver ?

 

Le renard : Jamais car vous ne pouvez bénéficier de la protection des hommes sans contrepartie.

 

La Reine : Tout ce petit monde ne semble pas s’entendre. Mais attention, les finances depuis la mort de Colbert partent à la dérive. Les territoires des loups se rétrécissent avec l’intensification du braconnage.

 

Hermine : Nous ne pouvons nier ce danger, l’homme partage avec le loup le gibier. Le loup s’en prendra un jour aux hommes

 

La Roi : Tu as peur du loup. Nous organiserons des battues pour le tuer.

 

Le chat : Je demande que le loup soit exclu de la discussion.

 

Le Roi : J’accorde aux habitants des forêts le droit de braconner pendant l’hiver. Mais ils ne pourront pas faire commerce de leur chasse. Nous organiserons avec les chiens des battues pour chasser les loups qui mangent les biches et le bétail.

 

Le Loup s’approche du scribe  : Si tu notes cet ordre je te mange la main.

 

Le Scribe : C’est inutile, l’ordonnance concernant la chasse et les braconniers a déjà été imprimée récemment en décembre 1715, chez Jean de la Caille.

 

Le Loup : Qui est cette Caille qui va contre mes intérêts ?

 

Le Renard : Jean Caille est le nom de l’imprimeur. L’ordonnance de 1715 limite le braconnage. Elle est intéressante pour nous tous habitants des forêts. La chasse est le privilège des nobles qui ne devraient point faire commerce de leur chasse. Le problème est qu’ils n’appliquent pas la loi. De plus tu fais peur aux bergers qui sortent armés et braconnent.

 

Hermine : Ne pourrions-nous pas trouver d’autres solutions pour le loup ? Il est vrai qu’avec la pluie les récoltes furent mauvaises. Les paysans sont obligés de chasser et le braconnage s’intensifie ce qui fait sortir les loups des bois et menace les enfants qui gardent les troupeaux.

 

Le Mouton : Je demande que les réglementations de la chasse soient abolies et que tous les hommes chassent afin que les bêtes d’élevage vivent plus longtemps. La déforestation et l’assèchement des marécages permettraient d’agrandir les pâturages.

 

Le loup : La salive me monte à la bouche ta chaire tendre ne devrait pas vieillir si tu continues à te faire remarquer. Contente-toi de suivre les autres comme à ton habitude.

 

L’oie : Mouton, as-tu réfléchi à ce qui tu viens de dire ? Nos sœurs les chèvres sauvages, les oies sauvages seront massacrées, les rivières ravagées de leurs poissons. Cela aura des conséquences pour nous aussi. Une fois les ressources en gibier épuisées nous serons mangés. Les hommes devraient passer un examen, une licence pour pouvoir chasser tout en respectant les ressources.

 

Le Loup : Avec la découverte de la pomme de terre je pensais que les hommes chasseraient moins. Mais ils sont de plus en plus nombreux et notre territoire diminue. La chasse à l’homme est devenue difficile. Il faut absolument que je tienne conseil avec mes cousins du Gévaudan.

 

Le Renard : Méfie-toi, les hommes sont nombreux ne livre bataille que si tu es sûr de la victoire.

 

Le Roi : Que l’on tonde les moutons même s’ils sont maigres et les oies seront plumées afin qu’elles ne cherchent pas d’autres lieux où vivre. Que les chats se contentent des souris. Pour privilégier l’élevage laissons les paysans avec leurs armes. Faites appliquer l’ordonnance concernant la chasse et les braconniers et qui interdit le commerce du gibier en dehors des circuits officiels. Avec les chiens, organisons des battues aux renards et aux loups pour protéger l’élevage.

 

Le loup au scribe :Tu n’écriras pas cela ou je te mange la main.

 

Le scribe : éloignez ce loup, il me fait peur.

 

Le roi : « Seule l’oreille des hommes change. Chaque époque crée, selon l’ordre des choses, selon les préoccupations contemporaines, un dialogue vital avec la BÊTE, dialogue condamné à être toujours nouveau et unique, frivole et puissant, bulle de savon frôlant la pierre grise. »[2] Le nombre de mes sujets grandit, les villages s’étendent cela demandera une sagesse nouvelle pour surmonter les peurs de chacun qui mettent tout au feu.

 

Tous partent en grognant. Le scribe ne peut rien écrire car le loup le menace mais pour le loup la loi fut appliquée. Après un siècle de lutte les derniers grands loups du Gévaudan étaient morts. L’élevage s’est intensifié et organisé. Mais la chasse n’est pas encore bien réglementée et les Syndicats de pêche ou de chasse responsables du décompte des ressources sont peu ou pas entendus. La répression n’est pas assez dissuasive pour le braconnage. Les calomnies des promoteurs sur les chasseurs décrédibilisent leurs soucis de préserver les marécages, des forêts aux espèces végétales diversifiées, la lutte contre la pollution. Le cri des soucieux de la nature, des pêcheurs et des chasseurs ne concerne pas seulement les animaux mais l’ensemble des ressources naturelles. Sous l’empire la pêche et la chasse sont restreintes à ceux qui ont une licence qui les instruit de leur responsabilité dans la gestion des ressources. Ce système perdure encore en France mais avec ses fragilités.

 



[1] Wikipedia/jean-Baptiste_Colbert

[2] Emmanuel Chanal, Conclusion du texte La Tour.

Par Monique Oblin-Goalou - Publié dans : Pièces de théâtres
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 15:57

L’œuvre de Simonne Roumeur est remarquable sur plusieurs points. Elle montre l’importance de l’énergie spirituelle, les différences entre le spirituel et la mystique, entre le sensible et le spirituel, le sensible et la mystique. Elle permet aussi de voir dans la personne les résonnances mutuelles de ces plis multiples qui font l’humanité. Au premier abord, les images mentales et images peintes sont pleines d’humour et de simplicité. En effet, le mouvement de la bonne humeur et les lumières de la grotte étoilée l’emportent sur les souffrances de la terre. J’ai choisi de réfléchir ici avec Soleil du premier matin, l’arbre de vie, La caverne, Opéra, Basilic, mais toutes les œuvres de Simonne nous font avancer dans la connaissance de soi et l’indépendance. Le mode d’expression de Simonne est populaire mais il s’inscrit dans une tradition de la transmission des savoirs par les images mentales et plastiques. Ces traditions nous sont parvenues par des écrits et concernaient la formation des prêtres avec Zoroastre et des princes avec Sohravardi, c'est-à-dire ceux qui avaient pour destin de parler aux peuples et de diriger le peuple. Le bon sens veut que dans ces cas une bonne connaissance des archétypes humains soit nécessaire. En effet les personnages des princes et des prêtres, qui parlent aux dieux, sont des archétypes de l’âme, des plis présents en chaque personne soucieuse de faire le choix de la bonne pensée. Avec Avicenne, le médecin, ces connaissances servaient à guérir l’âme de ceux qui étaient malades. L’indépendance d’esprit des démocraties européennes ne peut faire l’impasse d’une bonne connaissance de soi, des pulsions, non pas pour les accepter mais les dominer, les utiliser à bon escient.

 

Le visage

Le travail de Simonne m’a été particulièrement utile pour l’approche de l’imaginal et de l’iconal. Son œuvre est aussi bien poétique que plastique et traite de l’image mentale, des formes symboliques de la conscience. La terre spirituelle dans ce qu’elle a d’universel étant mal connue, il me semble important d’avoir recours à la pensée orientale, les sagesses de l’ancienne Perse qui ont inspiré, au XII° siècle, l’œuvre de Sohrawardi après celle du médecin Avicenne. Elles ont une dimension universelle qui nous intéresse aujourd’hui. Avec Sohrawardi, l’enjeu est de ne pas faire de l’imaginal une métaphysique à n dimensions mais un monde unique pour une existence à n dimensions. Pour Simonne, celle qui voit des images issues de l’inconscient dans ses rêves, une réappropriation est nécessaire. Les images ne sont pas familières de sa conscience quand elles arrivent dans le rêve. Le déploiement de la poésie et la prise de conscience des archétypes du visage de l’esprit humain sont les réponses de Simonne. Les éléments de ce visage spirituel intéressent tous les hommes et femmes, particulièrement les adolescents qui savent un jour devoir assumer des rôles dans la société. Les images de la grotte, de l’arbre, du fantôme, de l’oiseau ou autres sont dans toutes les pensées et constituent les organes de lumière, de la relation. La dimension poétique est l’imaginal support incontournable car symbolon d’un partage dans la socialisation des corps subtils autant que dans la « socialisation des corps sensibles »[1]. Les visages spirituels de deux personnes qui se parlent les yeux dans les yeux se ressemblent autant que nos visages physiques se ressemblent avec les yeux, les paupières, le nez, la bouche, les sourcils, les cils, les joues, le front, les cheveux, les dents, la peau, les orbiculaires des paupières, l’orbiculaire de la bouche, les ailes du nez, la houppe du menton, les masséters, le muscle frontal, les maxillaires… Mais les visages spirituels sont plus complexes encore, conscient, inconscient, angoisses, secrets, pudeur, timidité, complexes, personnages de l’analyse transactionnelle, stades de la libido sexuelle associés aux stades de l’apprentissage de la relation sociale, stade symbolique, stade politique, stade pompier, stade amical, stade amoureux, qui à chaque fois ne disparaissent pas mais s’apprivoisent et nécessitent une familiarisation un travail sur soi pour en vivre dans le respect de l’autre. Ces stades, s’ils ne sont pas méprisés ni dans l’enfance ni à l’âge adulte, mais s’ils dévoilent des possibles et qu’ils sont utilisés avec sagesse dans la relation constitueront les éléments d’une relation juste et équilibrée, agréable. Le discours de Simonne sont fins et ne manquent pas d’humour, ils témoignent de l’élégance de son visage spirituel dont les plis multiples peuvent éclairer la conscience de ceux qui regardent et lisent son travail. Le cœur de Simonne est un « cœur angélique ». Mais le cœur de l’homme a une ombre terrestre et dans cette ombre l’homme parle avec son cœur angélique en similitudes. Le cœur, comme le visage, est l’organe symbolon des plis de l’humanité. Il est le nœud de l’humain et du divin avec entre les deux les multiples dimensions de l’existence. Et les poésies et peintures de Simonne déclinent la vie sans s’épuiser jusqu’à ce que son cœur cesse de battre. Il reste les marques des rythmes du souffle des images plastiques et du souffle poétique pour témoigner de la puissance de son existence dans la chambre étroite que lui avait laissée la maladie.

 

Humour

 

Dans Tête à l’envers[2] un petit fantôme blanc qui ressemble à Jasper monte dans un arbre dont les racines sont tournées vers le haut.

La différence entre l’hyperréalisme du rêve et la réalisation peinte montre la poésie de Simonne. La forme symbolique, allégorique, que Simonne donne à ses œuvres n’est pas dénuée d’humour. Le voile de l’humour rend les ciels accessibles à tous. Le sensible, le spirituel et la mystique échappent à l’absurde par l’humour qui laisse une grande place au pli de la raison. Car l’humour joue avec les limites de la raison et de la logique. La raison et la logique sont le négatif nécessaire à l’humour, elles portent la narration jusqu’à la chute. Si la logique sert l’humour, l’humour sert aussi la logique et la raison. On retrouve l’humour à propos du spirituel dans les enluminures iraniennes et dans la poésie d’Iran au travers de l’oiseau, et des contes dont les héros sont des animaux. Les vertus des animaux servent de support à la sagesse des contes. Dans l’œuvre de Sohravardi, dans ses récits symboliques, « nous voyons apparaître le peuple des tortues, le peuple des fées, le peuple des chauves-souris. Bien entendu, il ne s’agit pas de zoologie, mais bien de symboles de ceux qui, parmi les humains, sont les ignorants spirituels, les aveugles de l’âme. […] leur forme vraie symbolise avec celle-là »[3]. L’imaginal montre la réalité du mode de l’âme dont les formes mutent pour témoigner ici avec humour d’une réalité. La prise de conscience est difficile et la charité est de la rendre avenante. James Hillman fait référence au monde de l’Hadès de la mythologie grecque pour désigner les rêves où le moi perd l’initiative. Les animaux vont permettre d’exprimer le mouvement de l’âme, c’est-à-dire qu’ils permettent une entrée dans le monde inconscient. L’image mentale du rêve est une image mouvement comme celles des films d’animation, du cinéma ou du numérique. La psychologie moderne fait de l’imaginal un rouage de la prise de conscience et en même temps elle implique l’humour. « Guidé par un jeune rouget.  Surgit des eaux et rochers.. Le divin Créateur.. De mon humble intérieur.  […]  Petite vigne, vêtue de spirituel,  Sous protection de mon fidèle  Serviteur j’emprunte la Voie  qui s’offre à moi. »[4] Le rouget est un poisson de roche qui guide Simonne Roumeur sur la côte accidentée du rivage sur laquelle pousse la petite vigne riche en promesses. La peinture associée montre un rouget et une petite pousse de vigne personnifiée. Dans l’espace symbolique des vertus de l’animal ou de la plante le mouvement de la pensée peut se manifester virtuellement. Le petit pied de vigne de Simonne suggère les fruits qu’elle portera dans une image-mouvement[5]. La difficulté et la joie sont présentes dans les jeux de l’humour. L’image du rêve et de l’expression plastique exprime ses mouvements dans l’action, la relation, l’affection… comme le décrit Gilles Deleuze dans Cinéma 2.

 

L’Iconal

« Rayonnante, la première des mères  Unie au créateur de mon Univers  Lève le soleil du premier matin  Dans le bleu de mon enfant divin. »[6] Le soleil dans l’icône est rendu par l’or. Il est la présence mystique de l’amour de Dieu. « Je t’imagine, ne te sachant,  Semblable au soleil flamboyant »[7].

Selon Sohravardi, les ciels sont l’existence dans un système intelligible à l’image des orbes des astres. Le culte est adressé au soleil car il permet la lumière du jour. « Hûrakhsh est la théurgie de Shabrîr (Shabrîvar), Lumière à l’éclat puissant, auteur du jour, Prince du ciel, à qui la tradition de l’Ishrâq impose de rendre un culte »[8]. Les images mentales célestes de Sohravardi décrivent l’amour dans le symbolon du soleil : « Gloire donc à la Très-lointaine très-Proche, à la Plus-Élevée la Plus-Approchée, et puisqu’elle est toute proche, elle est également préséante quant à l’influence exercée sur tout être et sur sa perfection. Car la Lumière est l’aimant magnétique (maghnâtîs) de l’approche. »[9] De même le ciel, qui accomplit les autres, est celui de la présence à Dieu. La tradition Ishrâq considère que ce ciel est premier car rien ne se fait sans un amour préalable et achèvement, l’amour est l’alpha et l’oméga. Il permet et justifie l’existence de tous les plis de ce qui fait l’humanité. La sagesse des anciens parlait en images mentales car l’ombre des pensées de Dieu se projettent sur le monde sensible. « […] la Lumière pure ; elle possède certaines qualités de lumière qui sont des irradiations – d’autres consistant en amour, jouissance, emprise souveraine. Lorsque son ombre tombe en ce monde-ci, voici que son image se met à exister. C’est le musc avec son parfum, ou bien le sucre avec sa douceur, ou bien la forme humaine avec la complexité de ses organes »[10]. L’œuvre de Simonne est première car elle s’intéresse à l’universel de l’âme et du rapport à la vie ; son œuvre est une initiation pour découvrir son âme et les archétypes du psychisme. L’herméneutique des textes inscrit Simonne Roumeur dans la démarche des anciens prêtres officiants qui ont recours aux images mentales et au sensible. « […]il sent vers lui s’avancer la Doctrine qui lui est propre, sous les traits d’une belle jouvencelle, splendide, aux bras de rose… Quand toi, tu voyais l’autre bâcler l’allumage du feu et les préparatifs du sacrifice, effectuer les mauvaises offrandes en présence du mauvais feu et passer à l’abattage des arbres fruitiers, toi, tu restais pourtant assis à réciter les Cantates […] L’état osseux pour l’état mental ? […] Pour la jeune dame promotrice de la pensée bonne, de la parole bonne et du geste bon. »[11] Pour Zoroastre, la jeune dame appartient à la propre personne. Elle est le rituel en esprit, elle est la conscience de l’officiant qui permet les bonnes pensées, les bonnes paroles, les bons gestes. Et quand le jeune homme quitte l’état osseux, les dieux lui offrent le « beurre de mi-printemps »[12]. Le langage est celui des similitudes dans lequel s’inscrit l’œuvre de Simonne. Son travail n’est pas sacerdotal mais prise de conscience de son Moi. Et cette recherche de la conscience de soi, si importante pour nos sociétés contemporaines, existait déjà dans la formation des princes et des prêtres voilà plus de 4000 ans. Au XII° siècle la sagesse des anciens de l’Iran nous est parvenue par l’œuvre de Sohravardi.

 

La peinture de Simonne vit dans le ciel du spirituel, celui d’Hermès, celui de la connaissance, comme conscience de soi-même, et de l’imagination, mais aussi dans celui d’Eros qui est celui de l’amour, de l’union dans le souvenir de ceux qui nous ont précédés. Le ciel d’Eros, celui de l’amour, s’ouvre dans une surexistence à celui d’Hermès. Le ciel d’Hermès porte les messages des dieux. L’arbre de vie fleuri[13] reprend les symboles des caducées d’Hermès et d’esculape, le serpent, l’arbre, l’œil ou le miroir, les ailes. « J’achève mon voyage  à travers les âges  tête pleine d’images  légère de tous bagages. »[14] La dualité n’est pas rendue par deux serpents comme dans le caducée d’Hermès mais par les animaux de la terre éléphant, vache, crocodile, qui sont ses ancêtres dominés par trois oiseaux du ciel, placés dans le haut du tableau, les ailes du caducée d’Hermès. Le ciel est l’intelligence, la tête. Simonne acquiert son indépendance. Mais surtout elle redevient mère, prodigue comme le pélican. La référence au caducée est liée aux soins dont elle bénéficie et qui avec ses recherches généalogiques et intellectuelles lui donnent l’énergie pour partager. André Roumeur, le mari de Simonne, me disait que les approches de l’analyse transactionnelle avaient aidé Simonne à prendre conscience de la dimension archétypale de sa peinture et de sa poésie. Les personnages qui animent son travail sont les rôles ou personnes d’une même âme. La « connaissance de soi » passe par la description symbolique d’elle-même ou des personnes de son entourage familial. La prise de conscience de soi ou des traits de ceux qu’elle aime constitue un autoportrait ou un portrait. Les liens de l’œuvre de Simonne avec le mystère de la personne humaine font de ses peintures des icônes et donnent à ses poésies une dimension dans l’iconal. La description n’est pas celle des traits du visage physique mais celle du visage dans l’imaginal. En effet, les portraits de Simonne touchent à l’universel de l’humanité la connaissance du psychisme, intelligence et sensibilité. Ils sont le reflet des structures universelles de l’âme et des plis qui la composent. Simonne commence par ses ancêtres et y découvre, les plis qui font l’humanité de toutes les âmes.

 

Basilic[15] est l’histoire d’un Saurien. Le saurien a trois yeux. L’œil pinéal ne semble pas avoir de fonction. La glande pinéale, en fait, permet l’adaptation au milieu, jour-nuit, saisons… « Squatter de mon inconscient  Il annihile la personnalité de mon Enfant  Dévoilé le regard du saurien  Se soumet au mien.  […]  Pour ne point aller à la dérive,  A l’ avenir mon âme sensitive,  Laissons-nous guider par l’aile  De mon âme spirituelle. »[16] Et pourtant, par cet œil, Simonne voit l’inconscient, mais elle a, au préalable, vidé le petit dragon de ses entrailles, offrant un humus où faire pousser les fleurs. Le mot basilic rappelle le jardin, mais il a également des consonances avec l’archétype du roi et aussi le spirituel :

 « L’imaginal est un mot inventé par Henry Corbin à propos de l’œuvre de Sohravardi. L’imaginal est la projection poétique de nos pensées sur le monde sensible au moment de la prise de conscience de quelque chose. L’imaginal est alors un moyen heuristique d’une prise de conscience commune, et un moyen de transmission des connaissances parce que la conscience est l’objet premier du savoir. »[17]

Chaque personne a la responsabilité de sa basilique et de régner sur les plis de son âme. Le saurien ne peut dominer l’âme, qu’il soit l’imagination ou le manque de connaissance (saurien, sais-rien) ou un autre pli. L’imaginal est le moyen de donner une forme aux différents plis de l’âme. « Tantôt l’Imagination active est l’arbre émergeant au sommet du Sinaï, l’arbre auquel on cueille le « pain des Anges ». Elle est le buisson ardent que Moïse aperçoit d’abord de loin, et dans lequel flamboie l’Ange-Esprit-Saint de la Révélation. Tantôt elle est l’arbre maudit, l’arbre infernal, la montagne que pulvérise la théophanie. »[18] Henry corbin écrit ces mots pour faire la différence entre l’imaginal et l’imaginaire. L’imaginal est au service de l’intelligence, du spirituel. Atelier-Chapelle[19] reprend le thème d’un espace de rayonnement, d’une chambre, un atelier, où exister matériellement au milieu des autres et en pleine conscience, en régnant sur cet espace avec sagesse donnée par l’espace matériel qui permet la relation aux autres. La chapelle est un lieu de rencontre autour de Dieu. Le symbolon de la chapelle est la reconnaissance du travail de Simonne dans la société, l’acceptation de son rayonnement. « Au siège du centre social,  Réunis en assemblée spéciale   Sont, avec les anciens,  Les soucieux du bonheur humain.  Face aux regards limpides  Ma Pensée se dissipe  Et capte dans la nébuleuse  L’estampe religieuse  Qui en l’inconscient sommeille.  Au présent ma vie s’éveille.  De l’avoir longtemps œuvré  Ma bâtisse est achevée.  Mon atelier-chapelle  Prend corps au réel. »[20] Le partage, la transmission sont le spirituel et constituent une chapelle. La chapelle maintient l’imagination active dans l’imaginal, lui évitant les dérives dans l’imaginaire.

 

La grotte

L’approche dualiste de l’Imagination exprime le danger de la fantaisie face à la pensée spirituelle. La fantaisie a besoin de la sagesse qui s’accompagne de raison. La sagesse est le fil directeur de la pensée fantaisiste dans les contes et les rêves. L’imaginal est une région intermédiaire liée à une logique ternaire mais, plus justement, une logique à n dimensions. « Cette région présuppose la triple articulation du réel au monde de l’intelligible (jabarut), monde de l’âme (malakût), monde matériel, triade à laquelle correspond la triade anthropologique : esprit (intelligence[21]), âme, corps. »[22] La négation de l’âme constitue un risque pour l’imagination qui se transforme alors en imaginaire. « Il est très frappant de voir avec quel soin Sohravardi et les Ishrâqîyûn ont veillé à une métaphysique de l’Imagination. Parce qu’ils en connaissaient le rôle ambigu, ils la maintiennent solidement axée entre l’intelligible et le sensible »[23]. Le rôle de l’imagination est ambigu, à mon sens, car il peut servir plusieurs plis de l’âme. L’imagination constitue une grotte. « Il est donc nécessaire que, par la lumière « la plus proche » adviennent simultanément et un barzakh et une Lumière immatérielle. […] Dès lors, elle a l’intellection de son indigence, et c’est pour elle une qualité ténébreuse ; »[24]. Dans l’acte de contemplation la lumière prend conscience de son indigence et cette indigence est ténébreuse et se traduit par un voile ou « barzakh ». Art, poésie sont contemplation et voile. Opéra exprime l’importance de l’art populaire comme nourriture spirituelle. Car l’ombre de l’art populaire est jointe à une lumière du bon sens et de l’amitié. Le « barzakh » n’est pas la matière mais le mode ou contenu d’un acte d’existence, comme le mouvement de l’astre ou la danse. Les astres constituent le symbole dans l’imaginal de la raison et la conscience. La danse populaire détermine l’espace social de celle dont il est fait le portrait. L’imaginal rejoint l’espace de la chambre à soi de Virginia Woolf. La chambre de Virginia Woolf n’est pas une pièce fermée mais une grotte ouverte, la reconnaissance de l’importance d’un espace matériel pour vivre, une reconnaissance sociale et historique non pas après coup mais une place au présent dans le maillage des relations. « Comme dans Une chambre à soi, la critique politique de Virginia Woolf reste de bout en bout une critique matérialiste, dans laquelle l’énergie phénoménologique, la puissance de la sensation sont prises dans la matière historique, dans la réalité des conditions concrètes du sens. La loi patriarcale se donne à vivre dans l’espace même – celui de la bibliothèque de King’s College dont l’entrée est interdite à la narratrice d’Une chambre à soi -, Dans la réalité d’un repas abondant dans les collèges de garçons, frugal dans celui ouvert aux filles… »[25]. « Cette conscience matérielle ne quittera jamais Woolf, pas plus que ne la quittera la certitude que l’identité n’est pas qu’individuelle, mais que l’individu se noue irrévocablement au collectif, aux pratiques de classes, à l’économie d’une culture »[26]. Le monde matériel se rétrécit avec la maladie. Et pourtant Simonne saura faire rayonner cet espace et l’agrandir à celui des richesses universelles de la terre spirituelle. Ses portraits comme Opéra montrent que ses explorations ne s’arrêtent pas à son âme mais vivent aussi de ses rencontres ou de ses relations.

Simonne reprend le thème de la grotte plusieurs fois. Dans Caverne[27], elle décrit l’âme comme une caverne avec « trois ouvertures sur la réalité »[28]. L’imagination n’est pas dangereuse mais constitue une grotte où puiser les images comme dans l’image imaginale de la célèbre grotte de Platon. Les prisonniers sont dans la grotte des connaissances multiples, de l’imaginaire, de l’inconscient, du possible, peu importe. L’intérêt ici est de reprendre l’outil philosophique de la grotte pour réfléchir à l’imagination. Le virtuel se cache dans la grotte du possible qui est liée à celle de l’imaginaire. Les virtualités permettent l’advenue de la lumière qui est un renoncement à l’obscur des rêves. Contrairement à l’idée d’Henry Corbin, la grotte surréaliste a son importance. Elle est la cavité où se cache la source. Dans l’œuvre de Marcel Pagnol, Manon des sources, l’eau émerge d’une grotte connue seulement de la jeune fille. Car, dans les âmes pures, les images sont vraies. La grotte est un pli de la surface sensible quand le possible se multiplie, quand la raison travaille à imaginer le possible dans l’imaginaire. Les surréalistes ont travaillé sur les images de la grotte. Le Relecq-kerhuon a compté une artiste surréaliste qui vivait une génération avant Simonne. La grotte de l’imaginaire ne fait pas peur à ses habitants. Simonne travaille sur les images trop précises, hyperréalistes, de la grotte de ses hyper rêves issus de son inconscient. Elle écrit en écriture automatique les images fortes de ses rêves et peint comme un enfant la grotte de son rêve, en cherche la symbolique dans ses poésies.

 

La peinture de Simonne vit dans le ciel du spirituel, celui d’Hermès, celui de la connaissance et de l’imagination, mais aussi dans celui d’Eros qui est celui de l’amour, de l’union dans le souvenir de ceux qui l’ont précédée. Son travail constitue une source importante pour la connaissance de l’inconscient et du spirituel. Il ouvre les portes d’un espace qui s’est sclérosé, celui du spirituel, de l’imagination, du discernement, de l’inconscient. Simonne offre une alternative à l’inquiétude des hommes devant les parts d’ombre de leurs âmes. Elle incite chacun à entrer dans le monde de la conscience qui ne s’oppose pas à l’inconscient mais qui travaille sans fin à la liberté et l’indépendance d’esprit dans le mouvement renouvelé de la vie matérielle et spirituelle. Il me semble important de donner plus de rayonnement à l’œuvre de Simonne, de lui reconnaitre une chambre dans l’espace social qu’elle contribue à enrichir. Simonne Roumeur a existé pour lutter contre la maladie, mais son travail décrit une vie au collectif, dans le souci de son entourage. Simonne Roumeur avait conscience de l’iconal de son « atelier-chapelle ». Avec l’imaginal, il est le souci de partage dans l’universel, qui crée un espace imaginal collectif et social pour se réunir autour de ses poésies et peintures.

 

Je remercie André Roumeur pour son amitié et le soin qu’il apporte aux œuvres de Simonne Roumeur. Il a garanti jusqu’à aujourd’hui la préservation de ce riche patrimoine.

 



[1] « socialisation des corps sensibles » expression de Christian Jambet à qui je dois beaucoup mais qui dissocie : « Communauté des corps subtils qui reflète l’union chevaleresque et spirituelle des cœurs angéliques, contre les oppressions nées de la socialisation des corps sensibles. » L’Herne Henry Corbin, conf. Christian Jambet, Philosophie angélique, p.103.

[2] Simonne Roumeur, Tête à l’envers, n°508.

[3] Henry Corbin in L’Herne Henry Corbin, Mystique et humour, Ed. De l’Herne, p.182.

[4] Simonne Roumeur, Vêtue de spirituel, n°448.

[5] Gilles Deleuze, L’image mouvement.

[6] Simonne Roumeur, Soleil du premier matin, n°261

[7] Simonne Roumeur, Prie-Dieu, n°162

[8] Sohravardî, Le livre de la sagesse orientale, Editions Verdier, 1986, p. 144. Hûrakhsh, Shabrîr font référence à la tradition de l’Ishrâq qui représente la sagesse de l’ancien Iran inspirée par l’œuvre sacerdotale de Zoroastre.

[9] Sohravardî, Le livre de la sagesse orientale, Editions Verdier, 1986, p. 148.

[10] Sohravardî, Le livre de la sagesse orientale, Editions Verdier, 1986, p. 153.

[11] Les adorables de Zoroastre, trad. Eric Pirart, Max Milo Éditions, Paris, 2010, p. 278-279.

[12] Les adorables de Zoroastre, trad. Eric Pirart, Max Milo Éditions, Paris, 2010, p. 279.

[13] Simonne Roumeur, L’arbre de vie, n°100.

[14] Simonne Roumeur, L’arbre de vie, n°100.

[15] Simonne Roumeur, Basilic, n° 288.

[16] Simonne Roumeur, Basilic, n° 288.

[17]«  O « imaginal » é uma palavra inventada por Henry Corbin a propósito da obra de Sohravardi. O imaginal é a projeção poética dos nossos pensamentos sobre o mundo sensível ao momento da tomada de consciência de algo. O imaginal é então também um meio heurístico de uma tomada de consciência comum, e um meio de transmissão dos conhecimentos, porque a consciência é o objecto primeiro do saber. » Monique Oblin-Goalou in Monique Oblin-Goalou, Os azulejos do farol de Cascais e da rua do Alecrim in: moniquegoalouoverblog.be.

[18]H. Corbin in Sohravardî, L’archange empourpré, Fayard, 1976, p.96.

[19] Simonne Roumeur, Atelier-Chapelle, n°413.

[20] Simonne Roumeur, Atelier-Chapelle, n°413.

[21] Avicenne met dans l’intelligence la présence de l’Intellect Agent. Présence de la divinité au centre de l’homme.

[22] Henry Corbin, in Constantin Tacou et Christian Jambet, L’Herne Henry Corbin, Ed. de L’Herne, p. 182.

[23] Henry Corbin, Constantin Tacou et Christian Jambet, L’Herne Henry Corbin, Ed. de L’Herne, p. 182.

[24] Sohravardi, Le livre de la sagesse orientale, Editions Verdier, 1986, p. 127.

[25] Catherine Bernard, Des vagues de plus en plus violentes, in Le Magazine Littéraire, Avril 2012, p. 73.

[26] Catherine Bernard, Des vagues de plus en plus violentes in Le Magazine Littéraire, Avril 2012, p. 73.

[27] Simonne Roumeur, Caverne, n°269.

[28] Simonne Roumeur, Caverne, n°269 poésie.

Par Monique Oblin-Goalou - Publié dans : articles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés