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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 11:12

[51] Henry Corbin, Avicenne et le récit visionnaire, Paris : Verdier, 1999, pp. 329-331 ; pp. 275-298.

[52] Jozefina Szelinska in Bruno Schulz, Œuvres complètes, p.799. Les fiançailles de Bruno Schulz avec Jozefina Szelinska ont duré quatre ans car Bruno Schulz n’obtenait pas sa mutation. Or, renoncer à l’enseignement aurait nuit à la créativité de Bruno Schulz. L’enseignement laisse du temps pour la réflexion afin de préparer les cours.  Cette insatisfaction explique certaines orientations de sa créativité. Les fiançailles, dans le dialogue amoureux, dévoilent les relations de l’âme. Ce n’est pas d’abord le mariage, qui apporte le dialogue spirituel de soi avec notre nature lumineuse, mais les lettres amoureuses, l’enseignement, la recherche de l’autre. Après l’ivresse de se savoir aimé, les fiançailles sont une prise de conscience pour une indépendance affective de l’âme. La recherche de l’aimé crée des relations multiples, et garantie l’ouverture et la plasticité des formes de l’âme. La connaissance de soi ainsi acquise permet d’aborder le mariage en respectant l’autre.

[53] Bruno Schulz. La comète, pp. 361 à 368. On retrouve, chez Goethe, en tout homme, une dynamique comparable à celle de la plante, une identité présente en lui dès sa naissance sous la forme virtuelle. La nature n’est pas génétique mais innée. Elle n’est pas élitiste mais fruit du dévoilement de soi à soi.

[54] Bruno Schulz, La comète, p. 367.

[55] T. Kantor. Le théâtre de la mort, p. 205.

[56] « Puisque vous n’avez pas un regard assez pur pour voir ma beauté sans intermédiaires et sans accompagnements, je vous la montre au moyen de formes et de voiles. Car votre perception de ce qui ne peut être qualifié passe par la forme, afin d’être à la mesure de votre capacité de vision. » Sultân Valad, fils du célèbre Rûmî, cité in François Cheng, Cinq méditations su la beauté, Albin Michel, 2006, p. 110-111. Notons le mot mesure.

[57] Titien, Amour sacré amour profane, 1514, Rome. Villa Borghèse.

[58] Le hassidisme est un mouvement religieux juif fondé en Europe de l’Est au XVIII° siècle. Sans négliger l’étude, l’accent est mis sur la joie de vivre. Les hassidim pratiquent un séparatisme social en ayant leurs magasins et écoles, vivent dans des quartiers séparés, portent des vêtements qui les distinguent. Le dirigeant devient responsable d’une communauté par voie héréditaire. La fidélité des partisans au rebbe est très grande. La fidélité du partisan envers son rebbe fait qu’il devient l’admor (Adoneinu Moreinu Rabeinu qui veut dire notre « Maître, Guide et Rabbin » dans ce qui peut devenir un culte de la personnalité). Les mitnagddim s’opposèrent aux hassidim. Mais, ils ne parvinrent pas à venir à bout du fait que la relation à Dieu dépend plus d’une expérience religieuse immédiate et moins de l’observance des détails de la torah ou du Talmud. Les fidèles d’amour de l’islam oriental et leurs imams ont un lien avec l’admor et ses partisans  dans cette forme de la  mystique.

[59] Bible de Jérusalem, Osée, 10 2.

[60] B. Schulz, Œuvres complètes, pp. 451, 452.

[61] B. Schulz, Ibid, p. 659. La morale, chez Bruno Schulz, est-elle liée à la valeur ? La morale, dans l’œuvre de Simone Weil, est liée au spirituel. Les formes de la morale sont ouvertes et liées à l’indicible (pour l’indicible, Simone Weil utilise le mot hauteur). La valeur n’est pas une forme ouverte car liée à la mesure qui instaure un système. « S’abaisser, c’est monter à l’égard de la pesanteur morale. La pesanteur morale nous fait tomber vers le haut. » (Simone Weil, La pesanteur et la grâce, Paris, Plon, 1988, p.10). Si la valeur est utilisée au sens de courage, elle a un lien avec la morale comme appartenant au cœur qui est croisement des différents lieux de l’âme. Le cœur est le lieu de la relation et serait ainsi le lieu de l’art. La relativité ne remet pas en cause la morale si cette dernière est une forme ouverte sur les plis de l’âme, le pli social autant que spirituel tourné vers Dieu.

[62] B. Schulz, Œuvres complètes, pp. 101-107.

[63] B. Schulz, Œuvres complètes, p. 449. Les mannequins de cire et les mannequins du magasin du père se font concurrence dans l’enfance de B. Schulz.

[64] B. Schulz, Œuvres complètes, p. 445.

[65] Le titre de Bruno Schulz est Le Sanatorium à la clepsydre. Traduire par Le sanatorium au croque-mort est une erreur. Je fais cette constatation au vu de son intérêt pour la relativité qu’il lie à l’enfance et qui constitue pour l’ensemble de son œuvre une thèse. La clepsydre est un instrument de mesure du temps. Le temps est remis en cause par les thèses relativistes et par Bruno Schulz dans le jeu de flou, d’indétermination des rôles du père et du fils dans la nouvelle.

[66] B. Schulz, Œuvres complètes, pp. 151-217.

[67] « Tas de Bourrier » : Expression du poète Simonne Roumeur à propos de ses origines familiales, culturelles et sociales in Monique Oblin-Goalou, Le Rhizome sous l’arbre, ANRT, 2009, pp. 254-264.

[68] « Père s’approcha de moi […] dit sur un ton de douce persuasion : « Au fond, il n’y a que des livres. Le Livre est un mythe auquel nous croyons dans notre jeunesse, mais à mesure que les années passent, on cesse de le prendre au sérieux. » J’avais dès cette époque une opinion différente, je savais que le Livre était un impératif un devoir. Je sentais sur mes épaules le poids d’une grande mission. » » Œuvres complètes, p. 128.

[69] Bruno Schulz, pp. 191-217.

[70] Bruno Schulz termine Le sanatorium à la clepsydre juste après la rupture avec sa fiancée Jozefina Szelinska,  juive convertie au christianisme. Il sent monter l’antisémitisme puisqu’on lui reproche d’avoir fait le rêve de Joseph de la Bible. Il est plus juste de voir dans le printemps une ironie adressée à sa fiancée.

[71] B. Schulz rappelle toutes les démissions d’Isabelle d’Espagne, de Rodolphe d’Autriche, des Tsars, des états policiers russes ou allemands. Il aurait été préférable pour leurs « hauteurs de vue » de ne pas se préoccuper de spatialité et de vêtements qui font peur, mais de tenir au mieux la sagesse et le souci de privilégier l’innocent sur le mauvais.

[72] J. W. von Goethe, Romans, pp. 696-697.

[73] Goethe, Wilhelm Meister, les années d’apprentissage, Romans, Editions Gallimard, 1954, p. 695.

[74] « Que doit-on faire de la réalité méprisante ? » semble dire Gombrowicz. La concurrence des auras, des rayonnements, est dangereuse. Si la femme du docteur prend la bannière de défendre la maternité protectrice et castratrice, elle est libre, sa cause est juste. La question est d’avoir la capacité de voir en même temps la femme du docteur, du point de vue de son intellect et du point de vue de ses jambes. Œuvres complètes p. 666. Au-delà de l’ironie et du coup de griffe à la prétentieuse (qui renie ses rôles multiples et l’aide des autres pour les assumer), Bruno Schulz a conscience de l’unité des plis multiples de l’âme, l’imbrication parfois douloureuse de ces « zones » psychiques. Au-delà de la question de l’attirance physique, Bruno Schulz reconnaît les lieux multiples de l’esprit.

[75] B. Schulz, p. 667. Ces lignes sont une réponse à W. Gombrowicz.

[76] « Toute intervention des adultes tendant non seulement à supprimer totalement la masturbation, mais encore à s’immiscer inutilement dans les imaginations des enfants et leurs projets fabuleux (qui masquent toujours des fantasmes sexuels), pour les passer au crible de la raison, devra prendre le nom d’intervention castratrice. Elle ne pourra qu’augmenter l’angoisse inévitable et normale de l’individu dans ce moment naturellement difficile de son développement. » Françoise Dolto, Psychanalyse et pédiatrie, Ed. du seuil, 1971, p. 89.

[77] Le personnage de la mère castratrice, du Père autoritaire peut-être rapproché de personnages de récits, Avicenne et les personnages d’Absal et Salaman, Platon et l’aurige du mythe de Phèdre, Anne et Patrick Poirier et les quatre colombes de L’âme du voyageur endormi (œuvre citée in Monique Oblin-Goalou, Le rhizome sous l’arbre, Lille : ANRT, 2009, p. 70), Ovide dans les métamorphoses, Goethe les 4 porteurs d’Aurélie lui font défaut, Les récit de Sohravardi (trad. Henry Corbin, L’archange empourpré, Fayard, 1976)… On peut suggérer que la psychologie moderne s’appuie sur la famille pour reconstituer le schème des tensions de l’âme et passe par la sexualité. Par souci scientifique, le vocabulaire serait marqué par un manque d’amour dans l’analyse de la relation, et ferait violence à la famille.

[78] B. Schulz, La nuit de Juillet, Œuvres complètes, p. 219.

[79] B. Schulz, Août, pp. 25-26.

[80] La bourrasque, Ibid, pp. 101-107.

[81] G. Bachelard, Poétique de la rêverie, p. 61.

[82] Henry Corbin écrit : « Et, faute d’une symbolique et d’une angélologie fermement établies sur leur base. On inclinait facilement à concevoir cette Sophia comme une métaphore, comme la personnification d’un attribut Divin. » Ce qui est une erreur. Henry Corbin cité in Monique Oblin-Goalou, Le Rhizome sous l’arbre, ANRT, p. 69. Or, chaque lumière est rayonnante, source, ce qui en fait son unité, son origine. L’espace est ainsi polycentré. L’autre dimension est causalité par rapport à l’origine de chaque lumière. « Les intelligences se multiplient d’elles-mêmes par projection et réfléchissement de leurs lumières ». Henry Corbin, l’Archange empourpré, Fayard, p. 79. Cette double lumière de causalité et de rayonnement fait que Sohrawardi reconnaissait la hiérarchie autant que l’initiative individuelle. Le problème des fidèles d’amour survient lorsqu’ils renoncent à une composante de leur double lumière, quand ils effacent la lumière qui fait leur unité rayonnante pour celle d’un autre (imam, Rabin, prêtre, épouse, dames des fidèles d’amour). Toutes ces personnes sont la lumière causale qui permet l’advenue de la lumière rayonnante. Les deux lumières vivent l’une de l’autre dans des mouvements de va et vient.

[83] Est-ce une façon poétique de dire que, pour le peuple juif, la fin des temps est le temps du non retrait, de la présence de Dieu au monde, de la venue du Messie ?

[84] Bruno Schulz, Œuvres complètes, Paris : Denoël, 2004,  pp. 365-367.

[85] Tadeusz Kantor, p. 259.

[86] Bruno Schulz, Hassidim devant le puits, catalogue Bruno Schulz la république des rêves, Paris, Denoël, 2004, pp. 130-132.

[87] B. Schulz, Vieux juifs dans une rue de la ville catalogue Bruno Schulz la république des rêves,  p. 128.

[88] Charles Szlakmann, Moïse, Paris : Gallimard, 2009,  p. 70,  p. 159.

[89] Selon la tradition du nouveau testament, Marie seule est la mère de Jésus dans sa nature charnelle. Et pourtant, le nouveau testament ne s’intéresse qu’à l’origine de Joseph pour certifier la filiation juive de Jésus.

[90] Le décret de l’Alhambra, connu pour avoir causé l’expulsion des juifs d’Espagne, fut publié le 31 mars 1492 par le roi Ferdinand et la reine Isabelle. Il ordonnait aux juifs d’être séparés des villes et cités pour avoir converti des chrétiens. « […] mauvais Chrétiens qui se sont judaïsés et sont coupables d’apostasie envers notre sainte foi catholique, la plupart étant dues à des communications entre juifs et Chrétiens. » Citation du décret de l’Alhambra. 150 000 à 200 000 juifs fuient en Navarre, au Portugal, en Italie, en Afrique du Nord, en Méditerranée orientale. Je viens de découvrir qu’un livre sort des presses : Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé, Fayard, 2009, 446 p. Cette conclusion est partagée par d’autres, par d’autres chemins. Je mets une réserve sur cette référence, n’ayant pas encore lu cet ouvrage.

[91] site internet.

[92] Emil Gorski (ancien élève de Bruno Schulz), cité in Catalogue de l’exposition Bruno Schulz La république des rêves, Paris : Musée du Judaïsme, 1984, p.213.

[93] Gaston Bachelard, La poétique de la rêverie, Paris : P.U.F., p. 61.

[94] Bruno Schulz, Vieux juifs dans une rue de la ville, 1930, catalogue Bruno Schulz la république des rêves, Paris, Denoël, 2004, p. 128.

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Published by Monique Oblin-Goalou - dans Articles publiés
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