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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 08:51

L’œuvre fondamentale de Sohrawardi est le Kitab hikmat al ishrâq. Elle propose deux thèses qui permettent de mieux comprendre l’ensemble de son œuvre, une critique d’Aristote, de sa physique céleste et une présentation de la Lumière, de ses hiérarchies. La critique d’Aristote montre que les composantes de l’âme et la finalité de la vie ne sont pas la production, comme garantie d’éternité. L’intellect pratique, en relation avec le monde qui nous entoure, n’est pas le garant de l’éternité de l’âme. L’éternité, chez les péripatéticiens de Perse, Sohrawardi et Avicenne en particulier, est garantie par la progression de l’intellect patient de l’âme vers son unité, miroir de Dieu. Ces prémisses montrent que le nombre des intelligences n’est pas limité. L’espace a de multiples dimensions. Dans les présentations de la Lumière et des hiérarchies apparaît la notion de barzakh, à laquelle il est possible d’associer l’idée de virtuel.

 

Il existe trois sciences qui, dans l’œuvre de Sohrawardi, impliquent un ordre pédagogique : la logique, la physique, et la métaphysique. La métaphysique domine les trois sciences. La métaphysique est la science de l’exister. La métaphysique permet de connaître l’étant. Elle est existence.

 

Les trois sciences sont issues des lumières de l’exister. « En attendant aucun de ceux [livres] que nous pouvons lire actuellement n’offre la position d’un péripatétisme limité à une investigation purement théorique, « incapable de se mettre réellement en route » (suluk), ou bien soutenant un schéma du monde incompatible avec cette résolution. Tous s’avèrent postérieurs à l’évènement spirituel qui arracha l’auteur dans sa jeunesse à l’inclination pour une doctrine où se consumait vainement son ardeur dialectique, lorsqu’il eu la « vision de la preuve » vision mentale des pures lumières. »[1]



[1] Shihaboddin Yahya Sohravardî, Œuvres philosophiques et mystiques, A. Maisonneuve, 1976, Tome I, p. XIV. La vision est une référence au sensible. La mystique relève du sensible, suggérant l’unité et la présence du spirituel au monde. Dans la même expérience, le renoncement à certaines formes de perceptions permet d’accéder à d’autres tout aussi sensibles. Les connaissance, quelles qu’elles soient chez Sohrawardi, ne sont jamais séparées d’une spiritualité.

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Published by Monique Oblin-Goalou - dans Sohrawardi
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