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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 14:17

Le dialogue avec la bête

 

La cohabitation de l’homme avec les bêtes sauvages est difficile encore dans certains pays comme l’Inde. Mais en France et au Portugal cette question s’est déjà posée au XVIII° siècle avec les Loups et les renards.

Décors : Une table avec un morceau de tissu, le château en polystyrène, les marionnettes.

La scène 1 est jouée en avant de la table, au pied de la table.

Pour la scène 2, on entend juste les voix.

Ensuite les autres scènes sont jouées dans le château derrière les murs en polystyrène.

 

Introduction :

 

Il y a bien longtemps, sous Louis XIV, durant une famine, les animaux se révoltèrent. Les hommes avaient faim et chassaient les animaux sauvages. Les animaux sauvages attaquaient les poulaillers et les troupeaux. Les bêtes firent du bruit dans le royaume pour se faire entendre.

Une des filles du roi prit l’affaire en main car elle aimait les animaux.

Scène 1

1La princesse : Tous les animaux ne peuvent parler ensemble et rencontrer le roi et son scribe. Choisissez parmi-vous qui ira au château.

 

Bruit de chuchotements les animaux se consultent. Bruit de bêlements, d’aboiements, de glapissements

 

1Le chat à la princesse : Le renard représentera les animaux sauvages. Il a été choisi pour sa ruse.

Le mouton représentera les troupeaux.

Et l’oie les poulaillers.

Les loups n’ont pas voulu que le renard parle pour eux. Ils sont représentés par deux loups.

Avec le chien nous surveillerons tout ce monde pour qu’ils soient sages dans le château.

 

Le roi s’approche de la muraille accompagné de la reine et d’un scribe chargé de noter les ordres du roi.

 

1Le Roi : Qu’est-ce que tout ce bruit ?

 

2La princesse en bas des murailles avec les animaux : Les animaux ont des requêtes. Leur situation est devenue insupportable.

 

2Le Roi  dans le château: Est-ce une raison pour faire tant de bruit ?

 

1Le Renard : Nous avons faim et les forêts son devenues dangereuses. Nous ne pouvons plus attendre.

 

Scène 2 Les animaux entrent dans le château

3Le Roi au scribe : Faites entrer ces animaux.

 

1Le scribe : Dois-je faire entrer les loups ?

 

Scène 3

1Le loup tacheté : Les hommes chassent dans la forêt sans autorisation. Mes cousins les grands loups du Gévaudan sont inquiets et ont faim.

 

2Le Renard : Si je puis me permettre, Majesté, Souvenez-vous de Colbert. Il disait que les impôts devaient être payés par ceux qui se laissent plumer comme les oies. Nourrissez et habillez les hommes avec la viande et la laine des moutons. Laissez nous tranquilles dans les forêts.

 

1L’oie : Comment ferons-nous pour voler sans plumes ?

 

1Le chien : Nous, les chiens, nous vous rappelons qu’il est interdit de voler.

 

2L’oie : Il ne s’agit pas de cela. Nous sommes mécontentes d’être maltraitées. Nous volerons hors du royaume si nous sommes plumées avant l’hiver.

 

1Le Mouton : Comme les hommes, nous avons peur des loups. Il me semblerait plus sage de chasser les loups et de faire du feu avec les arbres pour que les hommes n’utilisent plus notre laine.

 

1Le Loup : Si tu parles encore, toi le mouton, je te mange. Grrr… Jean de La fontaine l’a dit dans sa fable : « la raison du plus fort est toujours la meilleure ».

 

2Le chien : Tu ne mangeras pas le mouton car il est pour nous un bon plat. Contente-toi de dévorer les bêtes de la forêt.

 

2Le mouton : Quand cesserons-nous d’être associés à de bons petits plats et à des pulls chauds pour l’hiver ?

 

2Le chat : Je demande que le loup soit exclu de la discussion car il a déjà failli manger le mouton.

 

4Le Roi : J’accorde aux habitants des forêts le droit de chasser pendant l’hiver. Mais ils ne pourront pas vendre leur chasse.

 

2Le Loup tacheté s’approche du scribe : Si tu notes cet ordre je te mange la main.

 

2Le Scribe : C’est inutile, l’ordonnance concernant la chasse et les braconniers a déjà été imprimée récemment, en décembre 1715, chez Jean de la Caille.

 

3Le Loup tacheté : Qui est cette Caille qui va contre mes intérêts ?

 

3Le Renard : Jean Caille est le nom de l’imprimeur. Cette loi protège les habitants des forêts.

 

3La princesse : Les hommes n’ont plus de blé car la pluie a duré pendant l’été. Ils tuent les bêtes sauvages pour pouvoir manger.

 

3Le Mouton : Pourquoi seuls les seigneurs sont autorisés à chasser ? Tous les hommes devraient chasser. Cela nous permettrait de vivre plus longtemps.

 

2Le loup : La salive me monte à la bouche, tu ne devrais pas vieillir. Contente-toi de suivre les autres comme à ton habitude. Pfou ! La chasse à l’homme devient difficile !

4Le Renard : Méfie-toi, les hommes sont nombreux, ne livre bataille que si tu es sûr de la victoire.

 

5Le Roi : Que l’on tonde les moutons même s’ils sont maigres et les oies seront plumées afin qu’elles ne partent pas. Avec les chiens, tuons les renards et les loups pour protéger les troupeaux et éviter la rage.

 

4Le loup tacheté au scribe : Tu n’écriras pas cela ou je te mange la main.

 

3Le scribe : Encore, éloignez ce loup, il me fait peur.

 

Tous partent en grognant. Le scribe ne peut rien écrire car le loup le menace mais pour le loup la loi fut appliquée. Après un siècle de lutte, les derniers grands loups du Gévaudan étaient morts. L’élevage s’est intensifié et organisé. La victoire des troupeaux est éclatante et finalement La Fontaine s’est trompé, la loi du plus fort n’est pas toujours la meilleure.

 

 

 

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Published by Monique Oblin-Goalou - dans Textes pour enfants
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