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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 14:52

Portugal beneficia de bonitos edifícios, palácios, castelos, abadias, pontes, estradas. O povo português na sua diversidade participou de livre vontade ou de força para estas maravilhas como testemunha a história da construção de Mafra, na novela de José Saramago Memorial do convento.

 

O exemplo da construção do capítulo do mosteiro de Batalha é interessante. Este tem 19 metros quadrados e 20 metros de altura. O projecto era considerado tão perigoso, que só foi construído através de condenados e ruiu duas vezes durante a construção. De acordo com a lenda o arquiteto mestre Huguet teria dormido lá de livre vontade para convencer aqueles que duvidavam.

 

As bibliotecas, nas suas arquiteturas, são preciosas. Mais prático e mais estético é a da Universidade de Coimbra. Ela tem decorações inspiradas pela China. A de Mafra também é magnifica mas a decoração não foi terminada. E não falei de biblioteca de Evora.

 

O acolhimento português é famoso no mundo. Portugal tem os mais bonitos hotéis com a melhor qualidade de serviço. Nomes famosos como Buçaco, Tivoli em Sintra estão associados não somente a lugares mágicos mas igualmente a hotéis de grande qualidade.

 

Estes alguns exemplos do Portugal, que conta com uma multidão de monumentos, só tem o fim de mostrar de que a construção de um palácio ou um mosteiro excede aqueles que os utilizam.

 

A riqueza de um país como Portugal não pertence-aqueles que fizeram construções. Mas eles estabelecem a herança (héritage) cultural e a identidade das pessoas que se encontraram ao redor de um projeto real além da sua variedade, cultural, histórica. Os gerentes de projeto que eram de nacionalidades diferentes podem ter dado a estes monumentos um estilo internacional. Este fenômeno também existe no nosso tempo.

Tendo esta, monumentos poderiam ser devolvidos aos usos de origem, como o castelo de Guimarães que recuperou novamente o poder político. Por que não fazer o mesmo com certas abadias com um tipo de usufruto.

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Published by Monique Oblin-Goalou - dans Articles en portugais
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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 14:50

A criança não tem necessidade de ler e de saber ler.

 

Desde há um ano na rua, em lugares públicos como a igreja ou na sala de espera de um medico, pude constatar que certas crianças entre dois e cinco anos eram estrábicas. Estas crianças não levavam óculos. Pareceu-me também estar em contato com uma criança fortemente míope que não levava óculos. Em todos os casos, não pude fazer nenhuma pergunta e despitagem porque o encontro foi demasiado curto. Não pensei mesmo em entrar em contato com os pais tão poucos foram os minutos que nos reuniram.

 

Na medida em que sou ótica, desejo falar sobre a minha preocupação no meu Blog. Esta preocupasão talvez não seja justificada porque as crianças que encontrei por azar, talvez, há muito tempo, têm sido seguidas por um oftalmologista e têm podido fazer nada. Um óptico pode incitar as crianças a ver um oftalmologista para fazer um controlo médico o mais depressa possivel. A minha escola dizia : « Não há idade para detectar um problema visual ». Não é demasiado cedo para se assegurar da visão do seu filho. Com a técnica moderna, existem instrumentos para medir o defeito visual. A criança não tem necessidade de ler e de saber ler.

 

Esperar divide as funções de convergenciâ e de acomodação. No caso de defeito forte, o cérebro suprime uma imagem, por conseguinte, suprime a função de um olho. Se um olho não trabalha numa idade mais jovem, ele vira para o nariz. O pior é que se pode virar só um pouco, e então os pais não vão ver nada do que se passa, e não vão achar que é importante ver um médico. Quando o olho se voltou, jà é muito tarde e mais dificil para o médico recuperar a acuidade visual da criança.

 

O mais doloroso é ver crianças que têm um atrasa psicológico e cujos defeitos visuais não são tomados em conta. Esta advertência é certamente inútil porque é certo que desde há muito tempo os pais se preocupam com a visão dos filhos o mais cedo possível. Mas acho que não é mau repetir.

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Published by Monique Oblin-Goalou - dans Articles en portugais
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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 10:23

Virgil Gheorghiu, Dieu ne reçoit que le dimanche[1].

Pour la cause tzigane, à Costin, en souvenir de son soutien amical dans une autre cause

 

 

Le pivot de l’action de ce roman policier est le 23 août 1943, au moment où l’Armée Rouge entre en Roumanie. Le peuple roumain a peur de l’expansionnisme bolchévique. Comme tout roman policier, la déduction et donc la logique font partie de la démonstration. L’écrivain utilise la logique pour exprimer la dérision. Le plus intéressant dans l’œuvre vient de l’humour issu de la rencontre du mystère et de la raison logique. La réflexion autour de ce livre fait référence à une période de l’histoire qui montre que le XX° siècle est resté dans un mode de raisonnement lié au calcul classique. Une vision binaire du monde a conduit à des dérives graves. Pourtant, avec Wittgenstein, le calcul prend des formes différentes et la logique semble vouloir évoluer. Mais hélas, les cours de Wittgenstein en matière de relation entre les peuples, d’art, de religion sont compris comme un pessimisme qui, à mon sens, est une des causes profondes de la guerre de 39-45. « Il y a assurément de l’inexprimable. Celui-ci se montre, il est l’élément mystique. Ce dont on ne peut parler, il faut le taire. »[2]En 1929, Wittgenstein va évoluer sur cette position classique[3]. La deuxième philosophie de Wittgenstein fait du langage un jeu dont la logique est une composante parmi d’autres. Mais il est déjà trop tard. L’ignorance de l’autre, de ses usages et coutumes l’emporte partout. La machine de l’intolérance et de la peur de l’autre est déjà lancée.

 

Dans l’œuvre de Virgil Gheorghiu, le calcul classique est issu des difficultés du dialogue Est-Ouest. Ainsi, Virgil Gheorghiu ne fait pas référence à la crise économique de 1929 à propos de Mikhaïl Cholokov et des famines en Ukraine. C’est à mon sens une erreur que nous verrons plus loin. Il ne fait pas référence aux persécutions juives. Dans l’œuvre de Virgil Gheorghiu, peu de pages font référence aux persécutions juives. Il fait seulement quelques allusions dans Mémoire à propos de sa femme d’origine juive. Virgil Gheorghiu parle des Rroms au travers du personnage de Flora Tanase. Flora Tanase est tzigane. Elle invite les enfants dans le décor du château de Dracula[4]. Et la présence des colombes porteuses de vérité vaincra le vampire qui vole le travail de l’un des héros, Décébald Hormuz. En effet peu de temps après le passage des enfants le personnage de Dracula meurt. Les colombes ont vaincu le dragon. Les tziganes sont présents dans les œuvres de C. V. Gheorghiu. Ils sont « ceux qui ne savent pas lire », ceux qui n’ont pas d’identité administrative, ceux qui respectent la famille et les fêtes et deuils autour de la famille. Virgil Gheorghiu n’a pas été déclaré immédiatement après sa naissance, car la tradition de son peuple n’est pas attachée à la reconnaissance administrative de la personne, à la logique administrative[5]. Mais Virgil Gheorghiu fait plusieurs fois référence à l’identité administrative des personnages de son roman à propos du passeport de la croix rouge du personnage de la princesse paléologue, et des Suisses. Dans l’œuvre de Virgil Gheorghiu, les peuples ont une identité administrative, intellectuelle, spirituelle et pas seulement physique. Les trois premières y apparaissent avant la dernière. La logique administrative est très puissante en raison des mouvements migratoires et du souci des migrants de se montrer « utile » au pays d’accueil afin d’obtenir la naturalisation. Et ce n’est donc pas un hasard si cette question est une composante de l’ironie[6]de Virgil Gheorghiu. Sur l’identité administrative et la naturalisation, Virgil Gheorghiu écrit : « Quand il dit qu’il est suisse, il est devenu plus grand de quelques centimètres. Comme s’il avait dit qu’il était un surhomme. Car ce que peut faire un Suisse est défendu aux autres mortels.[…] Mais, mademoiselle, un Suisse peut franchir la frontière. Je possède un passeport helvétique. C’est tout. […] La maladie, la mort, les accidents rétrécissent le diamètre de la personne humaine. […] Dans cette valise se trouve Dieu. Dominitza Roxana est assise à côté de Dieu comme à côté d’une personne. Cela la réconforte  »[7]. Ici nous sommes confrontés aux mesquineries habituelles de la vie de tous les jours. Devant la souffrance, les hommes sont comme des bêtes. Le Suisse est méprisant devant la souffrance. Il se sent supérieur. Là est le thème du surhomme de Virgil Gheorghiu et non pas chez tous les réfugiés qui fuient dans des conditions inhumaines. Il choisit d’utiliser le mot « surhomme » pour qualifier de façon péjorative le Suisse indélicat envers la jeune fille épuisée par les émotions morales et le manque de sommeil.

On trouve des aspects classiques dans l’intrigue policière de Virgil Gheorghiu, mais les dialogues ou les interrogatoires dévoilent également des raisonnements de logique relativiste. Dans certains propos transparaît une critique par la dérision de la logique classique[8] : « Pour un intellectuel, le même signe peut être b, p, ou d. C’est le désordre. C’est le chaos. C’est dangereux pour la société. Dans l’armée et dans la milice une chose est blanche ou noire »[9]. Vraie ou fausse. Tout au long du livre, la logique mystique du personnage de la religieuse vient dans un jeu d’humour remettre en question les certitudes de ceux qui ne croient pas à la présence de Dieu au monde. Le jeu des déductions semble absurde et capte l’attention comme le Christ dans ses paraboles. Un exemple frappant est la parabole des ouvriers envoyés à la vigne : « Ceux de la onzième heure vinrent donc et touchèrent un denier chacun. Les premiers venant à leur tour, pensèrent qu’ils allaient toucher davantage ; mais c’est un denier chacun qu’ils touchèrent eux aussi. »[10]. La logique du travail est remise en question. Cette démarche n’est pas de faire un cours d’économie mais a un but didactique, heuristique. Avec une note d’humour, Jésus montre que l’amour ne se partage pas comme les fruits de la terre. La logique de l’amour est plus proche de celle de la lumière et du soleil, de la connaissance et de son rayonnement, de la sagesse et de son aura. Elle ne supplante pas les autres logiques[11].

Les catastrophes humaines qui vont découler des grandes crises financières de 1929 vont favoriser la mise en place des lois sociales qui évitent une paupérisation trop grande des peuples. Et en parallèle des lois se mettent en place en Occident pour éviter la spéculation. Dans un premier temps, ces mesures n’ayant pas d’effets assez rapides, les gouvernements de tous bords imposent de grandes souffrances aux populations qui sombrent dans la guerre. Les populations sont humiliées dans leurs cultures, leurs religions, leurs connaissances, pour éviter toute hiérarchie parallèle et mieux asservir la main d’œuvre au capitalisme mondial qui domine les républiques libérales, communistes principalement.

Ce roman est une véritable machine de guerre, expression du désespoir d’un rescapé des massacres perpétrés en Roumanie. Le personnage principal est l’écrivain Décébald Hormuz, prisonnier dans son pays, dont les écrits sont publiés au nom d’un autre « Téléorman ». Mais ce nom devient le pseudonyme sous lequel le personnage finira par publier ouvertement. La biographie de Mikhaïl Cholokhov sert d’inspiration. Le peuple moldave ainsi que les habitants du Don partagent des origines orientales et une importante tradition artistique. Comme Mikhaïl Cholokhov est issu d’une famille de commerçants et d’une mère illettrée, Décébald est le fils d’un bucheron nomade qui a des dons de conteur et d’une mère réfugiée et qui ne sait pas lire. Avec Décébald Hormuz, Virgil Gheorghiu raconte l’histoire de la Roumanie quand Mikhaïl Cholokhov, dans son livre Le Don paisible, raconte l’histoire du Don et des Cosaques. Virgil Gheorghiu écrit pour la mémoire de son peuple après le génocide du canal, dans les campagnes, en déportation ; et Cholokhov raconte l’histoire et la beauté de la région du Don en Ukraine, l’histoire des cosaques du Don avant la guerre de 14-18, la révolution et la guerre civile. Cholokhov est communiste et restera fidèle à J. Staline qui soutient son travail. Le Don paisible va au-delà des engagements politiques de M. Cholokhov. Il décrit de façon honnête les exactions commises dans les différents camps, allemands, bolchéviques et par les cosaques du Don. Plus tard, les pressions exercées sur les intellectuels[12]par Staline et la jalousie du peuple feront perdre de l’intérêt aux œuvres de M. Cholokhov comme Terres défrichées qui passe sous silence la terreur et la famine imposées à l’Ukraine durant la crise de 1929 qui frappera aussi les Etats-Unis[13]. Le Don paisible permettra à Mikhaïl Cholokhov de recevoir le prix Nobel. Virgil Gheorghiu associe les morts d’Ukraine en 1930 et les morts en Roumanie pendant la guerre de 39-45. La crise financière de 1929 est l’origine principale des déportations et des morts pendant les années 30 en URSS où ensuite chaque crise économique sera alors l’occasion de persécutions et de déportations. La Roumanie reproduira ce triste modèle après la guerre au travers de ses goulags et sous le prétexte de faire advenir un « homme nouveau », un « surhomme ». Elle résoudra ses crises financières de 1945 à 1988 dans les goulags[14]. Virgil Gheorghiu a déjà un lourd contentieux avec les envahisseurs de son pays, l’extermination totale de sa famille, ses parents, ses frères. Il fait le rapprochement avec les déportés d’Ukraine. Il veut que soit reconnu le génocide des juifs et aussi des tziganes qui refusent d’exister dans l’écriture, qui refusent un état civil, des croyants. Virgil Gheorghiu, comme son personnage de Décébald Hormuz, fait partie du monde flottant du voyage, des trains, de l’imaginaire. Ce peuple là se mélange aux sédentaires. A la limite entre ces mondes, Virgil Gheorghiu écrit la vie des oubliés dans les terres de déportation, dans les fosses communes de l’intolérance et de la peur des nomades, dans la stratégie d’opposition qui porte ses erreurs encore aujourd’hui, dans les constructions intellectuelles postmodernes vides, dégénérescences ultimes d’un romantisme tourné vers le surhomme (la perfection de la forme) et non vers la charité. En effet, tous les livres de Virgil Gheorghiu montrent la souffrance issue de l’utopie du surhomme[15], ingénieur, technique, sans religion et sans affection. « Dignes de l’appellation d’« ingénieurs des âmes », les écrivains moldaves sont assignés à faire un travail de persuasion auprès de la population locale afin d’animer la participation de celle-ci à la construction du « monde nouveau » »[16]. Les réfugiés du Danube décrit avec force détails les fragilités humaines dans les trop grandes épreuves infligées aux Roumains. Dans Les Mendiants de miracles, Max Embilint représente toute la fragilité humaine devant le mépris racial. Les formes logiques de la rhétorique[17]se gonflent jusqu’à l’absurde pour éclater dans la contradiction et laisser voir la réalité. Dans l’apparence, les distorsions de la logique et de la raison montrent la présence d’une autre la logique, celle de la réalité. Dans l’apparence, l’absurde fait signe, masque expression de la réalité sur l’apparence. En 1939, dans son tableau Mascarade[18],Felix Nussbaum peint la peur dévoilée dans les masques burlesques que portent ses contemporains à l’occasion de la fête de la reine Esther.

 

« Dans les heures terribles de la séparation, il y a des hommes qui ne veulent pas partir, les uns sans leur femme, les autres sans leurs enfants, les autres sans leur argent. Dominitza Roxana ne veut pas partir sans son image, sa véritable image qui se trouve en Décébald Hormuz. Sans son image, elle n’est pas elle-même. »[19]

 

« En écrivant les histoires dont nous venons de parler, vous sauvez toute la haute Moldavie.

-La haute Moldavie est passée par le fil de l’épée et a été brûlée par les envahisseurs. Personne ne pourra plus la ressusciter.

-Si, soldat Hormuz. C’est vous qui ferez revivre la Moldavie. En la racontant »[20]

 

Dans les deux citations, l’enjeu est la mémoire des peuples face aux persécutions, mais surtout au génocide.

Le mot génocide[21]a été inventé par Raphael Lemkin, un juif polonais, en 1944. En 1933, ce dernier travaille sur le « crime of barbarity », le crime contre les lois internationales. Ce concept est mis en place à propos du génocide arménien et initié par le massacre assyrien en 1933, à Simele. En 1929, la crise économique est mondiale. Cette crise grave sera utilisée pour persécuter les croyants d’Ukraine. L’éducation des peuples au bolchévisme passe par l’utilisation de la misère. En 1944, pendant la crise financière due au coût de la guerre, Virgil Gheorghiu perd toute sa famille et tous les habitants de son village natal sont tués en déportation. Donc, dans le personnage de Décébald Hormuz, l’auteur raconte aussi sa propre histoire[22]et le souvenir de ceux qui sont mort sans descendance, pour transmettre leur esprit. Or le miroir où les humiliés se contemplent pour retrouver une dignité est dans les mythes populaires. Les conteurs du peuple sont ceux dont l’âme est la pupille où s’animent les ombres merveilleuses de ceux qui nous ont précédés. Les princes sont seulement les « bonjouristes », les hirondelles de passages. Ils ne font rien qu’indiquer la direction à suivre comme le fait Dominitza Roxana dans le roman de Virgil Gheorghiu pour retrouver le printemps. Leur image est un signe, celui de Dominitza est le signe des hésychastes[23], des amoureux de Vérone, des hirondelles et du printemps. La place de prince ne dure pas car vient le règne qui le place dans la terre. S’il reste au dessus de la terre pour diriger, on parlera de colonisation. Le règne est un scellement. Dominitza devient religieuse martyre. « Seuls les saints peuvent sauver les villes, les nations et les sociétés en train de sombrer. La sainteté est un long travail. Extrêmement dur. C’est un martyre. La sainteté s’accompli dans la solitude, dans la retraite, dans la prière et dans l’ascèse »[24]. Dans ces lignes, Virgil Gheorghiu reprend la définition de l’hésychasme qui est d’atteindre la sainteté, la perfection dans le monastère avec les autres religieuses[25]. La philocalie est l’amour de la beauté, dans le silence et la solitude au milieu du monde. La mesure de la plénitude du Christ se trouve dans la prière perpétuelle, la lecture de la philocalie des Pères neptiques. Cette dernière reprend les anciens textes d’Antoine le Grand, Macaire l’Égyptien, Cassien le Romain pour cheminer vers la perfection et surmonter les démons. Une autre source de l’homme nouveau se trouve dans le monachisme orthodoxe. Le danger est d’avoir séparée cette conception de Dieu. Car la perfection est Dieu qui habite le saint quand Il le souhaite.

Le personnage de sœur Romana s’oppose à celui de Xénia Ypsilanti qui vit dans son château au sommet d’une colline, est attachée à ses forêts, ne parle pas le roumain mais seulement le grec et pour qui meurt le Grand Hormuz.

La polémique du plagiat ne vient pas d’Occident et c’est cela que dénonce Virgil Ghéorghiu qui est suffisamment fin pour ne pas être jaloux d’un bon auteur. « Zéos Botarev (personnage fictif représentant l’occupation russe) est irrité jusqu’au paroxysme par la visite de Zaharia Vlaska. […] La hargne de Zaharia contre Téléorman n’est provoquée que par la jalousie. Il aurait voulu avoir le prix Nobel, lui Zaharia Vlaska. Zéos se souvient du cas Cholokhov. Des gens commencèrent dès 1929 à publier en U.R.S.S. des articles qui affirmaient que l’auteur du Don paisible était de Krioukov. Staline fit publier dans la Pravda du 29 mars 1929 un éditorial, en disant que ceux qui niaient que Cholokov était l’auteur du Don paisible, étaient des ennemis de la classe prolétarienne. »[26]La réflexion de Virgil Gheorghiu est une enquête et elle porte en elle la vérité, ici citée, et qui se confirme avec le recule du temps.

 

Le thème du plagiat est un grand classique de la littérature. Il est anecdotique, il est l’écorce qui permet de maintenir l’intérêt du lecteur comme la recherche d’un trésor ou le vol d’un diamant, une composante nécessaire du divertissement qui à l’avantage de soulever la question philosophique du « pseudo »[27]. Ces thèmes divertissants sont des figures de rhétorique. Ils apportent la légèreté à l’heuristique du récit, comme La bulle de savon[28]intéresse le personnage de l’enfant dans le tableau de J. S. Chardin. Comment peut-on reprocher à Virgil Gheoghiu d’avoir utilisé la polémique de 1929 autour de l’éventuel plagiat du travail de Fiodor Krioukov par Mikhaïl Cholokhov ? La question du vol du travail intellectuel est à la source de multiples œuvres littéraires et cinématographiques. Elle est romantique car elle utilise une forme rhétorique qui met en jeu nos émotions, dans le souci de reconnaître le génie, l’inventeur. Or, le travail intellectuel est le fruit d’un partage contrairement à l’idée romantique. Il est probable que Cholokhov a travaillé avec les notes du journaliste F. Krioukov, mort du typhus. Cela n’enlève rien à la beauté de son œuvre, au contraire. La vision romantique du génie solitaire n’existe pas. Charles Goodyear, aux Etats-Unis au début du XIX°, a participé aux découvertes pour la mise au point de la galvanisation du caoutchouc pour le confort de chacun et n’a jamais pu faire valoir les droits de son travail, au détriment de la santé de ses enfants qui en sont morts. Une fois ces éléments posés, les questions polémistes qui détruisent l’honneur des morts perdent beaucoup de leur intérêt. En effet, l’année 1929 est restée dans les mémoires pour la crise financière dont a découlé tant de souffrances et non pour une histoire malveillante d’usurpation.

 

En regardant le film Effroyables Jardins de Jean Becker, inspiré du roman de Michel Quint, la tension dramatique était si grande qu’il m’a semblé être dans un des contes dramatiques de Virgil Gheorghiu. Comme dans Dieu ne reçoit que le dimanche, les prisonniers sont dans une fosse[29]. Ce film pose aussi la question du prisonnier et de son garde. Le garde, dans le film, est un clown avant d’être enrôlé par l’armée allemande. Le garde meurt pour préserver son humanité, et le prisonnier reprend son rôle de clown en mémoire de son geste. Effroyables Jardins s’adresse à tous ceux qui veulent croire en l’humanité. La poésie, l’humour, le rôle sont l’expression de ce qui n’est pas localisable dans l’humanité, le sans lieu, l’archétypal et ainsi vivent dans les lieux multiples de toutes les âmes, la terre imaginal qui a des liens avec la terre originelle de l’enfance. Cette ressource permet de dépasser le pessimisme de Martin Heidegger quand il écrit en 1942-43 : « Cela comme si l’homme était susceptible de « conférer » et de « prêter » de lui-même un sens à l’histoire, comme si l’homme avait quoi que ce soit à prêter à l’histoire, comme si celle-ci avait besoin d’un tel prêt, ce qui présuppose que l’histoire soit « en elle-même » et tout d’abord privée de sens et doive à chaque fois attendre la faveur d’une « donation de sens » accomplie par l’homme »[30]. Parole de désespoir ou adhésion fataliste au nazisme, ces lignes sont le plus dur pessimisme sur l’homme que je n’ai jamais pu lire au vu de leur contexte historique. Elles sont une conclusion, à mon sens, hâtive, mais surtout dangereuse, à une démonstration, le cours de Martin Heidegger sur Parménide qui véhicule par ailleurs de bonnes choses. Ce pessimisme n’est-il pas un moment de désespoir en l’homme ? L’histoire s’y fait idéologie en se détachant de l’homme. Michel Quint, l’auteur d’Effroyables jardins, rejoint Virgil Gheorghiu pour dire qu’il existe des hommes qui portent en eux le ciel. « Ils sont restés ensemble (Mircea Crisan et Décébald Hormuz) un jour et une nuit. Pas plus. Mais ce furent un jour et une nuit qui ne s’oublient pas »[31]« […] elle est stupéfaite en entendant cet Anglais lui dire que la poésie est un élément d’intérêt militaire qui concerne la défense nationale et la survie en territoire ennemi. »[32]La poésie est la part d’humanité de l’homme, ce qui le garde en lien avec son milieu même quand il est hostile. Les fruits de nos jardins se déplacent dans des bulles poétiques.

L’écriture poétique répond à la logique relativiste, l’écriture se lit de façon différente suivant la position du lecteur. « Mais, si vous le regardez de l’autre côté, de l’endroit où vous êtes, c’est un p. Si vous venez près de moi, votre p sera un b. »[33]Tout au long du livre, le discours spirituel et religieux se juxtapose aux réflexions rationnelles logiques, ce qui ne manque pas d’humour. Le mélange des mesures matérielles et des mesures divines se produit avec la religieuse qui sort de son monastère, avec les Roumains confrontés à l’athéisme des envahisseurs. « Je vous ai tout simplement fait remarquer que votre société matérialiste et athée ignore des réalités profondes. Si on ignore des réalités, on provoque des catastrophes. Comme dans le cas présent. Une société scientifique et matérialiste comme la vôtre n’accepte pas l’existence des anges. »[34]La poésie est l’ange qui porte la présence de Dieu dans la prière et qui réunit les saints. « C’est sœur Romana emmurée dans la forêt qui a découvert Léonid Limitrof et c’est grâce à elle qu’il débarquera à Paris dans moins de deux heures. »[35]Virgil Gheorghiu joue sur la réalité et l’apparence. Il pose la question de l’énoncé. Un matérialiste, en refusant d’intégrer les anges à l’analyse, à les intégrer à l’énoncé, en refusant la légèreté des écorces, refuse la vie. Dans la légèreté de l’être des apparences, de la poésie se cachent les anges. Si l’on considère que la logique est un langage, un formalisme, il reste toujours une faille entre la logique et la réalité, entre la logique et l’observation. La logique est utile pour conceptualiser, comme la grammaire. La rhétorique est utile pour décrire, un peu comme les statistiques. Prenons l’exemple de la forêt de Dombrava. La situation est décrite du point de vue du médecin. La forêt est pillée par les paysans et pour cela ils contournent certaines règles. V. Gheorghiu omet l’importance d’avoir une gestion des forêts[36]qui permet de préserver l’humidité des sols, éviter le feu, conserver une variété des espèces… A notre époque, cette donnée manquante nous saute aux yeux. Elle dévoile la technique du récit. La page 35 du livre montre que les connaissances du médecin sont aveuglées par les revendications populaires. Le contexte matérialiste technique de l’époque l’emporte sur toute forme de réalité, sur la sagesse des anciens. Il ne reste plus que la violence de l’autorité des princes qui sera bientôt renversée par celle du peuple pour ne pas avoir modifié les anciens formalismes désuets mais surtout rappelé l’esprit de la loi imposée dans les forêts. On ne peut pas confondre les divergences d’intérêts et les différences de mesures où entrent en jeu la relativité. La logique relativiste est le formalisme du langage relativiste. Ici, les intérêts sont ce vers quoi tend le cœur comme élan de la chair, ou élan mondain. La logique divine participe du cœur du Christ ouvert par le coup de lance. Un groupe se définit par l’harmonie, la relation, la communauté d’intérêt entre les objets ou individus qui le composent. Le modèle est une composante de la relation, comme la grammaire de la logique, une application pour reprendre une expression mise en place par la théorie des ensembles. Si les individus ou objets appartiennent à plusieurs logiques, ils ne sont pas relativistes mais se trouvent dans des intersections[37]. En physique, la logique se réfère à des objets ou événements. Plusieurs ensembles répondent donc à des relations formalisées différemment. A l’intérieur de chaque ensemble, ou plus encore depuis chaque individu ou objet, le point du vue (repère) n’est pas le même. En religion, la légèreté de l’être permet d’approcher de Dieu. La légèreté de l’être, la simplicité, le travail sur les petites choses, la beauté de chaque acte de pensée ou autre du quotidien, l’humour, rapprochent de Dieu, comme la particule sans masse de la lumière échappe à la logique classique.

« Le prix Nobel revient à un Roumain. Pour la première fois de l’Histoire. C’est le prix Nobel de médecine. Il est décerné à un savant moldave de Jassy. »[38]Le livre est aussi la célébration de la remise du prix Nobel en physiologie ou médecine au grand savant et professeur Emil Palade, un Roumain, avec les professeurs belges Albert Claude et Christian R. de Duvé pour leurs descriptions des détails microscopiques de la structure et fonctions de la cellule. Une de ses découvertes propose un modèle de relation dans la mesure où il porte son attention sur la façon dont la cellule assure le transport des substances qu’elle produit ou dont elle a besoin. Il étudie le passage de la membrane de la cellule par les substances et constate que ces substances entrent ou sortent par des vésicules. Le modèle des vésicules supplante alors celui des pores.

 

En conclusion, le travail poétique de V. Gheorghiu ne peut pas être méprisé. Il porte en lui le témoignage des morts civils de Roumanie durant la dernière guerre mondiale. Il est une stèle où se dessinent les mythes d’un peuple qui fait lien entre le ciel et la terre.

 

La rhétorique de Virgil Gheorghiu rappelle les descriptions cellulaires du professeur Emil Palade. Elle se compose de vésicules : les archétypes des princes et des princesses, le pseudonyme, l’intrigue policière, l’usurpation d’identité, le syndrome de Stockholm, les vampires, le surhomme, autant de sujets divertissants qui captivent le lecteur pour nous faire revivre les dons de conteurs du peuple roumain.

 

Je désire terminer en ouvrant la question sur le romantisme. Le romantisme a pour racine le roman, la langue narrative dans laquelle sont écrits les récits, et ses formes rhétoriques. Le romantique se contente des vésicules. Le matériel produit par la cellule ne compte plus. Ainsi vivaient les rois de Bavière dans d’énormes châteaux à l’architecture compliquée, aux peintures guerrières sans sang. Contrairement à Versailles qui était un outil diplomatique, commercial et de pouvoir, le château de Louis II de Bavière n’aura jamais vécu autrement que comme curiosité. L’architecture rhétorique de Virgil Gheorghiu, dans Dieu ne reçoit que le dimanche, est compliquée mais à mon sens parfaitement adaptée aux contes fantastiques et effrayants de la Valachie. Son degré de complexité rivalise avec le douloureux témoignage, la souffrance personnelle de Virgil Gheorghiu d’avoir perdu sa famille et sa belle famille. Son épouse était juive. Quand le jeune couple arrive en France, il est épuisé. Ils ont traversé des épreuves dans des conditions dramatiques affectant leur santé jusqu’à la stérilité. Les livres de Virgil Gheorghiu sont un cri qui fait témoignage. On lui pardonnera donc ses portraits sans concession des gardiens des « Républiques pénitentiaires »[39]. L’œuvre de V. Gheorghiu n’est pas romantique car ses châteaux ne sont pas vides mais contiennent le sang lumineux, transfiguré, des victimes. L’œuvre de V. Gheorghiu est idéologique dans le sens où elle reprend les idéologies communistes pour les ridiculiser. Mais, Virgil Gheorghiu souffre de l’indifférence. « Les Etats-Unis sont un pays de marchands comme Carthage. On ne peut pas faire de commerce si la paix ne règne pas. Plus il y a de paix, plus les affaires sont bonnes. La paix véritable n’existe que dans les prisons et les cimetières. […] Les Américains ont opté pour la paix des prisons...»[40]

La logique, dans les livres policiers, reprend les méthodes scientifiques de la police. L’humour, dans l’œuvre de Virgil Gheorghiu, vient de l’union entre logique policière scientifique, et la mystique à une époque où la mystique est un tabou. La logique de Virgil Gheorghiu s’adapte aux plis de l’humanité. Son livre est une image littéraire d’un humour basé sur une logique à n dimensions pour sauver le peuple poète de Roumanie et de la région du Don, pour que les Rroms puissent continuer à construire des maisons qui soient des poèmes, célébrer des offices merveilleux pour leur Dieu, jouer du violon, porter l’or qui ne s’altère pas comme les chants de leurs âmes qui s’unissent à ceux des anges.

 

Mais voilà, comme dans tout policier, il en sort un malaise, la déduction parvient peut-être à nous convaincre mais elle ne nous convertit pas. L’intérêt de la déduction réside dans le lien qu’elle crée entre les preuves et les aveux. Mais par contre, le jeu des logiques, l’humour qui en découle, la déstabilisation des coupables véhiculent des témoignages intéressants sur la sagesse des croyants orthodoxes, les personnes sans papiers, sur les conditions de vie au goulag du canal en Roumanie entre 1945 et 1955… Dieu ne reçoit que le dimanche fait partie des policiers qui ont recours à l’humour par le jeu de la logique, comme dans les œuvres de G. Simenon, ou Agatha Christie. Dans le policier, personne n’est dupe du support ; il manque toujours des données. Les arbres de logique n’ont d’intérêt pour eux-mêmes que dans des systèmes fermés comme les supports médiatiques, pédagogiques ou autres outils, les jeux, certaines œuvres artistiques, certaines formes du divertissement. Dieu ne reçoit que le dimanche a omis une donnée, la crise économique de 1929, qu’il me semble difficile de ne pas associer avec les œuvres de Mikhaïl Cholokhov. Après la guerre de 1939-1945, la Roumanie est exsangue et, comme tout le reste du bloc soviétique, elle résout la crise sans remise en question par rapport à la catastrophe sociale de 1930, en mettant en place des goulags et en déportant les peuples. La souffrance des peuples dans la gêne économique est alors utilisée pour rendre plus efficace la politique culturelle d’Andreï Jdanov.

Après avoir été un pompier[41]de la pensée roumaine, la Valachie et la Moldavie, quand Virgil Gheorghiu prend ses fonctions au Patriarcat œcuménique de Constantinople, une plus grande sérénité entre dans ses œuvres qui sont plus ouvertes sur le monde. Il écrit Christ au Liban, La vie de Mahomet, sur la Corée. A chaque fois son regard se porte avec justesse sur les croyances et les souffrances des peuples.

 

En chacun de nous, se trouve un pli flottant, un pli tzigane, un pli nomade. Si ces plis disparaissent, il n’y aura plus de place pour la fragilité, l’amour, l’ailleurs, le voyage et l’imprévu. Car l’amour est fils de Poros et de Pénia, selon le discours de Diotime. Parmi les personnages qui nous hantent, le tzigane est celui qui fait du monde qui nous entoure, avec presque rien, une part de ciel. Le surhumain de F. Nietzsche entre le rêve apollinien et la fête enthousiasmante et primitive de Dionysos s’oppose à une époque où seule comptait la beauté apollinienne. Son souci était de redonner à l’Europe le vrai visage de la Grèce. L’ironie de Virgil Gheorghiu, celle aussi de Bruno Schulz rappellent que l’art n’est pas seulement la Grèce d’Olympie, mais celle aussi des statues de Bacchus, des bouddhas rieurs, de la femme hydropique de Vermeer. L’image énigmatique des boucs émissaires est l’expression des peurs de l’homme, la part bestiale de l’humanité qui refuse la souffrance, la fragilité et qui incite Vlad Dracul à brûler les pauvres après les avoir conviés à un festin.

 

Nous devons à Bruno Schulz d’avoir écrit pour les silencieux, les victimes des goulags et des déportations qui sont morts sans sépulture, les tziganes, les martyres qui pratiquent l’hésychasme dans le silence des monastères.



[1] Virgil Gheorghiu, Dieu ne reçoit que le dimanche, Paris : Plon, 1975.

[2] Ludwig Wittgenstein, Tractatus logico-philosophique.

[3] La logique classique est bivalente et comprend certaines lois, celle du tiers exclu et celle de la non-contradiction entre autres. La logique peut-être modale, plurivalente, affaiblie mais aussi relativiste...

[4] Vlad Dracul 1431-1476 (L’emblème de ce prince est le dragon) surnommé Tepes (l’empaleur) règnera par la cruauté.  . Il empalera les commerçants saxons de Transylvanie, les boyards (slavon : maître de la terre), 30000 Turcs sur le Danube.

[5] Jusqu’au début du XX° siècle beaucoup de peuples vivaient dans leur pays sans avoir de droits civiques. Les juifs, les tziganes, les musulmans en pays chrétien et les chrétiens en pays musulman.

[6] Se référer au site Internet : Stratégies linguistiques de l’humour et de l’ironie, Mirela Dragoi, L’ironie antiphrastique dans Les mendiants des miracles, Constantin Virgil Gheorghiu.

[7] Virgil Gheorghiu, Dieu ne reçoit que le dimanche, Librairie Plon, 1975, p. 157-158.

[8] La logique classique est une logique combinatoire basée sur des propositions. Un des meilleurs exemples de logique classique est celle qui est enseignée à l’école au travers des problèmes posés aux enfants en primaire, l’énoncé, le vrai, le rejet du faux. La logique classique concerne le formalisme de la grammaire. Son principal représentant est Willard Van Orman Quine.

[9] V. Gheorghiu, Dieu ne reçoit que le dimanche, Paris : Plon, 1975, p. 298.

[10] Matthieu, 20, 9-10.

[11] Comme la relativité a été découverte à partir des sciences en Occident, prenons un exemple scientifique : la logique de l’optique physique ne supplante pas la logique de l’optique géométrique car les formules de la seconde s’inscrivent parfaitement dans le cadre plus large de l’optique physique.

[12] La pression sur les intellectuels est organisée par La politique culturelle « jdanovienne » qui sera pratiquée en Roumanie de 1945 à 1953, à la mort de Staline. Voir Site Internet qui rend accessible le travail de Petru Negura.(doctorat EHESS, Paris, petreneg2001).: La politique de Jdanov en Moldavie.

[13] Les millions de morts et la misère imposée aux paysans pendant les années 30 sont racontés dans le livre de John Steinbeck, Les raisins de la colère, prix Nobel de littérature 1962, mis en film par John Ford.

[14] Internet : Romulus Rusan, La géographie et la chronologie du Goulag roumain consulté le lundi 26 09 2011.

[15] Une des sources du messianisme russe, l’avènement d’un monde nouveau, se trouve chez Fiodor Dostoïevski. « … notre idée est sainte et notre guerre […] le premier pas vers la réalisation de cette paix éternelle à laquelle nous avons le bonheur de croire, vers la réalisation de cette concorde vraiment internationale et vraiment humaine ! » Journal d’un écrivain, avril 1877 in La Russie face à l’occident, Lausanne : Editions La Concorde, 1945, p. 98.

[16] Petru Negura : Analyse des buts et des conséquences de la politique culturelle de Jdanov, in : fonjallaz.net Communisme Moldavia.

[17] J’ai choisi le mot rhétorique pour parler de la stylistique de Virgil Gheorghiu car chez Aristote la rhétorique est particulièrement attachée au discours judiciaire. Elle éveille les émotions des auditeurs qui sont utiles à la cause, elle provoque la réflexion. Aristote « La rhétorique sert également à découvrir le persuasif vrai et le persuasif apparent, tout comme la dialectique le syllogisme vrai et le syllogisme apparent ; car ce qui fait la sophistique, ce n’est pas la faculté, mais l’intention ; […] »Rhétorique, Paris : Gallimard, 1991, p. 21.

[18] Felix Nussbaum, Mascarade, Exposition Felix Nussbaum 1904-1944, Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, 09 2010 à 01 2011.

[19] Virgil Gheorghiu, Dieu ne reçoit que le dimanche, Paris : Plon, 1975, p. 128.

[20] Virgil Gheorghiu, Dieu ne reçoit que le dimanche, Paris : Plon, 1975, p. 106.

[21] Le génocide est l’anéantissement délibéré et méthodique d’un groupe d’hommes, en raison de sa race, son appartenance ethnique, de sa nationalité, de sa religion (Camp de concentration nazis juifs, prêtres ; .Goulag staliniens, massacres de Srebrenica…). L’intolérance religieuse est très fréquente et ce n’est pas en supprimant les religions que le progrès sera possible. Prendre la peine de la connaissance de soi et celle de l’autre sont les seules solutions pour éviter la politique de l’autruche qui met les religions sous terre.

[22] Le livre de Virgil Gheorghiu, Mémoire, est une autobiographie. Il est possible de voir de grandes similitudes entre l’enfance de Décébal Hormuz et celle de Virgil Gheorghiu. Le thème de l’homme parfait, des 7 vies, est autobiographique. Virgil Gheorghiu a eu une enfance merveilleuse, il a été étudiant, diplomate, prisonnier de guerre, errant, écrivain et poète, prêtre et dignitaire du Patriarcat œcuménique de Constantinople.

[23] Hésychasme : «  Acquiers la paix intérieure, et des âmes par milliers trouveront le salut auprès de toi » saint Séraphin de Sarov. Les hésychastes affrontent le désert qui représente l’hostilité de ce monde. Il existe des moines défricheurs qui ont rendu fertiles des terres devenue incultes. Saint Ursanne, Saint Germain et saint Randoald, s’installent sur les terres du Canton du Jura. Ils défrichent des clairières. Les abbayes sont célèbres pour leurs bibliothèques, clairières lumineuses sur les terres de l’intelligible et du spirituel. Avec Saint Antoine le Grand en 250, la terre spirituelle était désertique et ce sont les hésychastes qui en ont chassé les démons pour que l’eau puisse couler dans le désert.

[24] Virgil Gheorghiu, Dieu ne reçoit que le dimanche, Plon, 1975, p. 186.

[25] « Heureux le moine qui tient tous les hommes pour Dieu, après Dieu.  Heureux le moine qui regarde le salut et le progrès de tous comme le sien propre, en toute joie.  Moine est celui qui est séparé de tous et uni à tous.  Est moine celui qui s’estime un avec tous, par l’habitude de se voir lui-même en chacun.  Quand tu seras parvenu dans la prière au dessus de toute autre joie, c’est alors qu’en toute vérité, tu auras trouvé la prière ».Evagre, Chapitre sur la prière, in Philocalie de Pères neptiques, trad J. Touraille, tome A1, p. 98. Cité in Internet Hésychasme, wilkipédia. Une autre source de l’homme nouveau se trouve dans le monachisme orthodoxe. Le danger est d’avoir séparée cette conception de Dieu. Selon Saint Cassien le salut dans l’amour se réalise dans l’union de la volonté humaine et divine.

[26] Virgil Gheorghiu, Dieu ne reçoit que le dimanche, Plon, 1975, p. 430.

[27] Martin Heidegger, Parménide, Paris Gallimard, 2011, p. 67-68, p. 110. Chez V. Gheorghiu, on trouve un engagement qui fait du poète et du conteur celui qui donne confiance pour sortir de la grotte. Le poète est celui qui dénonce, il ne dit pas l’avenir, car il croit aux mutations possibles. Dans l’œuvre de V. Gheorghiu la rhétorique jaillit aspirée par les vacuités de la souffrance humaine. La poésie est la vésicule qui permet le transport du matériel produit par la cellule. La vésicule se forme en commençant par une vacuité dans la membrane cellulaire. Elle saisit son contenu et se referme pour s’ouvrir ensuite de l’autre côté de la membrane. Elle peut éventuellement se déplacer en se séparant de la membrane qui enclot le contenu de la cellule. La poésie est le jardin pour montrer et partager les fleurs de l’enclot de âme, dire que l’on aime.

[28] Jean-Siméon Chardin, Les bulles de savon, 1734 New York, Metropolitan Museum of Art.

[29] Virgil Gheorghiu, Dieu ne reçoit que le dimanche, p. 294 et suivantes.

[30]1942-43, Martin Heidegger, Parménide, Paris : Gallimard, 2011, p. 95.

[31] Dieu ne reçoit que le dimanche, p. 269.

[32] Dieu ne reçoit que le dimanche, p. 282. La conscience de l’importance de la poésie et de l’art pour contrôler les peuples conduira Andreï Jdanov à imposer à tous les artistes vivant dans les républiques socialistes soviétiques le réalisme socialiste. La Roumanie n’échappera pas à ces « travaux manuels » pour reprendre une expression du peintre écrivain ukrainien Bruno Schulz à propos du réalisme socialiste.

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Published by Monique Oblin-Goalou - dans Réflexions
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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 10:34

Durante os meus cursos do português, nós fizemos o papel de vendedor de caixão. O assunto divertiu-me. Um dos argumentos da vendedora era que o caixão era vermelho.

 

Sendo um seguidor, ocasional, do grande humorista francês Claude Serre, permiti-me, um dia depois, fazer humor negro com as palavras das lições. Era sobre brincos e piercings… . Em resumo, dentro do éforço para avançar na aprendizagem da língua, eu deixo-me ir ao prazer de um humor negro, um humor sem alma, um humor de sombra preocupado com o corpo.

 

Os portugueses dizem « humor negro » e os franceses « humour noir ». « Niger » significa, muito simplesmente, preto em latino. Então, perguntei-me o que humor queria dizer em latino. « Humour » vem de « humor » que quer dizer húmido. A humidade da terra é necessária de modo que o trigo não seque. Em latim diz-se : « Aliud cecidit super petram, et natum aruit, quia non habebat humorem. »[1]. Sem a humidade o trigo morre. O evangelho do semeador diz que uns trigos caiem sobre a pedra, crescem, e secam por falta de humidade. O trigo que cai em cima da pedra faz uma imagem mental. Não é só a metáfora das almas duras, ela é igualmente a metáfora dos almas sem humor, sem emoções.

 

A palavra « humour » provém do inglês humor, ele mesmo vem do francês « humeur », e do latim humor (liquido). Ná origem, a palavra humor teve um sentido unicamente médico. Ná Idade Média, havia uma teoria dita « sobre os humores ». Ela considera que, no homem, havia quatro humores ou fluidos principais, A bílis preta, a bílis amarela, a fleuma e o sangue, que são produzidos por diferentes όrgãos do corpo. O equilíbrio dos humores permitia permanecer em boa saúde. Por exemplo, demasiado fleuma no corpo provocava perturbações pulmonares e o organismo tentava tossir e cuspir para restabelecer o equilíbrio. A harmonia dos humores era reencontrada através de um regime alimentar, dos medicamentos e da sangria.

 

A linguagem corrente conduz a utilizar a palavra humor para evocar emoções. Cada um pensava ainda, no século XIXe, que as perturbações do comportamento ou os temperamentos provinham de certos líquidos que corriam nas veias. Este engano explica a derivação e a mistura que se operam sobre o termo « humor ». A conceção grega da catarse como modo de tratamento terá consequência sobre certas éticas. Este arcaismo médico encontra ecos, a propósito da sexualidade e da dissolução, em Montaigne inspirado por Cícero. Todos vão estar de acordo com a ideia que não é possivel haver sexualidade com todos os typos de corpos[2]. O épicurismo tem os seus limites, que denuncia Sigmund Freud, quando a infância não é respectada. A psicanálise aparece numa Europa angustiada onde reaparecem os movimentos messiânicos libertinos como o sabataísmo[3].

 

Sigmund Freud dá uma má definição da estética por ser completamente independente e libertada de qualquer orientação utilitária das coisas. Felizmente, ele excede esta concepção para ver as tendências do espírito e de qual maneira o espírito serve as coisas[4].

 

O humor negro, como o jogo de espírito, pode ser uma maneira de se defender. É agressivo porque não é privado de crueldade. O humor negro oferece imagens mentais onde cada um se pode reconhercer e bulir.

 

Sigmond Freud diz que o cómico tem a sua localização psíquico no préconsciente[5]. O préconsciente é a relação entre o inconsciente e o consciente. O humor de Claude Serre tem a capacidade de revelar o inconsciente. A profissão médica é geralmente adepta das obras de Claude Serre. Encontra-se nas familias de médicos o livro Humour noir et hommes en blanc[6]. O inconsciente do médico, as suas angústias na frente das suas responsabilidades revela-se nos seus desenhos. Os pacientes podem também apreciar. Este olhar sobre o hospital faz sair certas angústias do inconsciente. É normal ter medos, mas não é facil compartilhá-los. Humour noir et hommes en blanc permite uma consciência coletiva no humor mesmo se é negro. Claude Serre desenhou outros álbuns como L’automobile[7], por exemplo.

 

De acordo com Sigmund Freud, o prazer vem da elevação à idade adulta. « Esta elevação, diz, o adulto poderia bem tirá-lo da comparação de seu eu actual e seu eu infantil. Esta opinão encontra-se, até certo ponto, corroborada pelo papel atribuído ao infantil no processo neurótico do recalcamento. »[8]O infantil não faz necessariamente referência à infância real mas ao personagem psicológico da criança como metáfora na descrição analítica do espírito humano. Sigmund Freud faz talvez um erro quando está a falar de elevação para a idade, como vamos ver adiante. Não podemos dizer que há elevação, mas dialoga entre os papéis que a pessoa dá a ela mesma. Esta igualidade permite evitar a desvalorização do papel da criança numa pessoa.

 

A componente energética presente na ideia de transfêrencia poderia deixar acreditar que Sigmund Freud não se demarcava da antiga teoria dos seus desequilibrios. Mas tudo é diferente com Sigmund Freud, a transfêrencia efectua-se na matéria espiritual e a sua ação tanto quanto na ação do corpo. Simbolização permite escolher e controlar os seus atos. A palavra de espírito ou a imagem mental são atos que simbolizam as angústias e « poupam a energia necessitada pela inibição »[9]destas angustias. E aquilo é particularmente verdadeiro para o humor negro. O prazer do cómico vem da economia do investimento e o prazer do humor vem da economia do sentimento. Fala-se de humor negro porque sobre os assuntos como a morte ou a doença, permitem poupar não somente a energia necessária para a inibição mas a necessária para o sentimento. A riqueza da descoberta de S. Freud referir-se-á simbolização, à transfêrancia da energia afetiva para atos criativos. Uma alma vais ser criativa, pode consolar… se é sensivel, afetiva, atenta, se está pronta para se investir, se ela tem tudo o que faz o « humorem », o amor. A relação bem sucedida em humor não é sem amor. A pessoa é mais sensivel ao humor se é generosa. A ironia é sem amor, Impede a realização no pensamento e no mundo, a mistura alquímica dos sentimentos e da ação.

 

À ironia, falta o humor, a participação da vida. Ó humor pode ser o que range, se não for um meio de exclusão, então se ele for a prova de uma preocupação comum de avançar junto da humilidade e da simplicidade da vida terreste. Este é possivel a uma condição que a simplicidade e a humilidade não sejam uma renúncia mas um compromisso de uns com os outros na sociédade.

 

« Todos os homens não são capazes de resto de adoptar o atitude humorística ; Está lá um dom raro e precioso, e em muito falta até que a facultade para desfrutardo prazer humoristico que nós lhes oferecemos. E finalemente quando o superego tenta, pelo humor, consolar o eu e o proteger do sofrimento, Ele não nega a origem dele a diversão dela da instância parental. »[10]

 

A abordagem de S. Freud não parece distant da obra Arte Poética de Aristóteles, a concepção dele de arte como meio para respeitar o equilíbrio psíquico, o rire como catarses. Mas, poderia ser interessante distinguir várias coisas : que está sem distancia, tirar a vela do inconsciente e a distenciâ tomada com si próprio, o rire e a ironia, a sátira, a comédia e o drama. Estes duplos na arte o na imagens mantais são úteis a o conhecimento dele. Temos de fazer a diferença entre tirar a vela para o saber e revelar. Revelar significa dizer um segredo. Ora, à nossa época o conhecimento não é resevado para alguns. Jà é revelado. Porque não podemos saber quem são estes alguns. É um princípio democrático. A democracia não pode existir sem o conhecimento. Com reservas que sabemos os limites da nossa humanidade e que reconhecíamos o trabalho dos outros.

 

A distância tomada com si mesmo é um tema recurrente do pensamento oriental através da imagem da ave que deixa a pessoa para retornar iniciado a ele no Um.

 

No espelho do amor humano, é possível ver a sua alma. Não se pode esquecer os perigos do amor físico sem pureza, o amor não sagrado, e não virou a Deus. A pergunta é difícil e prefiro deixar a palavra com a poesia. A impureza separa de Deus. Deus poderia dexar a noiva dele se ela não fosse virgem. A noiva pode ser considerada como a alma no pensamento oriental.

 

« Se busco o meu coração, encontro-o no teu quintal,

Se busco a,minha alma, não a vejo a não ser nos cachos do teu cabelo.

Se bebo água, quando estou sedento

Vejo na água o reflexo de teu rosto.

 

Quero fugir a cem léguas da razão,

Quero de presença do bem e do mal me libertar,

Detrás do véu existe tanta beleza : lá está o meu ser ;

Quero enamorar-me de mim mesmo,

Ó vós que não sabeis !

 

Na jardim, há mil bonitas com os rostos lunares.

Há rosas, violetas que cheiram o almíscar,

E esta água que cai gota a gota no riacho,

Tudo é pretexto para meditação… Há só Ele… só Ele. »[11]

 

As passagens pelo mundo sensível, e o céu de Mercúrio, determinam a presença de Deus, a Origem. A humanidade não pode negar um céu para encontrar Deus, ou da sua presença para o mundo sensível, ou da caverna estrelada. Iblis é este que salta céus e cai mais baixo que o último céu.

 

« A condição destes povos muito antigos era ainda a de uma humanidade celestial, que quer dizer que, contemplados todos os objetos possíveis no mundo e à superfície da Terra viam-no certamente, mas pensavam, por eles, as coisas celestiais e divinas… » [12]O engano de Henry Corbin foi de pôr estes povos no passado quando são os contemplativos, os observadores, os namorados, todos os papel, as dobras de cada uma das nossas almas.

 

De acordo com Rumi o mundo sensível e a beleza são uns caminhos para Deus. Como vimos, Deus passa pelo relatório da vida. Mas Sohravardi[13]vai mais longe. Sohravardi escreve que os deficientes, os doentes, as mulheres e as crienças têm muita proximidade com Deus. Há uma importância no respeito pela pureza da infância, da virgindade, do respeito pelo corpo, em resumo pela diferença. O humor é possivel quando a pessoa preservou a sua infância tanto quanto a sua instância parental.

 

A abordagem religiosa não é em oposição com a abordagem cientifica quando Sigmund Freud escreve que sob a influênçia da educação se produzem os recalcamentos enérgicos, desde a infãncia, de certas tendências da sexualidade infantil[14]. Estes recalcamentos são necessários para assumir uma vida adulta de acordo com as vias normais[15]. Os papéis da família, da escola, da educação preparam o papel social.

 

De acordo com a abordagem psicanalítica, é necessário não expôr as crianças a certas imagens do humor negro que são as imagens recalcadas. Isso refere-se igualmente aos adultos na medida em que é feito violencia ao papel da criança. A criança é a metáfora da dobra do espírito para o qual a educação faz obstáculo a certas derivações comportamentais e permite assim ao espírito, libertado da preocupação de reprodução, de orientar-se para vias mais criativas. A criança é então o resultado de um papel moral. Saída do pensamento de S. Freud parece-me interessante inclinar-me sobre a análise transacional. Ela consiste no estudo e na luta contra a deficiência de certas relações no isolamento dos atores da empresa em papéis restritivos. Um destes enclausuramentos é a metáfora da infância que representa, na pessoa ou na relação, a que acantonar-se-áo papel das emoções espontâneas, ou da intuição e da expressão dos sentimentos. Uma demasiado grande generalização destes modelos representa um perigo de esquematização. Da mesma maneira que Kafka denunciava os papeís demasiado marcados do Pai, a nossa época tem necessidade de ver o despeito que ela tem pela infância e o relatório inábil da amoralidade que associa à infância. A análise transacional é muito útil mas é importante saber que não tem conta dos papéis do mendigo, do jogador, do investigador, do sonhador… porque o seu resultado é a dobra do adulto. A análise transacional acompanha, mas não diz claramente qual é a relação entre as componentes da personalidade e tudo o que faz a beleza do ser ao mundo. Quando Sigmund Freud fala de sexualidade infantil ou sexualidade em geral opõe as dobras físicas da sexualidade homem, mulher, criança aos papeís morais que a vida nos dá, mendigo, sonhador, racional, sedutor… . A distenção não é fácil ; Por exemplo, a viúva terá a assumir um papel moral de pai em mais do que de mãe. Isto não é contraditório na medida em que cada um leva nele um « animus » e um « anima », para retomar os termos de Karl Gustav Jung. As pessoas físicas podem tornar-se pessoas morais ou ter papéis morais. A pessoa moral da criança está presente em cada um como direito a uma ingenuidade.

 

A análise transacional serve a pessoa moral[16]da empresa. Na França, a declaração dos dereitos do Homem permite um justo equilíbrio entre a pessoa moral e o indivíduo.

 

Recordemos duas coisas do assunto do humor negro : a necessidade de compartilhar a angústia e a importância das barreiras do recalcamento. Estes dois elementos parecem contraditórios em redor do humor negro. Certas imagens do humor negro funcionam apenas como se fossem consumidas com grande moderação e se a pessoa souber ser preservada dos seus papéis de criança, de parente, de irmão, de irmã e se realmente existir um diálogo entre os diferentes papéis que o indivíduo assume. Para falar de maneira mais geral, certas angústias não se compartilham em todas condições e situações.

 

Esta conclusões poderão parecer de uma grande banalidade como a retoma dos papéis da escola, da família, a importância da arte, do humor. A psicanálise, como toda a Ciência, mesmo nas suas trincheiras mais complexas, nunca desiste-se do bom senso e junta-se às preocupações de parente atento a transmitir as regras da moral.

 

A moralidade não pode ser relativista. A moralidade é todos os princípios, as regras, os valores a que se dá uma sociedade. Estes elementos estabelecem a consciência coletiva e individual da sociedade. Entre a entidade legal da sociedade e a pessoa individual não são necessariamente os mesmos interesses mas não há nenhuma mudança de medida. E quando Deus deu dez ordens a Moisés, Ele passa pela pessoa natural de Moisés. Jesus dá no Novo Testamento, um aspeto de qual é a moral, por via da pessoa natural dele. Ele mostra o compromisso dele para o mundo. A moralidade é a medida não relativista de uma sociedade. A moralidade que está na balança humana, pode evoluir de acordo entre as consciências coletivas, as consciências morais, as consciências individuais. Não se pode confundir divergência de interesses e divergência de medida onde entra em jogo a relatividade.

 

As regras morais não são as mesmas em cada sociedade. Mas há uma parte, não relativista, universal da moralidade onde todos unem os interesses das pessoas particulares e das pessoas morais. A comunidade internacional poderia reconhecer mais claramente os direitos das pessoas morais, da criança, da mulher, e também do homem. A pessoa natural que representa a entidade legal da criança não seria necessariamente uma criança sabendo que cada um tem uma parte de infância que precisa de ser protegido.

 



[1] Padre Antonio Vieira, Sermões, Porto : Lello & irmão-Editores, 1959, volume I, pp 3-38.

[2]Não podemos haver sexualidade com todos os typos de corpos contrariamente a os propósitos de Cícero e de Montaigne. « Conjicito humorem collectum in corpora quoeque » Cicéron, Tusculanes cité in M. de Montaigne Essais III, Gallimard, 2009, p. 79.

[3] Sabbataïsme do nome de Sabbataï Tsevi 1666 um dos mais famosos dos falsos messias.

[4] Les « tendances de l’esprit et de quelle manière l’esprit les sert » S. Freud, Le mot d’esprit et son rapport à l’inconscient, Macintosh, Chicoutimi, 2002, p. 86-87.

[5] « Le comique a sa localisation psychique dans le préconscient » in S. Freud, Le mot d’esprit et son rapport à l’inconscient, (trad. Marie Bonaparte, Dr. M. Nathan) Paris, Gallimard, 1971, (cégep de Chicoutimi) p. 205.

[6] Claude Serre, Humour noir et hommes en blanc, Glenat, 1972.

[7] Claude Serre, L’automobile, Glenat, 1976.

[8]« Cette élévation, dis-je, l’adulte pourrait bien la tirer de la comparaison entre son moi actuel et son moi infantile. Cette opinion se trouve dans une certaine mesure, corroborée par le rôle dévolu à l’infantile dans le processus névrotique du refoulement. » S. Freud, Le mot d’esprit et son rapport à l’inconscient, p. 204.

[9] Les images mentales comme actes « épargnent l’énergie nécessitée par l’inhibition » S. Freud, Le mot d’esprit et son rapport à l’inconscient , p. 211.

[10]« Tous les hommes ne sont pas capables d’ailleurs d’adopter l’attitude humoristique ; c’est là un don rare et précieux, et à beaucoup manque jusqu’à la faculté de juoir du plaisir humoristique qu’on leur offre. Et finalement quand le surmoi s’efforce, par l’humour, à consoler le moi et à le préserver de la souffrance, il ne dément point par là son origine, sa dérivation de l’instance parentale. » S. Freud, le mot d’esprit et son rapport à l’inconscient, p. 211.

[11] Rumi, Odes místicos.

[12]« La condition de ces très anciens peuples était encore celle d’une humanité céleste, ce qui veut dire que, en contemplant tous les objets possibles dans le monde et à la surface de la Terre il les voyait certes, mais il pensait, par eux, les choses célestes et divines…  Henry Corbin, Face de Dieu face de l’homme, Flammarion, 1983, p. 48. Cité in Monique Oblin-Goalou, Le Rhizome sous l’arbre, Le virtuel au-delà des images lumineuses, Lille : ANRT, 2008, p. 93.

[13]Sohrabvardi é o iniciador da sabedoria das luzes, o autor do Kitâb Hikmat al-Ishrâq. Esta sabedoria nasceu da influência do sufismo, e da sabedoria d’Ibn Sina e do conhecimento da antiga sabedoria. O desejo da alma girada para um objetivo luminoso preserva das paixões carnais e da ira.

[14] Sexualidade infantil : O pazer de assumir, na criança, a identidade masculina ou feminina dela.

[15] S. Freud, Cinq leçons sur la psychanalyse, Ed. Payot, 1966, p. 53.

[16] A pessoa moral é representada por pelo menos uma pessoa física como um presidente para o estado. Porque é a pessoa física que permite ser comprometido. Então, o poder dos outros sócios é limitado.

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 10:05

Na França, há uma mulher violeta que todos deconsideram e que não tem importância para eles. A mulher violeta não se preocupa com nada. As pessoas sérias associam-na aos tempos livres, e aos feriados, à vida privada. A cor dela é a ultima do arco íris. Contudo, o que vive com a mulher violeta é invejado.

 

A mulher violeta é fragil. Desaparece mais rapidament que os reflexos da água. Persiste nos rios calmos, e nas bacias que escavam as fontes vivas.

 

Milan Kundera escreveu sobre a mulher violeta. É a que renuncia-se à tudo, a que fez falhar a primavera de Praga. Mas a mulher violeta dele não tem moral. Como se o trabalho feito bem justificasse os amores infíeis. A mulher violeta de Milan Kundera tembém centra tudo nela. Como se as mulheras violetas de um casal fossem concorrência. E como se, às vezes, não pudessem fazer uma.

 

A mulher violeta baixa-se de acordo com Simone Weil a filosofa do inicio do século XX°. Contudo, a existência participa com ela do humor, da beleza, da alegria, do encanto, das pequenas coisas da vida, das artes. É o meio sem o qual o pigmento não pode fazer a cor, ser é impossivel. Porque a mulher violeta traz o divertimento necessário para a concentração, o descanso necessário para o trabalho, para dizer tudo, à consciência. da nossa humanidade e da dos outros necessário ao conhecimento na caridade.

 

Faz voar os vestidos das mulheres com o vento. Para a reencontrar, é necessário às vezes retirar-se. Não existe sem a humilidade e a força.

Sabem quem é ? É a ligeireza.

 

Bibliografia : Milan Kundera L’insoutenable légèreté de l’être ; Simone Weil, La pesanteur et la grâce.

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 10:47

Entrando no Casino do Estoril, depois da surpresa dos jogos de arquitetura e decoração, você vai descobrir uma sala cheia de máquinas. Desde Montaigne, o jogo é considerado útil para a saúde e para a vida como entretenimento. A diversão não consiste de se afastar da meta, seduzir Atalante, mas abordá-la com três maçãs[1] de ouro: inteligência, imaginação e alegria. O jogo permite a procrastinação, o tempo passa rápidamente a jogar. Algumas necessidades são adiados para o dia seguinte com consequências por vezes infelizes! Lindâ-Lê considera a poesia, a romance, a ficção, como meios de procrastinar, mas os jogos e jogos de vídeo são também uma boa maneira de passar o tempo? Uma abordagem aos jogos, software, mostra vários passos entre a liberdade e a dependência.

Jogos de vídeo que você pode praticar na Internet, como os jogos grátis Moby Dick, máquinas a dinheiro, jogos de cartas, as vezes, são concebidos por uma pessoa e eles não mudam. Neste caso, eles são uma imagem rigida em que a imaginação não tem papel criativo o so num lugar fechado: são imagens fechadas. Jogar sozinho é relaxante. Ser capaz de jogar em rede não muda coisas, mas faz o "vínculum"[2] uma ligação em latim. A relação ao redor do jogo  permite achar da companhia. Os jogadores on-lines em Internet ou em redes compartilham num lugar virtual.

As máquinas a dinheiro nos casinos oferecem uma pequena imagem com um som de jingle. O encantamento do “ritornello” seduziu, não só os jogadores, mas também os músicos e artistas. Gilles Deleuze[3] escreveu sobre o teatro de Samuel Beckett: "A imagem é um pequeno ritornello, visual ou sonoro quando chegou o momento: “a hora requintada…”. Na Watt, os três sapos intercalam as suas canções, cada uma com o seu próprio ritmo, Krak, Krek, Krik. As imagens-ritornellas correm através dos livros de Samuel Beckett ". O conforto, destes mundos cheios de certezas, dissolve as necessidades da vida. O ritornello incita a repetir por novas variantes para fazer melhor. A repeticão, do mesmo gesto, agrada particularmente jogadores digitais. Estes jogos vêm dos simuladores profissionais utilizados na indústria aeroespacial, aviação e outras profissões preocupadas reduzir a probabilidade de acidentes a zero. Nestes jogos as contagens favorecem a repetição. A cada nova tentativa fazem o gesto de novo por uma melhor contagen. O mundo de jogador desmorona-se. Ele perde-se no turbilhão da sua diversão.

 
A sensação de segurança, ao número finito de possíveis incitam a
envolver dinheiro, a correr riscos. Quando o jogador explora as várias metamorfoses do jogo. O espaço do jogo torna-se ressegurado. O jogador começa a apostar dinheiro, ignorando os perigos potenciais. A doença do jogador, que é proibida na entrada um casino, é uma forma grave de procrastinação. De fato, o sabor do jogo pode perder a pessoa, no senso de perder os papéis que ela face na vida, a liberdade de iniciativa, de suas máscaras múltiplas. A diversão torna-se um pesadelo.

As formas mutantes da arte surrealista renovam as questões tabu da sociedade. No espaço do mito, a batalha entre Madame Mim e Merlim, o mago, permite os excessos da imaginação em metamorfoses divertido e variado. Também, no caso dos desportos coletivos, jogos de xadrez, ou palavras, os jogadores reunem-se em torno de regras que definem um lugar onde o espírito e a imaginação se expressam sem preocupações.

O jogo é bom para a saúde, disse Montaigne, porque ele amava a vida.O entretenimento, diz ele, é um modo de vida com todas as dobras de sua humanidade, sem fugas. É um prazer de viver no molde fechado de imagens, em mais ou menos complicadas regras de um jogo de cartas ou um desporte de equipe. Jogar dinheiro para o casino faz a analogia de possiveis e valores. Um risco mensurável entra no jogo. No lugar do jogo permite o risco de excessos da imaginação, na liberdade da variação. O prazer é acrescido, na condição de permaneçer razoável, claro!


Bibliografia:


1 Montaigne, De la diversion, Essais, Livre III, chapitre IV. Cité in http://www.bribes.org/trismegiste/es3ch04.htm.

2 Gilles Deleuze, Le Pli, Les éditions de minuit, 1988, p. 150.

3 Gilles Deleuze L’épuisé in Samuel Beckett, Quad et autres pièces pour la télévision, Paris : Editions de Minuit, 1992, p. 72.



 

 

 

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 19:12
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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 19:03

Eu fiz uma viagem para Amman na Jordânia só por dois dias.

 

O tempo que o nosso avião esperava por nos sobre o aeroporto de Amman com os nossos roupas quentes. Passamós duas noites em Amman no mais bonito hotel da cidade. Os sabões vinham de Alepo e podiamos comprar coral branco do Mar Vermelho.

 

Os Jordanos estavam felizes em receber-nos. Então, conduziram-nos através das grelhas complicadas das fronteiras deles com Israel para ver o monte Nebo onde Moïse viu a terra prometida antes de morrer ; e a bordo do Jordão onde Cristo foi batisado por São João.

 

Solicitei na igreja muito próxima do lugar onde foi baptizado Jesus e onde o Pai e o Espirito Santo se uniram ao filho para assegurar os homens da sua nova presença no mundo. Nesta igreja ortodoxa, uni a minha oração às descrições de Virgil Giorgiu do rito ortodoxo que une o céu e a terra sob as arcas consagradas da assembleia em oração.

 

Eu vi os bairros pobres da cidade, imensos guetos, os campos dos refugiados que fogem desde décadas do orgulhoso Israel.

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 11:12

[51] Henry Corbin, Avicenne et le récit visionnaire, Paris : Verdier, 1999, pp. 329-331 ; pp. 275-298.

[52] Jozefina Szelinska in Bruno Schulz, Œuvres complètes, p.799. Les fiançailles de Bruno Schulz avec Jozefina Szelinska ont duré quatre ans car Bruno Schulz n’obtenait pas sa mutation. Or, renoncer à l’enseignement aurait nuit à la créativité de Bruno Schulz. L’enseignement laisse du temps pour la réflexion afin de préparer les cours.  Cette insatisfaction explique certaines orientations de sa créativité. Les fiançailles, dans le dialogue amoureux, dévoilent les relations de l’âme. Ce n’est pas d’abord le mariage, qui apporte le dialogue spirituel de soi avec notre nature lumineuse, mais les lettres amoureuses, l’enseignement, la recherche de l’autre. Après l’ivresse de se savoir aimé, les fiançailles sont une prise de conscience pour une indépendance affective de l’âme. La recherche de l’aimé crée des relations multiples, et garantie l’ouverture et la plasticité des formes de l’âme. La connaissance de soi ainsi acquise permet d’aborder le mariage en respectant l’autre.

[53] Bruno Schulz. La comète, pp. 361 à 368. On retrouve, chez Goethe, en tout homme, une dynamique comparable à celle de la plante, une identité présente en lui dès sa naissance sous la forme virtuelle. La nature n’est pas génétique mais innée. Elle n’est pas élitiste mais fruit du dévoilement de soi à soi.

[54] Bruno Schulz, La comète, p. 367.

[55] T. Kantor. Le théâtre de la mort, p. 205.

[56] « Puisque vous n’avez pas un regard assez pur pour voir ma beauté sans intermédiaires et sans accompagnements, je vous la montre au moyen de formes et de voiles. Car votre perception de ce qui ne peut être qualifié passe par la forme, afin d’être à la mesure de votre capacité de vision. » Sultân Valad, fils du célèbre Rûmî, cité in François Cheng, Cinq méditations su la beauté, Albin Michel, 2006, p. 110-111. Notons le mot mesure.

[57] Titien, Amour sacré amour profane, 1514, Rome. Villa Borghèse.

[58] Le hassidisme est un mouvement religieux juif fondé en Europe de l’Est au XVIII° siècle. Sans négliger l’étude, l’accent est mis sur la joie de vivre. Les hassidim pratiquent un séparatisme social en ayant leurs magasins et écoles, vivent dans des quartiers séparés, portent des vêtements qui les distinguent. Le dirigeant devient responsable d’une communauté par voie héréditaire. La fidélité des partisans au rebbe est très grande. La fidélité du partisan envers son rebbe fait qu’il devient l’admor (Adoneinu Moreinu Rabeinu qui veut dire notre « Maître, Guide et Rabbin » dans ce qui peut devenir un culte de la personnalité). Les mitnagddim s’opposèrent aux hassidim. Mais, ils ne parvinrent pas à venir à bout du fait que la relation à Dieu dépend plus d’une expérience religieuse immédiate et moins de l’observance des détails de la torah ou du Talmud. Les fidèles d’amour de l’islam oriental et leurs imams ont un lien avec l’admor et ses partisans  dans cette forme de la  mystique.

[59] Bible de Jérusalem, Osée, 10 2.

[60] B. Schulz, Œuvres complètes, pp. 451, 452.

[61] B. Schulz, Ibid, p. 659. La morale, chez Bruno Schulz, est-elle liée à la valeur ? La morale, dans l’œuvre de Simone Weil, est liée au spirituel. Les formes de la morale sont ouvertes et liées à l’indicible (pour l’indicible, Simone Weil utilise le mot hauteur). La valeur n’est pas une forme ouverte car liée à la mesure qui instaure un système. « S’abaisser, c’est monter à l’égard de la pesanteur morale. La pesanteur morale nous fait tomber vers le haut. » (Simone Weil, La pesanteur et la grâce, Paris, Plon, 1988, p.10). Si la valeur est utilisée au sens de courage, elle a un lien avec la morale comme appartenant au cœur qui est croisement des différents lieux de l’âme. Le cœur est le lieu de la relation et serait ainsi le lieu de l’art. La relativité ne remet pas en cause la morale si cette dernière est une forme ouverte sur les plis de l’âme, le pli social autant que spirituel tourné vers Dieu.

[62] B. Schulz, Œuvres complètes, pp. 101-107.

[63] B. Schulz, Œuvres complètes, p. 449. Les mannequins de cire et les mannequins du magasin du père se font concurrence dans l’enfance de B. Schulz.

[64] B. Schulz, Œuvres complètes, p. 445.

[65] Le titre de Bruno Schulz est Le Sanatorium à la clepsydre. Traduire par Le sanatorium au croque-mort est une erreur. Je fais cette constatation au vu de son intérêt pour la relativité qu’il lie à l’enfance et qui constitue pour l’ensemble de son œuvre une thèse. La clepsydre est un instrument de mesure du temps. Le temps est remis en cause par les thèses relativistes et par Bruno Schulz dans le jeu de flou, d’indétermination des rôles du père et du fils dans la nouvelle.

[66] B. Schulz, Œuvres complètes, pp. 151-217.

[67] « Tas de Bourrier » : Expression du poète Simonne Roumeur à propos de ses origines familiales, culturelles et sociales in Monique Oblin-Goalou, Le Rhizome sous l’arbre, ANRT, 2009, pp. 254-264.

[68] « Père s’approcha de moi […] dit sur un ton de douce persuasion : « Au fond, il n’y a que des livres. Le Livre est un mythe auquel nous croyons dans notre jeunesse, mais à mesure que les années passent, on cesse de le prendre au sérieux. » J’avais dès cette époque une opinion différente, je savais que le Livre était un impératif un devoir. Je sentais sur mes épaules le poids d’une grande mission. » » Œuvres complètes, p. 128.

[69] Bruno Schulz, pp. 191-217.

[70] Bruno Schulz termine Le sanatorium à la clepsydre juste après la rupture avec sa fiancée Jozefina Szelinska,  juive convertie au christianisme. Il sent monter l’antisémitisme puisqu’on lui reproche d’avoir fait le rêve de Joseph de la Bible. Il est plus juste de voir dans le printemps une ironie adressée à sa fiancée.

[71] B. Schulz rappelle toutes les démissions d’Isabelle d’Espagne, de Rodolphe d’Autriche, des Tsars, des états policiers russes ou allemands. Il aurait été préférable pour leurs « hauteurs de vue » de ne pas se préoccuper de spatialité et de vêtements qui font peur, mais de tenir au mieux la sagesse et le souci de privilégier l’innocent sur le mauvais.

[72] J. W. von Goethe, Romans, pp. 696-697.

[73] Goethe, Wilhelm Meister, les années d’apprentissage, Romans, Editions Gallimard, 1954, p. 695.

[74] « Que doit-on faire de la réalité méprisante ? » semble dire Gombrowicz. La concurrence des auras, des rayonnements, est dangereuse. Si la femme du docteur prend la bannière de défendre la maternité protectrice et castratrice, elle est libre, sa cause est juste. La question est d’avoir la capacité de voir en même temps la femme du docteur, du point de vue de son intellect et du point de vue de ses jambes. Œuvres complètes p. 666. Au-delà de l’ironie et du coup de griffe à la prétentieuse (qui renie ses rôles multiples et l’aide des autres pour les assumer), Bruno Schulz a conscience de l’unité des plis multiples de l’âme, l’imbrication parfois douloureuse de ces « zones » psychiques. Au-delà de la question de l’attirance physique, Bruno Schulz reconnaît les lieux multiples de l’esprit.

[75] B. Schulz, p. 667. Ces lignes sont une réponse à W. Gombrowicz.

[76] « Toute intervention des adultes tendant non seulement à supprimer totalement la masturbation, mais encore à s’immiscer inutilement dans les imaginations des enfants et leurs projets fabuleux (qui masquent toujours des fantasmes sexuels), pour les passer au crible de la raison, devra prendre le nom d’intervention castratrice. Elle ne pourra qu’augmenter l’angoisse inévitable et normale de l’individu dans ce moment naturellement difficile de son développement. » Françoise Dolto, Psychanalyse et pédiatrie, Ed. du seuil, 1971, p. 89.

[77] Le personnage de la mère castratrice, du Père autoritaire peut-être rapproché de personnages de récits, Avicenne et les personnages d’Absal et Salaman, Platon et l’aurige du mythe de Phèdre, Anne et Patrick Poirier et les quatre colombes de L’âme du voyageur endormi (œuvre citée in Monique Oblin-Goalou, Le rhizome sous l’arbre, Lille : ANRT, 2009, p. 70), Ovide dans les métamorphoses, Goethe les 4 porteurs d’Aurélie lui font défaut, Les récit de Sohravardi (trad. Henry Corbin, L’archange empourpré, Fayard, 1976)… On peut suggérer que la psychologie moderne s’appuie sur la famille pour reconstituer le schème des tensions de l’âme et passe par la sexualité. Par souci scientifique, le vocabulaire serait marqué par un manque d’amour dans l’analyse de la relation, et ferait violence à la famille.

[78] B. Schulz, La nuit de Juillet, Œuvres complètes, p. 219.

[79] B. Schulz, Août, pp. 25-26.

[80] La bourrasque, Ibid, pp. 101-107.

[81] G. Bachelard, Poétique de la rêverie, p. 61.

[82] Henry Corbin écrit : « Et, faute d’une symbolique et d’une angélologie fermement établies sur leur base. On inclinait facilement à concevoir cette Sophia comme une métaphore, comme la personnification d’un attribut Divin. » Ce qui est une erreur. Henry Corbin cité in Monique Oblin-Goalou, Le Rhizome sous l’arbre, ANRT, p. 69. Or, chaque lumière est rayonnante, source, ce qui en fait son unité, son origine. L’espace est ainsi polycentré. L’autre dimension est causalité par rapport à l’origine de chaque lumière. « Les intelligences se multiplient d’elles-mêmes par projection et réfléchissement de leurs lumières ». Henry Corbin, l’Archange empourpré, Fayard, p. 79. Cette double lumière de causalité et de rayonnement fait que Sohrawardi reconnaissait la hiérarchie autant que l’initiative individuelle. Le problème des fidèles d’amour survient lorsqu’ils renoncent à une composante de leur double lumière, quand ils effacent la lumière qui fait leur unité rayonnante pour celle d’un autre (imam, Rabin, prêtre, épouse, dames des fidèles d’amour). Toutes ces personnes sont la lumière causale qui permet l’advenue de la lumière rayonnante. Les deux lumières vivent l’une de l’autre dans des mouvements de va et vient.

[83] Est-ce une façon poétique de dire que, pour le peuple juif, la fin des temps est le temps du non retrait, de la présence de Dieu au monde, de la venue du Messie ?

[84] Bruno Schulz, Œuvres complètes, Paris : Denoël, 2004,  pp. 365-367.

[85] Tadeusz Kantor, p. 259.

[86] Bruno Schulz, Hassidim devant le puits, catalogue Bruno Schulz la république des rêves, Paris, Denoël, 2004, pp. 130-132.

[87] B. Schulz, Vieux juifs dans une rue de la ville catalogue Bruno Schulz la république des rêves,  p. 128.

[88] Charles Szlakmann, Moïse, Paris : Gallimard, 2009,  p. 70,  p. 159.

[89] Selon la tradition du nouveau testament, Marie seule est la mère de Jésus dans sa nature charnelle. Et pourtant, le nouveau testament ne s’intéresse qu’à l’origine de Joseph pour certifier la filiation juive de Jésus.

[90] Le décret de l’Alhambra, connu pour avoir causé l’expulsion des juifs d’Espagne, fut publié le 31 mars 1492 par le roi Ferdinand et la reine Isabelle. Il ordonnait aux juifs d’être séparés des villes et cités pour avoir converti des chrétiens. « […] mauvais Chrétiens qui se sont judaïsés et sont coupables d’apostasie envers notre sainte foi catholique, la plupart étant dues à des communications entre juifs et Chrétiens. » Citation du décret de l’Alhambra. 150 000 à 200 000 juifs fuient en Navarre, au Portugal, en Italie, en Afrique du Nord, en Méditerranée orientale. Je viens de découvrir qu’un livre sort des presses : Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé, Fayard, 2009, 446 p. Cette conclusion est partagée par d’autres, par d’autres chemins. Je mets une réserve sur cette référence, n’ayant pas encore lu cet ouvrage.

[91] site internet.

[92] Emil Gorski (ancien élève de Bruno Schulz), cité in Catalogue de l’exposition Bruno Schulz La république des rêves, Paris : Musée du Judaïsme, 1984, p.213.

[93] Gaston Bachelard, La poétique de la rêverie, Paris : P.U.F., p. 61.

[94] Bruno Schulz, Vieux juifs dans une rue de la ville, 1930, catalogue Bruno Schulz la république des rêves, Paris, Denoël, 2004, p. 128.

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 11:07

[1] Michel Gondry, pub AMD Flatzone, Production : Partizan Midi Minuit.

[2] 3D animation. Antoine Arditti, Audrey Delpuech, François-Xavier Lepeintre. Le Faux Pli, 2002.

[3] Tadeusz Kantor, Le Théâtre de la mort, Lausanne : L’Age d’Homme, 2004, pp. 234-236.

[4]Dans la nécessité de vivre au milieu des persécutions, et, en 1935, pour épouser Jozefina Szelinska, Bruno Schulz quitte la communauté juive (les mariages entre communautés n’étaient pas autorisés). Et il le fait savoir.

[5] Dans son enfance il a vécu une expérience mystique qui lui a valu de dessiner.

[6] B. Schulz, Essais critiques, Œuvres complètes, Paris : Editions Denoël, 2004, p. 498.

[7] B. Schulz, p. 498.

[8] Drohobycz (Bruno Schulz écrit le nom de sa ville en polonais) où a vécu Bruno Schulz est actuellement en Ukraine, mais elle fut sous domination de l’Empire austro-hongrois, polonaise ou russe suivant les aléas de l’histoire. L’histoire de Drohobycz est marquée par l’extermination de 15000 juifs durant la deuxième guerre mondiale.

[9] Selon le musée d’art et d’histoire du judaïsme, ces statuettes ne seraient pas de Bruno Schulz.

[10] Bruno Schulz critique Paris, Hôtel « Beau Soleil » in Œuvres complètes, Paris : Ed. Denoël, 2004, p. 504-505.

[11] Bruno Schulz, Œuvres complètes, Paris : Editions Denoël, 2004, pp. 52-54.

[12] Thomas Mann. La Montagne magique, Paris : Le livre de poche Arthème Fayard, 1931, pp. 392,393. Il s’agit de poésie autour d’un examen radiographique. Les rayons dévoilent l’invisible sur les écrans. Bruno Schulz dit son admiration pour T. Mann dans la lettre à Zenon Wasniewski du 7 novembre 1934.

[13] Bruno Schulz. Illustration pour la nouvelle « Le sanatorium au croque-mort », 1926. Catalogue de l’exposition Bruno Schulz, la république des rêves, p. 86.

[14] Bruno Schulz. Œuvres complètes, « Le Sanatorium au croque mort », Paris : Ed Denoël, 2004, p. 280.

[15] Bruno Schulz. Illustration pour « Nemrod », 1933, exposé à Paris au musée d’art juif, Catalogue Bruno Schulz, La république des rêves, 2004. Correspondance avec  le texte Nemrod in Les boutiques de cannelle, Œuvres  complètes, p. 63.

[16] Hassidisme (de Hassidim, mot hébreux : Les pieux) : mouvement  en réaction au judaïsme académique fondé en Europe de l’Est (Biélorussie et Ukraine). Israël ben Elizer (1700-1760) met l’accent sur la célébration, la danse, le chant, la joie, l’affectif, l’enthousiasme et la ferveur, l’amour de Dieu, tout en privilégiant l’étude. Un hassid est homme pieux qui transfigure son existence car la vie juive était sans joie, ni spiritualité. Le rebbe (dirigeant de la communauté) accède à son poste par voie héréditaire. Le hassidisme a tendance à la pratique du culte de la personnalité. En 1648, les massacres cosaques sur les communautés juives d’Ukraine avaient été interprétés comme un chemin de rédemption par les messies Sabbataï Tsevi (juif, d’origine espagnole, né à Smyrne, en Turquie, en 1626) ou le cosaque l’hetman Bohdan Chmielnicki et Jacob Franck (1726-1791). SabbataÏ Tsevi pratique la religion juive cachée sous l’islam et Jacob Franck et ses disciples fondent le frankisme, religion juive, cachée derrière le christianisme. Ce sont à chaque fois des cœurs doubles apparus suite aux persécutions. En connivence avec la Russie tsariste puis le national socialisme, les massacres de 1648 menés par Bohad  Chmielnicki et le frankisme (18ème siècle), les pogroms de 1881-1884, 1903, 1917, (entre 70 000 et 250 000 morts plus de 300 000 orphelins), 39-45 désespèrent les juifs. Les pogroms (terme d’origine russe) se répandent en Europe de l’Est, en Europe de l’ouest, en Asie, en Afrique ! Le frankisme professait que, dans la vision eschatologique, le châtiment et l’expiation sont à la mesure de la taille du salut ! Ils avaient en aversion le Talmud ! Ils ne respectaient pas la pureté familiale ! The Virtual Jewish History Tour Ukraine.

[17] Bruno Schulz, Œuvres complètes, Denoël, p. 117.

[18] B. Schulz, Œuvres complètes, Denoël, p. 141.

[19] Bruno Schulz, Mythification de la réalité, Œuvres complètes, p. 394.

[20] Pablo Picasso, La crucifixion, 1930, Musée National  Picasso, Paris.

[21] Pablo Picasso. La Danse, 1925, Tate Gallery, Londres.

[22] Pablo Picasso, Baigneuse assise, Musée d’art moderne de New-York, 1930.

[23] Bruno Schulz, Œuvres complètes, p. 218-219.

[24] Bruno Schulz, La république des rêves, cité in Catalogue de l’exposition Bruno Schulz « La République des rêves », musée d’art et d’histoire du judaïsme, Paris, Editions Denoël, 2004, p. 8. Œuvres complètes, pp. 343-350.

[25] B. Schulz, Œuvres complètes, pp. 632,633.

[26] Bruno Schulz, lettre à Zenon Wasniewski, le 15 octobre 1934, Œuvres complètes, p .615.

[27] B. Schulz, Œuvres complètes,  p. 656.

[28] Ibid, La république des rêves, pp. 343-350.

[29] Gaston Bachelard, L’eau et les rêves, Librairie José Corti, 1942, p. 126.

[30] Bruno Schulz, Œuvres complètes, Paris : Ed. Denoël, 2004, p.349.

[31] « Le mot « Egypte », en hébreu « mitsraïm », signifie « étroitesse ». Il faut sortir de l’étroitesse de l’enfermement de soi. » Marc-Alain Ouaknin, Philosophie Magazine, La bible des philosophes, p. 47.

[32] Hélène Vuillet, Thomas Mann, Les métamorphoses d’Hermès, Presses Universitaires, Paris-Sorbonne, 2007, Chap. VIII.

[33] Bruno Schulz cité in Tadeusz Kantor, Le Théâtre de la mort, Lausanne : L’Age d’Homme, 2004, p. 236.

[34] Thomas Mann cité in Hélène Vuillet, Les métamorphoses d’Hermès, Presses Universitaires Paris Sorbonne, 2007, chap. VIII.

[35] Bruno Schulz, Œuvres complètes, Paris : Denoël, 1974, pp. 21-28.

[36] B. Schulz cité in Tadeusz Kantor, Le Théâtre de la mort, Lausanne : L’Age d’Homme, 2004, p. 237. Lettre de Bruno Schulz à Stanislaw Ignacy Witkiewicz. B. Schulz, Œuvres complètes, Paris : Denoël, 2004, p. 658. Les boutiques de cannelles sont un exemple de cette réalité.

[37] Bruno Schulz, Œuvres complètes, Paris : Ed. Denoël, 2004, p. 445.

[38] Bruno Schulz, Œuvres complètes, Paris : Ed. Denoël, 2004, p. 447.

[39] Tadeusz Kantor, Le Théâtre de la mort, p. 126.

[40]  Propos inspirés de Bruno Schulz, Œuvres complètes, Paris : Ed. Denoël, 2004, p. 46.

[41] B. Schulz, Œuvres complètes, p. 47.

[42] Ce passage est proche de celui de Simone Weil qui écrit sur le travail : « Il est entendu qu’on s’intéresse exclusivement à ce qu’il a fait, jamais à la manière dont il s’y est pris pour le faire ; par là les joies du travail se trouvent reléguées au rang des impressions informulées, fugitives, disparues aussitôt que nées. », Œuvres, Gallimard, 1999, p. 200.

[43] B. Schulz, Œuvres complètes, p. 47.

[44] B. Schulz, Œuvres complètes, p. 52.

[45] T. Kantor, Le théâtre de la mort, p. 89.

[46] T. Kantor, Le théâtre de la mort, pp. 98-99.

[47] Daniel Berset, La chaise mutilée, 1997, Genève.

[48] T. Kantor, Le théâtre de la mort, p. 240.

[49] P. Picasso, Les demoiselles d’Avignon, MOMA de New-York. Le tableau peint dans une maison close est l’allégorie de la connaissance sans amour. Avant de se lancer dans le cubisme, Picasso fait la critique du rationalisme sans amour.

[50] T. Kantor, Le théâtre de la mort, p. 259.

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Published by Monique Oblin-Goalou - dans Articles publiés
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