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  • : Monique Oblin-Goalou
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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 19:15

Sur les bords d’un étang vivait Martin le martin-pêcheur et ses amis, la chouette, deux chauves-souris Bat la rouge et Yvette la violette, deux grenouilles, Reinette la jaune et Varicelle, deux papillons Rose de jour et Écorce de nuit, une abeille Pic-pic, le poisson Gloup qui vivait dans l’étang. Ces animaux se nourrissaient d’insectes et moustiques. Les libellules aux couleurs du ciel vertes ou roses, bleues se posaient parfois sur les nénufars pour tenir compagnie aux grenouilles.

Mais un jour l’étang commença à être pollué. La ville voisine avait construit non loin.

1 La grenouille Varicelle : Le poisson Gloup s’est-il réveillé ce matin ? Il n’est pas venu me dire bonjour.

2 Le poisson Gloup : Je suis là. Bonjour madame la grenouille. Martin, le martin-pêcheur, n’a pas chanté ce matin.

1 La grenouille Varicelle : Allons lui rendre visite pour prendre de ses nouvelles. Bonjour Martin. Tu n’as pas chanté ce matin ?

3 Martin le martin-pêcheur: Après les plongeons de mon petit-déjeuner mes yeux me piquaient. L’eau est devenue acide et a une drôle d’odeur.

4 Reinette la jaune : Mange un peu moins de grenouilles cela leur fera des vacances. Et tes yeux iront mieux.

3 Martin le martin-pêcheur : Essaie de sortir la tête de ta mare ! Regarde autour de toi. Les hommes évacuent les eaux usées pas loin d’ici. Ils rejettent certainement de l’eau non traitée.

5 Le papillon Rose de jour : Les libellules envisagent de partir, avec elles les autres insectes car l’air est malsain.

4 Reinette la jaune : Les grenouilles et nos petits les têtards vivent dans l’eau de l’étang. Ils se nourrissent de moucherons. Nous ne pouvons pas laisser la situation se dégrader.

1 La grenouille Varicelle : Bientôt le poison de ma peau ne pourra plus rien contre les eaux acides des usines.

2 Le poisson Gloup : Tu rêves, ton poison me donne des boutons mais, il ne sert à rien contre la pollution. Réunissons-nous ce soir avec les animaux de la nuit. Ils auront peut-être des idées. Les grenouilles ont pour tâche de coasser le rappel à la tombée de la nuit.

6 L’abeille Pic-pic : Je vais prévenir mes amis les papillons.

La nuit venue, la chouette hulule.

7 Le papillon écorce de nuit : Attention les chauves-souris sont là. Elles risquent de nous manger. Vite, mettons-nous sous la protection du martin-pêcheur.

8 Bat la rouge : Les grenouilles nous ont prévenues de la pollution. As-tu réfléchi à la question ?

3 Le martin-pêcheur : Les sucres, graisses et protéines détruisent l’oxygène nécessaire à la survie des animaux. L’ammoniaque, les nitrates sont dangereux pour la vie.

9 Yvette la violette : Nous pourrions faire peur aux hommes. Peut-être repartiraient-ils ?

8 Bat la rouge : Entre les yeux de la chouette et le poison de Varicelle, les légendes qui racontent que nous sommes des vampires, nos armes sont bien maigres.

5 Le Papillon rose de jour : Essayons quand même. Avec nos ailes nous pousserons les mauvaises odeurs vers les jardins.

1 Varicelle : J’irai pondre mes œufs dans les flaques alors, des multitudes de petites grenouilles laisseront du poison un peu partout.

9 Yvette la violette : Les grenouilles ne mangeront que les mouches pour que les moustiques prolifèrent.

4 Reinette la jaune : Nous dévierons les eaux de pluie vers les blés et le maïs qui seront empoisonnés.

10 La chouette : Les céréales sont déjà poison. Les souris que je chasse sont malades avec les pesticides, cancer, trouble de la raison et difficultés à avoir des petits. Ce qui n’est pas bon pour les souris, ne convient pas aux hommes. Et pourtant, ils en redemandent !

6 L’abeille Pic-pic : Beaucoup de mes sœurs sont mortes. Le miel devient cher. Mais les apiculteurs et les agriculteurs ne semblent pas s’inquiéter !

2 Le poisson Gloup : Contentons-nous de ne plus avaler de moustiques et de faire de temps en temps des charivaris la nuit pour faire peur, d’envoyer des chauves souris. Leur réputation de vampires incitera peut-être certains à partir. Le cri de la chouette associé au coassement des grenouilles troublera leur sommeil.

Tous les enfants lancent ensemble le cri d’un animal.

Après quelques temps de ces bruits, les hommes assainirent l’étang en implantant une usine de traitement des eaux usées mais personne ne sut si le poison des grenouilles, ou la prolifération des moustiques avaient joué un rôle.

Le simple charme du bruit des animaux avait plaidé en faveur du maintien d’un marécage sain, favorable aux oiseaux migrateurs pour le plus grand plaisir des chasseurs et des promeneurs.

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 19:13

Nous abordons aujourd’hui les personnages principaux qui ont participé à l’histoire de la science fiction.

Les personnages principaux sont :

Le Soleil (masque en papier mâché)

La Lune (masque en papier mâché d’un croissant de Lune)

Une étoile jaune (masque en papier mâché avec des paillettes)

Une étoile blanche (masque en papier mâché avec des paillettes) speakerine à 3 D Interactive

La planète terre ou planète bleue (en papier mâché verte et bleue)

Des personnages secondaires, étoiles planètes imaginaires en marionnettes en papier.

Cette pièce est inspirée de Voyage dans la Lune de Georges Méliès de 1902 commenté sur You tube (Viagem a Lua 1902 Legendado).

Une émission Internet 3 D Interactive organise une rencontre interview entre le Soleil, la Lune, la Terre, les étoiles et notre présentatrice l’étoile blanche.

Scène I Avant la tombée de la Nuit dans la salle d’attente des studios de tournage

Le Soleil :

Que faites vous madame la Lune en cette belle journée ? J’aperçois votre discret croissant comme une dentelle pâle sur le ciel bleu.

La Lune :

Le jour ne vous est pas réservé mon cher. J’ai ce privilège d’apparaître la nuit et parfois le jour.

La terre :

Le Soleil ne peut pas accéder à la nuit. Et jamais il ne vous dérange à minuit sauf peut-être dans le Grand-Nord. Et il dessine alors des aurores boréales dans le ciel.

Le Soleil :

Mais, madame la Terre, nous nous rencontrons toutes les nuits la Lune et moi. Même si les hommes ne nous voient pas. J’envoie mes lumières sur la Lune qui lui donnent ce teint clair. Je mets en relief la finesse de sa face burinée par les météorites.

La Terre :

Il est vrai qu’avec une lunette ou de bonnes jumelles, le profil de la Lune tourne lentement devant les yeux éblouis de ses admirateurs nocturnes. Des montagnes et des cratères se détachent et défilent doucement, brillants, sur l’ombre de la galaxie.

La Lune :

Les paysages de l’espace sont variés. Saturne est si différente de toi la Terre dont je suis le petit satellite. Mais sans moi, chez toi les nuits seraient bien sombres.

Le Soleil :

Les affabulations des ombres mouvantes de la nuit et de ses fragiles lumières, conduiraient à de dangereuses méprises, à des superstitions et de douteuses prévisions de l’avenir. Toutes les étoiles tournent la tête des hommes.

L’étoile jaune :

Tu es si jolie ô Terre, la planète bleue. Quelle chance pour le Soleil de pouvoir contempler tes paysages et de t’avoir en orbite. Tes habitants ne nous voient que la nuit. Et toutes les merveilles des paysages de l’espace seraient invisibles sans l’ombre de la Nuit si le soleil brillait toujours.

La Lune :

Il n’y aurait plus de rêves, l’imaginaire et la méditation, l’étude, la prière n’existeraient plus.

Scène II Aux limites de l’ombre et de la lumière

L’étoile Blanche :

Nous nous sommes rendus spatialement pour l’occasion sur la limite de la nuit, la part d’ombre de la terre, lieu symbolique de la raison et du rêve où se trouve l’imaginaire, une fine enveloppe miroir courbe des pensées…

La Terre :

Le film de George Méliès Voyage dans la Lune[1] envoie les explorateurs de l’avenir comme Nostradamus poète de la nuit, ou ceux qui s’intéressent aux signes du Zodiac, dans une fusée sur la Lune.

L’étoile Jaune :

Un peu de science pratique ne pouvait pas faire de mal à tous ces magiciens. Pour les Grecs, les perfections des mouvements des astres en faisaient des dieux pères de la géométrie si utiles aux géomètres et architectes…

La Lune :

La fusée des sciences modernes n’a-t-elle pas atterri dans l’œil de la Lune la rendant borgne selon le film de Georges Méliès? Les mondes du rêve, les étoiles des dieux n’en ont-ils pas pris un coup ?

L’étoile blanche

Pour garder la preuve de ses tournages au sein de la Méliès Star Film et pouvoir toucher les bénéfices de ses inventions, Georges Méliès utilisait deux caméras. Elles permettaient d’avoir deux films réels qui combinés donnent depuis les années 2000 de bons films trois dimensions, une réalité spatiale, l’illusion d’avoir les décors à portée de main.

La Lune :

Les explorateurs du Ciel de l’imaginaire et de la science fiction, de la créativité ceux qui embarquent sur la Lune avec le professeur Barbenfouilli vont vérifier leurs hypothèses merveilleuses, origines dans l’ordre de la créativité des inventions utiles comme les montres.

La terre :

Tous ces poètes de l’impossible actualisent les rêves.

L’étoile blanche : Entre ciel et terre, ils sont présents aujourd’hui.

(Ils se présentent les uns après les autres)

Je me présente : Nostradamus, prophète est poète de l’avenir,

Micromegas de Voltaire, je suis le premier personnage de science fiction.

Alcofribas Nasier, ce nom est mon pseudonyme. Je m’appelle François Rabelais mon souci consiste à écrire pour protéger les richesses des savoirs de l’antiquité,

Omega, représentant fictif des ingénieurs et de l’usine de montres de précision Omega fondée en 1848 et dont les savoirs ont permis d’enrichir les voyages aventureux de nos rêves,

Parafaragamus[2], je me présente, alchimiste fictif célèbre pour avoir expérimenté les limites des sciences entre le possible et l’impossible et vaincu la cornue infernale, le serpent des images colorées du cinéma, grand envouteur de la publicité avant qu’elle n’apparaisse sur les écrans, spécialiste tricheur de la persistance rétinienne.

L’étoile blanche :

Les habitants de la Lune les Sélénites, les Martiens sur Mars leur détruiront-ils toutes leurs illusions ? La confrontation avec la réalité et l’observation ne réduisent-t-elles pas le rêve ? Que deviennent les héros qui vont sur la Lune comme gardien de la mémoire des sagesses ?

L’étoile jaune :

Au contraire, la télévision n’a-t-elle pas été longtemps une cornue[3], un tube de verre où les images se formaient dans une réaction chimique. Au fond, le vieil alchimiste avait raison. L’imagination se nourrit de l’observation et des connaissances de la science.

Le Soleil :

L’alchimiste représente, dans l’esprit de Georges Méliès, tous ces chercheurs qui travaillaient, au début du XX° siècle, à la mise au point de la télévision et des écrans numériques et soucieux des supports nécessaires aux relations humaines.

L’étoile Blanches : A propos des rêves, maintenant que nous sommes rassurés sur l’avenir des Martiens et des Sélénites et de tous les habitants imaginaires des étoiles, l’émission Internet 3D interactive vous souhaite des nuits pleines de songes.

[1] Georges Mélies, Voyage dans la Lune, opéra-féerie, Star film, 1902.

[2] Parafaragamus : personnage d’un film de Georges Méliès.

[3] Cornue : récipient en verre servant à la distillation ou la distillation sèche des substances, mise au point au IX° siècle par l’alchimiste Geber ,(721environ-815) en langue arabe Jabîr Ibn Ayyân. Son usage permit les expériences d’Antoine Lavoisier et de Jöns Jacob Berzelius entre autres. Il fait passer la chimie d’un art occulte à un art scientifique. Il associe la connaissance à l’observation et à l’expérimentation et, offre ainsi un progrès dans la théorie et les pratiques.

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 19:11

Cette histoire se passe dans une ferme à l’époque où les petits garçons savaient encore parler aux animaux. Les bêtes comprenaient le discours des enfants et leurs histoires merveilleuses.

Les personnages : un fermier et sa femme, deux lapins jumeaux avec pour l’un des oreilles roses et pour l’autre des oreilles blanches, deux lapins dont un à pattes grises et l’autre à pattes brunes, un lapin noir, un cheval, une sauterelle, deux chats un tigré et un blanc,

Les décors : trois ou quatre cages ou une grosse cage, un jardin potager.

Le petit garçon : je ne sais pas où est passé le cheval Pâquerette.

La femme du jardinier, Anémone : Il me semble l’avoir vu autour du jardin potager. Si tu vas au jardin, pense à me rapporter des fleurs.

Le jardinier : J’espère qu’il n’est pas allé manger les salades. Que fais-tu là Pâquerette ?

Le cheval Pâquerette : J’essaie de défendre mes carottes. Depuis quelques jours, je n’ai plus rien à me mettre sous la dent.

Le jardinier : Nous verrons cela. En attendant rentre à l’écurie, j’ai mis de l’herbe dans ta mangeoire.

Pâquerette : Si je n’ai pas de carotte, je ne tirerai plus la charrette de pommes de terre au marché. Il ne suffit pas, comme pour un âne, de mettre une carotte devant mon nez pour que j’avance. Je veux pouvoir les manger !

La sauterelle : Vite quittons cette mangeoire dangereuse pour une sauterelle. Au secours le chat ! J’échappe aux dents du cheval et voilà celles du chat ! Bonjour Monsieur le chat.

Le chat Gros-Garfield: Viens ici petite sauterelle que je t’attrape pour que tu n’ailles pas grignoter les plantes du jardin. Tiens, des lapins ! Que faites-vous ici avec ces carottes ?

La sauterelle : Ces lapins arrivent à point. Profitons en pour fuir.

Un lapin oreilles roses: Nous venions replanter des carottes dans le jardin.

Le petit garçon : Comment cela ? Pourquoi auriez vous besoin de replanter des carottes dans le jardin ? A moins que vous ne les ayiez volées et qu’elles ne soient pas à votre goût.

Deuxième lapin oreilles blanches : Au contraire, elles sont très bonnes.

Le cheval sort de son boxe

Le cheval : Vous vous êtes trahis. Vous les avez donc goûtées ?

Les lapins jumeaux : Vite fuyons. Le gourmand jaloux pourrait décrocher des coups de sabots.

Le chat tigré : Ce trafic de carottes ne me plaît guère.

Le lapin noir : La sauterelle a mangé les anémones. Le jardinier ne pourra pas offrir de fleurs à sa femme.

Le petit chat blanc : Ne détourne pas la conversation. Je te propose, pour te faire pardonner, d’aller demander à tous les lapins d’attraper la grosse sauterelle qui mange les fleurs.

Le petit garçon : Qu’as-tu l’intention de faire ?

Le petit chat blanc : J’ai vendu la sauterelle aux lapins. Quand les lapins auront capturé la sauterelle, nous mettrons quelques carottes dans les cages et nous fermerons les cages. Tiens regarde ces deux lapins chargés de carottes.

Le cheval Margueritte : Que faites vous là messieurs ?

Le lapin aux pattes grises : Comme convenu, nous les lapins avons tué la sauterelle. Nous étions venus chercher des carottes pour nous réconforter.

Le petit garçon : Laissez ces deux là ici. Vous en trouverez de plus belles dans les cages là-bas.

Le lapin aux pattes brunes : Allons voir. Ah les cages se sont refermées sur nous, impossible de fuir !

Le jardinier : Quel est tout ce vacarme au jardin ?

Le lapin oreilles blanches : Nous sommes prisonniers. Le chat nous a demandé de tuer la sauterelle en échange de carottes.

Le petit garçon : Vous avez été dupés par les chats paresseux qui ne voulaient pas faire leur travail. Et résultat, vous êtes dans des cages et vous servirez de repas au maître de maison.

Le jardinier : Ces lapins sont magnifiques, jeunes et dodus. Je suis fier de toi mon garçon. Nous aurons de la viande de lapin pour l’hiver.

Le chat tigré : Et pour nous les chats, les restes des ragoûts et les abats feront des festins.

Le cheval : Et les carottes vous y pensez les chevaux ont besoin de carottes ? Les lapins les ont toutes mangées.

Le petit chat blanc : Tu es le seul à te plaindre. Qui se réjouirait d’un plat de carottes ? Tu pourrais te réjouir pour tous ceux qui passeront l’hiver sur des coussins au coin du feu dans les odeurs de cuisine.

Les lapins : Au secours !

Le cheval déçu se retourne contre les lapins.

Le cheval : Vous voilà punis pour votre gourmandise mais, plus encore, pour votre manque de jugement et votre ignorance. Vous m’avez privé de carottes sucrées et rafraichissantes.

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 09:43
La dispute des professeurs

Les professeurs de littérature, de mathématiques, d’anglais, d’histoire, de gymnastique, de musique et de dessin, le directeur discutent de l’importance de la matière qu’ils enseignent.

1Le directeur : les enfants ont beaucoup à apprendre. Y-a-t-il des matières qui sont à privilégier ? 1 Le professeur de musique : Ho là là ! Vous n’avez pas peur de soulever de grandes questions pour moi le professeur de musique !

1 Le professeur de mathématiques : Platon n’admettait dans son école que des géomètres. Un esprit rationnel est la base de toute pensée. Les nombres premiers, les PGDC et les PPMC, le triangle rectangle… les mesures comme le mètre, le gramme, le temps, la seconde et les minutes ne sont-elles pas des merveilles qui régissent notre existence et nos relations ?

1 Le professeur de physique : Moi, le professeur de physique, j’aime les chats car ils s’adaptent merveilleusement à leur environnement, choisissant avec soin les endroits les plus confortables. Est-ce que l’homme ne doit pas agir de même ?

1 Le professeur de Dessin : Dans les images de l’art se cache autre chose qu’une simple description. Vous les mathématiciens vous le savez parfaitement. Votre écriture est pleine de symboles comme « X » pour multiplier ou la croix plus pour additionner, les deux traits pour dire égale et les deux points pour dire diviser…

2 Le professeur de musique : L’harmonie permet de prendre conscience de notre humanité et de notre sensibilité. La musique parle à nos émotions. L’accord des sons peut changer nos humeurs, nous rendre tristes ou gais.

1 Le professeur de littérature : En littérature nous savons que les images et les métaphores de la poésie et des chansons sont des partages pour se connaître soi-même et prendre conscience que nos pensées existent aussi chez les autres. Nous avons tous les mêmes rêves. Blanche Neige souhaite rencontrer un prince charmant. Elle s’amuse avec l’écho du puits. Il précède et annonce la présence de son amoureux. Le prince des crapauds se transforme en jeune homme. La Belle au bois dormant est délivrée par le courage et la vertu d’un prince… Alice rêve d’une maison en pain d’épice et bonbons.

1 Le professeur d’histoire : Les hiéroglyphes de l’écriture sacrée des égyptiens se composent d’oiseaux, de clés, de petits personnages, d’yeux, de lions et bien d’autres choses. Ces signes s’inspirent du monde qui vit en Égypte.

3 Le professeur de musique : Les notes aussi sont des signes, comme les lettres de l’alphabet. Mais les notes ne ressemblent pas aux animaux ou aux objets qui nous entourent.

2 Le professeur d’histoire : En histoire, nous étudions les hiéroglyphes. Avec leurs images, ils ressemblent aussi à des rêves un peu comme dans les contes. On retrouve l’aigle et le lièvre, la vache, le scarabée ou le vautour… Les dessins de leur écriture sacrée rappellent des sons et ne désignent pas forcément les animaux dont ils ont la forme.

2 Le professeur de Dessin : Quand Magritte dessine une pipe, il écrit dessous que ce n’est pas une pipe. En effet le dessin d’une pipe n’est pas une pipe. Alors qu’est-ce que c’est ? Un portrait, qu’il soit photographique ou peint, n’est pas la personne mais un modeste reflet, un souvenir… presque rien.

3 Le professeur d’histoire : Mais si petit que soit ce souvenir, il permet de garder la mémoire de ceux qui nous ont précédés, nos glorieux ancêtres, hommes d’État et scientifiques, conteurs et écrivains… Leurs portraits animent nos livres d’histoire.

3Le professeur de dessin : En dessin, ce qui est visible est parfois aussi abstrait qu’une démonstration de mathématique et aussi concret qu’une division ou une addition. Les formes peintes ne disent pas ce qu’elles sont. La colombe de Picasso ne parle pas d’oiseau mais de paix. La paix est une chose concrète n’est-ce pas ? Le tableau est significatif.

2 Le directeur : Il n’y en a qu’un seul qui ne s’est pas exprimé, notre professeur de sport. Pourtant le sport est important pour la santé.

1 Le professeur de sport : Ajouter un mot ne ferait que compliquer la conversation.

2 Le professeur de mathématiques comment cela, vous pouvez ajouter quelque chose à cette conversation ?

1 Le professeur de sport : Mais bien sûr, nos jeux, ne sont-ils pas régis par des codes qui permettent d’en assurer la sécurité et la cohérence. Ainsi, à la patinoire, il serait dangereux de tourner dans le mauvais sens. Les règles de la pratique des sports collectifs sont aussi rigides que la grammaire, ne pas les respecter implique de se faire exclure de la partie ou de faire perdre des points à l’équipe. Les footballeurs ne touchent jamais le ballon avec les mains. Les figures de gymnastiques portent des noms d’oiseaux, d’animaux ou d’objets car, le symbolisme rêveur n’est pas exempt de nos disciplines. Ne vous est-il pas arrivé de faire une roue ou un poirier, n’avez-vous pas vu un « aigle royal » en patin à roulettes?

1 Le professeur d’Anglais : Au fond, chaque matière est un langage qui sert symboliquement à partager la vie ensemble. Nous avons besoin des langues pour parler aux autres peuples, des sciences naturelles pour découvrir les animaux et les plantes.

3 Le directeur : C’est vrai, nous ne représentons pas toutes les connaissances. Le professeur de sciences naturelles n’est pas là ! Y a-t-il des sémantiques plus faciles que d’autres ou plus vraies, plus proches de la vie ? Les langages complexes ou symboliques sont-ils réservés aux initiés ? Ils sont pourtant nécessaires à la description de nos technologies et savoirs, nécessaires au confort et aux facilités de nos communications avec des outils comme l’ordinateur, les centrales nucléaires, l’électricité, les hôpitaux, les trains et les avions…

Il est l’heure d’aller retrouver les élèves. Les professeurs se séparent.

Les enfants de l'Ecole Joli Bois jouent les pièces de théâtre écrites par Monique
Les enfants de l'Ecole Joli Bois jouent les pièces de théâtre écrites par Monique
Les enfants de l'Ecole Joli Bois jouent les pièces de théâtre écrites par Monique
Les enfants de l'Ecole Joli Bois jouent les pièces de théâtre écrites par Monique
Les enfants de l'Ecole Joli Bois jouent les pièces de théâtre écrites par Monique

Les enfants de l'Ecole Joli Bois jouent les pièces de théâtre écrites par Monique

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 09:25
Dragons et châteaux

(Des gardes, des dragons, des lecteurs, plus d’autres personnages et sauriens figurants)

Un écran en forme de château, un calque avec des châteaux et des dragons en papier, des lézards pour faire les ombres, des masques de dragons et de gardes, des papillons des nuages au bout des bambous.

Quand une ville était assiégée les habitants se réfugiaient dans le château. Quand les dragons venaient attaquer le château, ils étaient très dangereux car ils mangeaient les habitants, les bébés, les enfants. Mais surtout, il n’était pas facile de voir qu’ils étaient méchants.

Des dragons, un jour, se présentent à la porte d’un château.

PAUSE Les dragons masqués se placent devant l’écran ou sur les côtés

Voyant arriver de loin les dragons, les habitants s’étaient réfugiés à l’intérieur des murs.

PAUSE Les gardes masqués se placent derrière l’écran

Cette histoire met en scène les gardes Jeunot et Boncœur, Mainsévère

Les dragons Pattevive, Dentlongue et Dragon-aux-épines, Oeilméchant

Les animaux arrivent à la porte et sonnent « ding » « dong ». Le garde Jeunot ouvre une petite lucarne et demande : Que voulez-vous ? Je ne vous reconnais pas. Vous n’êtes pas du village.

1Le dragon Dentlongue : Je viens pour vous apporter ma protection.

1 Le garde Jeunot : Comment cela ?

2 Le dragon Dentlongue : Je suis fort avec mes griffes et mes dents. Et vous allez être attaqués par vos voisins qui habitent le village sur la montagne. J’ai entendu dire qu’ils vous vendaient très cher leurs herbes médicinales.

2 Le garde Jeunot : C’est vrai mais cette dispute ne relève pas de moi. Je vais en référer au mon supérieur qui est à côté.

1 Un deuxième dragon Oeilméchant qui s’était caché et qui s’était approché discrètement par la forêt l’arrête et lui dit : Ce n’est pas la peine de chercher votre collègue. Il sait déjà que nous devions venir.

3 Le garde Jeunot : Je ne suis pas naïf. Attendez !

Le garde disparaît un moment et revient avec un de ses collègues.

Le garde Boncœur regarde par la lucarne restée ouverte. Il voit les dragons hérissés de carapaces pointues et chamarrés de couleurs vives.

Le garde Boncœur : Vous voulez entrer ? Les raisons que vous invoquez sont politiques. Je ne pourrai vous laisser entrer. Mais je porterai votre requête en haut lieu. Revenez demain après-midi. Je vous donnerai une réponse.

Le garde Boncœur (au garde Jeunot) : Allons prévenir le roi que des dragons de plus en plus nombreux approchent du château.

4 Le garde Jeunot : Qui devrons-nous annoncer au roi ?

3 Le dragon Dentlongue : Je suis Dentlongue le dragon, le chef des Sauriens.

Les gardes se sont assemblés car d’autres dragons arrivent.

1 Un troisième garde, le garde Mainsévère : Êtes vous certains que ce nom n’inquiètera pas le roi ?

1 Troisième dragon, le Dragon-aux-épines : Mais si vous avez peur obéissez-nous. Nous ne vous ferons pas de mal.

2 Le garde Mainsévère : Vous mentez, vous les dragons, d’ailleurs le nom de votre peuple « les sauriens » suggère que vous êtes ignorants. Et l’ignorance s’accompagne d’erreurs et de fausseté.

2 Le Dragon-aux-épines : Tu n’y connais rien en sauriens. Les sauriens sont une famille de lézards. Dites à votre chef de nous laisser entrer pour discuter avec le roi.

3 Le garde Mainsévère : Je viens de recevoir un courrier. Le roi refuse de discuter avec des dragons.

Les gardes attaquent et tous les dragons pris de peur s’enfuient et se transforment en nuages.

PAUSE : faire apparaître des nuages en forme de dragon et des nuages au bout des bambous.

Certains deviennent tout petits et légers. Des ailes poussent pour faire des papillons.

PAUSE : Faire apparaître des dragons avec des ailes de papillons et des papillons au bout des bambous.

Leurs couleurs passent dans le paysage qui devient gai et joyeux.

PAUSE : Afficher sur l’écran la balançoire dans le jardin puis le village de Javier.

D’autres sauriens devenus petits se cachent dans les murs. Ils sont devenus de petits lézards qui se cachent dans les fentes des murs et chassent les insectes et araignées.

On construit un village à côté du château avec une école et des jardins plein de fleurs.

PAUSE : Sur l’écran, remplacer le jardin à la balançoire par les deux personnages avec des filets à papillons.

Depuis, tous les ans, les enfants vont à la chasse aux papillons qui consiste à attraper les petits insectes colorés pour admirer les motifs de leurs ailes puis à les relâcher.

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