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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 09:08

Suite aux tragiques événements qui ont eu lieu en Inde, je publie ce texte sur mon blog. Dans un premier jet, j’avais écrit cette histoire pour les enfants du Lycée français de Lisbonne. Les enfants avaient préalablement réfléchi dans quelle histoire associer les marionnettes qu’ils avaient créées en papier mâché. L’histoire doit être encore simplifiée. Mais la version longue est intéressante pour les régions où la population augmente car, elle pose nettement la question de la cohabitation de l’homme avec les bêtes sauvages. Cette question existe en moi depuis la lecture du livre de Romain Gary  Les racines du ciel.

 

Introduction :

 

Il y a bien longtemps, sous Louis XIV, durant une famine les chiens et les animaux domestiques se révoltèrent. Les hommes avaient faim et chassaient les animaux. Les animaux sauvages menaçaient les poulaillers et les troupeaux. Les animaux sauvages se plaignaient de l’excès de braconnage qui menaçait les espèces. Les animaux nommèrent alors des représentants et commencèrent à faire du charivari dans le royaume.

Une des filles du roi prit l’affaire en main. Elle était surnommée Hermine car elle aimait beaucoup les animaux, n’était pas grande mais menue, son teint était pâle.

Le renard représentait les animaux sauvages. Il avait été choisi pour sa ruse.

Le mouton représentait les troupeaux et l’oie les poulaillers.

Le chat était l’animal familier d’Hermine. Il parlait pour les animaux domestiques.

Les loups avaient voulu traiter seuls pour leurs intérêts.

Bruit de bêlements, d’aboiements, de glapissements

 

Scène I

 

Le roi s’approche de la muraille accompagné de la reine et d’un scribe chargé de noter les ordres du roi.

 

Le Roi : Qu’est-ce que tout ce bruit ?

 

Hermine en bas des murailles avec les animaux : Les animaux ont des requêtes. Leur situation est devenue insupportable.

 

Le Roi : Est-ce une raison pour faire tant de bruit ?

 

Le Renard : Nous avons faim et les forêts son devenues dangereuses. Nous ne pouvons plus attendre.

 

Le Roi au scribe : Faites entrer ces animaux.

 

Le scribe : Dois-je faire entrer le loup ?

 

Le loup tacheté : Vous faites bien de parler de nous. Si le braconnage continue ainsi sans règles et sans que les hommes soient punis nous organiserons des peurs dans le Gévaudan. De grands loups là-bas sont prêts à passer à l’action.

 

Le Roi : Ce sont des menaces !

 

Le Renard : Si je puis me permettre, Majesté, Souvenez-vous de Colbert. Il disait « L’art de l’imposition consiste à plumer l’oie pour obtenir le plus possible de plumes avec le moins possible de cris »[1]. Nourrissez et habillez les hommes avec l’élevage et la laine des moutons, laissez les forêts.

 

Le mouton : Les pluies ont gâché le fourrage. Nous aurons froid pendant l’hiver si nous sommes maigres et tondus.

 

L’oie : Comment ferons nous pour voler sans plumes ? Il manque de grains pour nous nourrir.

 

Le chien 1 : Nous les chiens nous vous rappelons qu’il est interdit de voler.

 

L’oie : Il ne s’agit pas de cela. Nous sommes mécontentes d’être maltraitées. Nous volerons vers d’autres territoires si la nourriture manque.

 

Le Mouton : Comme les hommes, nous avons peur des loups. Il me semblerait plus sage d’organiser des chasses avec les chiens pour surveiller les forêts et les exploiter pour le bois afin que nous puissions garder notre toison et que nos enfants les agneaux ne soient pas mangés au printemps.

 

Le Loup : Si tu parles encore, toi le mouton, je te mange séance tenante. Grrr… Jean de La fontaine l’a dit dans sa fable la raison du plus fort est toujours la meilleure.

 

Le chien 2 : Tu ne peux toucher à personne ici au pied du château. Tu ne peux pas toucher aux moutons ni aux agneaux car ils sont pour nous des mets raffinés. Contente-toi de dévorer les bêtes de la forêt.

 

Le mouton : Quand cesserons-nous d’être associés à de bons petits plats et à des pulls chauds pour l’hiver ?

 

Le renard : Jamais car vous ne pouvez bénéficier de la protection des hommes sans contrepartie.

 

La Reine : Tout ce petit monde ne semble pas s’entendre. Mais attention, les finances depuis la mort de Colbert partent à la dérive. Les territoires des loups se rétrécissent avec l’intensification du braconnage.

 

Hermine : Nous ne pouvons nier ce danger, l’homme partage avec le loup le gibier. Le loup s’en prendra un jour aux hommes

 

La Roi : Tu as peur du loup. Nous organiserons des battues pour le tuer.

 

Le chat : Je demande que le loup soit exclu de la discussion.

 

Le Roi : J’accorde aux habitants des forêts le droit de braconner pendant l’hiver. Mais ils ne pourront pas faire commerce de leur chasse. Nous organiserons avec les chiens des battues pour chasser les loups qui mangent les biches et le bétail.

 

Le Loup s’approche du scribe  : Si tu notes cet ordre je te mange la main.

 

Le Scribe : C’est inutile, l’ordonnance concernant la chasse et les braconniers a déjà été imprimée récemment en décembre 1715, chez Jean de la Caille.

 

Le Loup : Qui est cette Caille qui va contre mes intérêts ?

 

Le Renard : Jean Caille est le nom de l’imprimeur. L’ordonnance de 1715 limite le braconnage. Elle est intéressante pour nous tous habitants des forêts. La chasse est le privilège des nobles qui ne devraient point faire commerce de leur chasse. Le problème est qu’ils n’appliquent pas la loi. De plus tu fais peur aux bergers qui sortent armés et braconnent.

 

Hermine : Ne pourrions-nous pas trouver d’autres solutions pour le loup ? Il est vrai qu’avec la pluie les récoltes furent mauvaises. Les paysans sont obligés de chasser et le braconnage s’intensifie ce qui fait sortir les loups des bois et menace les enfants qui gardent les troupeaux.

 

Le Mouton : Je demande que les réglementations de la chasse soient abolies et que tous les hommes chassent afin que les bêtes d’élevage vivent plus longtemps. La déforestation et l’assèchement des marécages permettraient d’agrandir les pâturages.

 

Le loup : La salive me monte à la bouche ta chaire tendre ne devrait pas vieillir si tu continues à te faire remarquer. Contente-toi de suivre les autres comme à ton habitude.

 

L’oie : Mouton, as-tu réfléchi à ce qui tu viens de dire ? Nos sœurs les chèvres sauvages, les oies sauvages seront massacrées, les rivières ravagées de leurs poissons. Cela aura des conséquences pour nous aussi. Une fois les ressources en gibier épuisées nous serons mangés. Les hommes devraient passer un examen, une licence pour pouvoir chasser tout en respectant les ressources.

 

Le Loup : Avec la découverte de la pomme de terre je pensais que les hommes chasseraient moins. Mais ils sont de plus en plus nombreux et notre territoire diminue. La chasse à l’homme est devenue difficile. Il faut absolument que je tienne conseil avec mes cousins du Gévaudan.

 

Le Renard : Méfie-toi, les hommes sont nombreux ne livre bataille que si tu es sûr de la victoire.

 

Le Roi : Que l’on tonde les moutons même s’ils sont maigres et les oies seront plumées afin qu’elles ne cherchent pas d’autres lieux où vivre. Que les chats se contentent des souris. Pour privilégier l’élevage laissons les paysans avec leurs armes. Faites appliquer l’ordonnance concernant la chasse et les braconniers et qui interdit le commerce du gibier en dehors des circuits officiels. Avec les chiens, organisons des battues aux renards et aux loups pour protéger l’élevage.

 

Le loup au scribe :Tu n’écriras pas cela ou je te mange la main.

 

Le scribe : éloignez ce loup, il me fait peur.

 

Le roi : « Seule l’oreille des hommes change. Chaque époque crée, selon l’ordre des choses, selon les préoccupations contemporaines, un dialogue vital avec la BÊTE, dialogue condamné à être toujours nouveau et unique, frivole et puissant, bulle de savon frôlant la pierre grise. »[2] Le nombre de mes sujets grandit, les villages s’étendent cela demandera une sagesse nouvelle pour surmonter les peurs de chacun qui mettent tout au feu.

 

Tous partent en grognant. Le scribe ne peut rien écrire car le loup le menace mais pour le loup la loi fut appliquée. Après un siècle de lutte les derniers grands loups du Gévaudan étaient morts. L’élevage s’est intensifié et organisé. Mais la chasse n’est pas encore bien réglementée et les Syndicats de pêche ou de chasse responsables du décompte des ressources sont peu ou pas entendus. La répression n’est pas assez dissuasive pour le braconnage. Les calomnies des promoteurs sur les chasseurs décrédibilisent leurs soucis de préserver les marécages, des forêts aux espèces végétales diversifiées, la lutte contre la pollution. Le cri des soucieux de la nature, des pêcheurs et des chasseurs ne concerne pas seulement les animaux mais l’ensemble des ressources naturelles. Sous l’empire la pêche et la chasse sont restreintes à ceux qui ont une licence qui les instruit de leur responsabilité dans la gestion des ressources. Ce système perdure encore en France mais avec ses fragilités.

 



[1] Wikipedia/jean-Baptiste_Colbert

[2] Emmanuel Chanal, Conclusion du texte La Tour.

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 13:58

Dialogue entre Ménélas, Alexandre et César

 

Jules César meurt à Rome en 44 avant J. C. Il est accueilli au ciel par l’empereur Alexandre le Grand, et le roi mythique Ménélas. Alexandre le grand est, roi de Macédoine, grand conquérant. Il assurera le rayonnement de la Grèce sur le monde. Elève d’Aristote, il a vécu au IV° siècle avant Jésus Christ. Il est accompagné de Ménélas roi imaginaire de Sparte cité de Lacédémone. Ce personnage d’Homère date du IX° siècle qui est aussi celui de la naissance de Sparte.

Il est bon de savoir que les grecs et les romains avaient déifié les plis de l’âme. Les dieux sont la sagesse que chacun travaille à mettre dans son cœur.

 

César entre le premier, suivi de Ménélas, vient ensuit Alexandre.

César est là, seul sur scène.

Entrée de Ménélas

 

Ménélas : La République va mourir par ta faute. Moi, Ménélas, roi de Lacédémone, je viens te dire que tes faits et gestes annoncent des empereurs despotes. Titus, qui te suit de peu, revendiquera le courage grec. Pourtant, il mettra le peuple dans l’ignorance. Cet avilissement du peuple soumettra Rome à l’opinion publique. La cité sera avilie par la calomnie et la médisance. Les habitants de la cité auront perdu leur vertu.

 

Entrée d’Alexandre

Alexandre : Je suis venu, César, les dieux sont mécontents. Présente-toi à eux avec humilité. Ils hésitent à t’accueillir au Panthéon. Ils te reprochent d’avoir retiré au peuple son lien direct avec les dieux. A Gergovie, tu as reproché leur initiative à tes soldats. Les dieux, qui agissaient dans le courage de tes hommes, ont permis de décider de l’avenir de Rome.

 

César : La ruse et l’intelligence auraient évité aux soldats de Gergovie de mourir.

 

Ménélas : La ruse et l’intelligence ne peuvent se passer de la vertu. Et les dieux seuls  décident du destin. La vertu du peuple est un moyen donné aux dieux pour être présents dans la vie.

 

Alexandre : Les grecs privilégiaient la compétition et l’éducation pour donner du cœur aux habitants de la cité.

 

César : Alexandre, tu es de 300 ans mon aîné. Les temps ont changé. Aujourd’hui, le courage au combat n’est plus le souci de l’aristocratie romaine.

 

Alexandre : Les centurions se sont battus et sont morts pour le prestige de César, se détournant des dieux. Cela annonçait l’Empire. Tu as franchi le Rubicon. Nul ne pouvait le franchir sans en avertir le Sénat. La République était moribonde. Tu as préféré le dieu égyptien Amon. Il te donnait tout pouvoir sur le peuple. Tu as été influencé par ton amour pour Cléopâtre reine d’Egypte.

 

César : J’ai fait ce que je pouvais face à Pompée et Crassus. J’ai aimé Cléopâtre dans l’espoir d’agrandir le monde romain.

 

Ménélas : As-tu oublié, ô César, les orientations des âmes libres de ta cité, Rome ? Le peuple n’aimait pas Cléopâtre. Les voix des dieux l’animaient contre la reine d’Egypte. Il avait peur pour la République ? L’Orient de Rome n’est pas dans les dieux de l’Egypte ; mais dans ceux de la Macédoine et des peuples Pélasges, des lumières indo-européennes qui brillent aussi sur la Perse.

 

Alexandre : La sagesse et la langue grecque viennent de nos lointains ancêtres : des peuples Pélasges.

 

Ménélas : La vertu des spartiates se forgeait dans leur éducation et leur permettait de rester maîtres du champ de bataille. Les autres peuples admiraient cette discipline. La conception hoplite du courage s’appliquait à la cité. Chacun défendait Sparte dont l’âme était divinisée. Le courage a permis à Sparte de dominer la Grèce. Allons César, allons affronter la colère des dieux protecteurs de Rome. Peut-être reconnaîtront-ils la puissance que tu as donnée à Rome, même si ce fût au détriment de sa grandeur et de son rayonnement.

 

 

 

Ce texte a été improvisé suite à la lecture du livre de J. E. LENDON Soldats et Fantômes combattre pendant l’antiquité. Université de Yale, 2005, pour la traduction Paris : Tallandier Editions, 2009.

 

La vertu et la ruse

 

Pièce en un acte pour les élèves de classes de 5° et 6°.

 

Cette pièce de théâtre, en faisant référence à Titus, se contente de porter l’attention sur un des personnages clé de l’Empire Romain. Il stigmatise la décadence de Rome sous l’Empire. La fonction qu’il occupe, avant d’accéder à l’Empire, le discrédite auprès du peuple. Il doit restaurer son image. L’attitude qu’il prend au milieu de ses hommes lors des combats pose des questions. L’image, l’autorité, la place du peuple, la dissolution d’Israël,  autant de sujets difficiles se sont posés à Rome sous Titus.

 

Quelques citations qui ont servi à la rédaction de cette courte pièce :

 

« Une des choses qui distinguait les Spartiates des autres Grecs était leur conviction que bien des vertus les plus nobles peuvent s’apprendre. »[1]

 

« […] dans le duel légendaire des frères Horace, le frère survivant triompha des Curiaces par le stratagème de la fausse fuite. »[2]

 

« « Chez les Romains subsiste un peu de la vieille philosophie de la guerre », écrit Polybe des Romains contemporains de Paul Emile. « Ils déclarent ouvertement la guerre, ont rarement recours aux embuscades et mènent leurs batailles de près ou au corps à corps. » Beaucoup de romains préféraient une bataille où « les étendards affrontent les étendards, sur un terrain clair et découvert, où, sans peur ni embûche, l’affaire peut être décidée par la véritable virtus » selon l’expression de Tite-Live. »[3]

 

Les Spartiates se flattaient, en particulier, de leur sôphrosynè (maîtrise de soi) qui leur valait l’admiration des autres Grecs.[4]  « Les phalanges des autres Etats se disloquaient souvent dans une course imprécise avant le contact, dépassées par l’excitation du danger, et détruisant leur formation. Les spartiates, au contraire, avançaient au son des joueurs de flûte, pratique censée « purifier  les guerriers de la colère », et progressaient au pas «  sans brèche dans leurs rangs, sans trouble dans l’esprit, calmement et avec enthousiasme », sans « peur excessive ni passion »… Le combat hoplitique éprouvait tout à la fois les courages passifs des soldats et de leur cité. »[5] Rester maître du champ de bataille implique l’obéissance.

« Les grecs avaient l’habitude d’échelonner les cités. La polis était considérée comme une personne collective mythique dont la conduite était déterminée par l’éthique de la compétition. »[6]

 

« En temps qu’hègemôn, chef des armées alliées et première en prestige, Sparte… »[7]

 

« Ce qui change entre l’époque de César et celle de Titus, c’était le comportement du général en chef : à la différence de César, à la différence de la plupart des généraux romains d’autrefois, Titus se battait sur un mode héroïque, sans éviter – et même en recherchant – les occasions de combattre de ses mains. »[8]

 

« Les chefs macédoniens devaient se battre de leurs mains, qui seules leur permettaient d’exiger l’obéissance des soldats. »[9]

 

« Ce n’est pas sans gloire qu’ils gouvernent la Lycie,

Nos rois ; ils mangent des moutons gras

Et boivent des vins choisis, doux comme le miel, mais leur

Vigueur aussi est excellente puisqu’ils combattent

Au premier rang des Lyciens. »[10]




[1] J. E. Lendon, Soldat et fantômes, Tallandier, 2005, p. 125.

[2] J. E. Lendon, Soldat et fantômes, Tallandier, 2005, p. 221.

[3] Tite-Live cité in J. E. Lendon, Soldat et fantômes, Tallandier, 2005, p. 224.

[4] J. E. Lendon, Soldat et fantômes, Tallandier, 2005, p. 75.

[5] J. E. Lendon, Soldat et fantômes, Tallandier, 2005, p. 75.

[6] J. E. Lendon, Soldat et fantômes, Tallandier, 2005, p. 72.

[7] J. E. Lendon, Soldat et fantômes, Tallandier, 2005, p. 80.

[8] J. E. Lendon, Soldat et fantômes, Tallandier, 2005, p. 279.

[9] J. E. Lendon, Soldat et fantômes, Tallandier, 2005, p. 150.

[10] « Le plus royal » Plutarque, Démétrios, et Iliade cité par J. E. Lendon, Soldat et fantômes, Tallandier, 2005, p. 150.

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 13:56

Le château hanté

 

Les enfants ont dessiné au préalable un château, des marionnettes en papier et fait des pliages de souris en papier.

 

Dans une forêt sombre se trouve un ancien château abandonné. Les propriétaires ne s’en occupent plus depuis plusieurs années. Ils décident de le vendre.

La nouvelle propriétaire, Madame Audacieuse, s’y installe avec ses amis, sa famille, son cheval et son chat.

Mais, en arrivant, les gens du pays lui disent que le château est hanté. Le gardien a quitté les lieux tant les fantômes faisaient du bruit.

Les personnages sont peints sur fond blanc.

Madame Audacieuse : Bonjour Monsieur le gardien, nous venons nous installer dans le château. Pourriez-vous me remettre les clés ?

Le gardien : Vous êtes bien courageuse. Savez vous que les nuits sont très agitées dans le château ?

Madame Audacieuse : Non, que se passe-t-il ?

Le gardien : On y entend beaucoup de bruits et des cris étranges.

Le cheval : Etes vous certaine, Madame, de vouloir vous rendre au château ?

Madame Audacieuse arrive dans le château avec ses amis.

Madame Audacieuse : Le château est en bon état mais il faut y faire du ménage. J’ai apporté tout ce qu’il faut, Javel, balais, chiffons, cire. Nous commencerons demain matin.

La nuit venue, des petits cris, des bruits de petits pas et des grignotements se font entendre. Les personnages de l’ombre apparaissent.

Les habitants du château se lèvent et, affolés, se retrouvent dans le salon.

La fille : J’ai vu des fées, des monstres qui crient, j’ai très peur.

Les autres : Nous aussi, nous avons peur. Quels sont ces bruits ?

Arrivent des chevaliers avec leurs armures.

Le cheval : Mais qui peut faire tant de bruit ? Je vais en parler à mes ancêtres du Moyen-âge !

Les chevaliers : Les chevaux nous ont transmis vos inquiétudes. Ce ne sont pas les esprits qui crient ! Je viens du Moyen-âge pour vous dire que nous sommes tous tranquilles.

Une fée apparaît.

La fée : Le royaume des fées, celui des dragons et de l’imagination n’ont rien à voir avec cette affaire ! Les bruits existent bien et votre imaginaire fait le reste.

Les personnages peints dans l’ombre disparaissent.

Madame Audacieuse : Mais alors, d’où viennent ces bruits ? Allons voir au grenier.

Les autres : Nous n’oserons jamais monter. Seul le chat continue à dormir malgré toute cette agitation. Comment cela est-il possible ? Réveillons-le car il dort tout le temps et ne semble pas inquiet.

La fille : Mais où est le chat ?

Les autres : Dans la gouttière, il dort.

Le Chat : Miaou, miaou ! Pourquoi me réveillez-vous ?

Les autres : N’entends-tu pas les bruits ?

Les bruits et les cris s’intensifient, ce qui inquiète encore plus l’assemblée.

Le chat : Mais, pourquoi criez vous ? Cela ne me semble rien du tout. Je suis même en appétit. J’ai faim. Allons au grenier, nous y trouverons bien de quoi faire bombance.

Ils montent tous au grenier, le chat en tête.

Madame Audacieuse : Que de souris !

Agiter les souris !

Le chat en attrape quelques unes et les mange.

Le cheval : Demain nous aurons du travail pour nettoyer le château.

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