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  • : Monique Oblin-Goalou
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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 09:55
Alice au village pain d’épice

Cette histoire est inspirée de Lewis Carroll, Les aventures d’Alice au pays des merveilles .

Décors : dessins en format 50 par 65 cm avec des arcs en ciel. Maisons en papier dessinées et découpées.

Accessoires : Marionnettes en papier de tortues, chiens, maisons, chat… marionnette en papier d’Alice au bout d’une tige de bambou. Masques de papillons, d’oiseaux, de cochon, d’ours, fantôme…

Alice s’est endormie. Dans son rêve, Alice se promenait dans le jardin. Elle y rencontre trois tortues. (Placer le décor de Jardin et les maisons. Suggestion : Les maisons en papier ont une face dessinée et une face couverte de bonbons.)

Alice : Bonjour mesdames les tortues.

Les tortues : Bonjour Alice. Veux-tu venir avec nous ? Nous allons nous promener sur la terre.

Alice : Comment vous appelez-vous ?

Les tortues : Glaisine, Pierrine et Terrine

Alice : Bonjour. Quels drôles de noms !

_____________

Terrine : Je vis dans la terre. Là est l’origine de mon nom. Nous rampons sur la terre sous notre lourde carapace.

Alice : Les dessins de votre carapace me font rêver. Leurs formes géométriques suggèrent la raison et la sagesse.

Pierrine : La terre recèle des merveilles. La terre n’est pas seulement noire. On y trouve des diamants et de l’or, de l’argent et des métaux précieux. Viens avec nous. La terre est le lieu de la raison.

Alice : Mais, Pierrine, comment puis-je entrer dans vos terriers ? je suis bien trop grande ! Glaisine, la tortue: laisse rêver tes mains, Alice, et creuse avec nous. Mais n’entre pas dans la terre. (Placer un décor de terre et d’objets modelés)

Alice : Comme c’est amusant. La terre est molle. Je peux modeler un chat, et cette poupée appelons-la Rosa, et là deux chiens ? Ce chat ne pourrait-il pas nous accompagner ?

Apparaissent Rosa, le chat, les chiens petits et gros qui ont été modelés par Alice.

Rosa : Bonjour, qui êtes-vous ?

Le chat : Je suis le chat qui sourit.

Le petit chien : Wouf, Je creuserai pour que nous puissions voyager dans la terre.

Les chauves-souris : Non, venez avec nous dans les souterrains.

Le fantôme : Hou, hou !

Le gros chien : Wouf, voyons c’est inutile. Restons à la surface avec les oiseaux, les papillons, les ours, le nounours, le renard et les loups, les tigres, le cochon.

Alice : Oui c’est vrai qu’y-a-t-il entre la terre et l’air ? Qu’y a-t-il entre la terre et l’eau. Qu’y a-t-il entre l’eau et l’air ? Qu’y a-t-il entre l’air et le feu ? Allons voir.

Le loup : je viens avec vous. Allons au fond de la forêt.

Les tigres : Viens avec nous Alice et n’écoute pas ce loup menteur. Ne connais-tu pas l’histoire du petit chaperon rouge ?

Alice : comment puis-je avoir confiance en vous les tigres plus que dans les loups? Que m’apprendrez-vous du monde qui nous entoure ? Vos dents m’inquiètent beaucoup.

Les loups: tu as raison. Ne te fie pas aux belles rayures noires et dorées.

Les oiseaux : Alice, viens avec nous dans le ciel. Là, les tigres et les loups n’ont aucun pouvoir. Envole-toi avec nous.

Alice : quelle merveille, je vole ! La maison est toute petite comme des jouets, comme nos modelages en terres cuites ! Un fantôme. Au secours…

Le fantôme : Hou, hou !

Les oiseaux : Ne crie pas. Tu pourrais te réveiller. A cette altitude tu tomberais.

Poupée Rosa : ta robe est de la couleur de l’arc en ciel. Accroche-toi aux couleurs.

Alice : Ah ! ouf ! me voilà en sécurité sur l’arc en ciel. Ma robe a été mouillée par la pluie. J’aperçois Terrine, Glaisine et Pierrine. Elles sont si petites. Allons les rejoindre. Le grand air m’a donné faim. Je voudrais que les petites maisons là-bas soient en pain d’épice et en bonbons et non pas en terre ou en papier.

Les ours : Viens nous rejoindre au village en pain d’épices. Nous nous régalons. Regarde tous ces bonbons.

Les oiseaux déposent Alice sur le sol à côté des ours et des maisons.

Le nounours bleu : Attention, ne vous rendez pas malades. Vous n’aurez plus faim pour ce soir.

Les Ours : Ton avis ne nous intéresse pas car tu ne manges pas. Tu es en peluche et en capok. Le nounours bleu : Merci de me dire que je ne suis qu’un jouet. Mais est-ce que vous aussi vous n’êtes pas seulement du papier comme moi et que vous n’êtes vivant que pour l’imaginaire d’Alice ?

Le Renard : Mais si nous existons. Moi, le renard, je suis la ruse d’Alice et vous, les ours, vous êtes sa gourmandise ; nounours bleu est son ami ; le tigre et les loups ses peurs… Nous sommes des parties de la pensée d’Alice, de son imagination.

Alice : Allons nous enfin manger des gâteaux ?

Le cochon : Je t’accompagne. Allons manger des bonbons.

Alice se réveille.

Alice : Quel drôle de rêve !

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 09:37
Le dragon prisonnier

Cette histoire a été inventée, par le groupe modelage peinture découpage, à partir des différentes réalisations des enfants durant l’année 2013-2014. Les réalisations et les compétences en théâtre des enfants ont permis une mise en scène vivante du texte.

Le dragon prisonnier

L’expression « prêcher le faux » utilise deux mots de sens apparemment opposés. Prêcher : prononcer un sermon. Le sermon est un discours du prêtre dit durant l’office religieux. Il a généralement un sens moral. La morale concerne les règles sociales qui établissent les relations humaines dans la Vérité.

Décors : un écran de papier calque, une lampe éclaire du papier découpé qui fait de l’ombre sur le calque. En papier découpé non peint : un château, des nuages, un petit dragon au bout d’un pinceau, un arbre, des enfants en farandole, des enfants pour s’assoir dans les nuages, un petit tigre.

Accessoires : Marionnettes : des tiges de bambou où accrocher en papier peint et découpé un gros dragon, des enfants de la taille d’une main adulte. Masques en papier : tigre, salade, masque africain, renard (fennec), paysage. 5 personnages masqués, 2 lecteurs (le dragon, les enfants) cachés derrière l’écran.

Sur l’écran le dragon est dans le château avec le tigre. Le dragon crache des nuages. Des enfants sont dans les nuages, d’autres en farandole au sol… Dans un pays lointain, le temps était toujours mauvais. Le propriétaire d’un château cultivait des salades. Pour elles, il fallait beaucoup d’eau. Le fennec venait manger les escargots qui mangeaient les salades. Dans ce château vivait un dragon prisonnier du tigre. Ce dragon crachait des nuages. Et sur ces nuages, les enfants voyageaient. Le masque utilisait les nuages et leurs formes pour exprimer ses pensées. Le paysage changeait d’humeur en fonction du temps. L’eau leur permettait d’avancer mais également le feu du ciel, les éclairs et le tonnerre que nous appelons maintenant électricité. Le dragon avait le pouvoir de changer la couleur du paysage. Quand il crachait beaucoup de nuages la campagne devenait grise mais, les salades poussaient.

Le paysage : Je désire redevenir joyeux. Rien de tel qu’un bon paysage ensoleillé pour être de bonne humeur. J’aimerai que le soleil brille à nouveau.

Le tigre : Je te le demande, moi le tigre, pourquoi te plaindre ? Regarde toutes ces salades. Elles attirent les gazelles et les bœufs. Ces animaux sont prometteurs de bons repas bien gras et dodus. Je suis le gardien du dragon, je continuerai à semer la terreur dans l’imaginaire, mes dents à faire saigner le dragon, pour qu’il reste dans un des cachots du château et que personne ne le voit. Dracula est une de mes canines, l’ogre mangeur d’enfant est l’autre.

Le Fennec : Quand la pluie tombe les escargots sortent et se promènent sur les salades. Les fennecs apprécient ces petites bêtes croustillantes. J’en ai l’eau à la bouche !

La salade : Cessez de dire des salades ! Cela me fait peur ! Mes feuilles sont pleines de trous ! Un peu de soleil me permettrait de monter.

Le masque : Monter où ? Où veux-tu aller ?

La salade : Ne sais-tu pas que quand il fait beau, dans la salade une tige pousse, donne des fleurs puis des graines. On dit que je monte mais, mes feuilles sont moins tendres.

Le paysage : Il n’y a pas que les nuages qui obscurcissent le paysage. Qu’elles sont ces ombres qui apparaissent de temps en temps sur l’écran ?

Le Tigre: Mes rayures noires et blanches disent que je produis autant d’ombres que de lumières. Je tue, je fais peur, j’aime la violence pourtant je suis un des plus beaux animaux de la création.

Le masque : Nous les masques, nous essayons d’agiter le dragon, les enfants et le château. Nous faisons de l’ombre.

Le dragon : Moi le dragon, je suis l’imaginaire des masques qui m’agitent. Il ne tient qu’à vous de me faire sortir du château.

Le Paysage : Pour moi le paysage, si le tigre et le fennec ne s’y opposaient pas, tu serais déjà libre toi le dragon.

La salade : Les salades ne demandent qu’une chose que tu sois libre afin que nous puissions recevoir autant de pluie que de soleil. Nous désirons pousser librement là où tomberons nos graines.

Le tigre : pour les tigres, le gibier doit être tendre et gras. Il faut de la pluie !

Le Fennec : Il y aura moins d’escargots pour les fennecs s’il pleut moins.

La salade : Je te promets que tous les jours tu en auras à la rosée le matin.

Le masque : Pourquoi ne pas laisser libre le dragon ? Il crachera ses nuages au hasard de son humeur, de sa vie.

Les enfants : Pourquoi les enfants auraient-ils besoin de prisons pour rêver ? Les dragons cracheront des nuages en forme d’images mentales, de dessins et de musiques naturellement et le paysage sera moins triste. Hors des prisons, nos rêves seront proches de la nature. Et les animaux, les arbres, les fleurs parleront librement à notre place. Nos pensées inventeront des histoires pour dire, leurs joies et leurs tristesses et il ne poussera pas que de la salade qui prêche le faux dans nos jardins.

La salade : Nous les salades, on nous traite de menteuses !

Le masque : Le problème ne vient pas des salades mais du manque de diversité. Les limasses et les vaches ne suffisent pas. Il faudrait des chardons pour attirer les ânes et les mules, de l’herbe pour les chats, les lapins et les chevaux, des fleurs pour attirer les abeilles et les enfants…

Le fennec : Les mules, tu n’y songes pas ! Ces animaux têtus et primitifs n’ont rien à faire dans nos jardins !

Le masque : quelle intolérance ! Vous n’acceptez pas le pli têtu de votre âme ? Il a pourtant un rôle important dans votre personnalité. Il permet d’échapper à la cruauté de la curiosité, aux imprudences de l’insouciance. Il aide la répétition. Mais surtout, il garde la mémoire de la sagesse de nos pères.

Les enfants : Chassons le tigre et libérons le dragon pour qu’il souffle librement ses nuages.

La salade, le paysage, le dragon, le masque chassent le tigre. Le fennec tente de retenir le tigre. Le Dragon sort de l’écran (En s’éloignant de l’écran son ombre grossit. Le remplacer ,alors, par la marionnette qui apparaît en couleurs hors de l’écran). Puis les enfants sortent et apparaissent en couleurs (sortir les marionnettes des enfants au dessus de l’écran). Alors la marionnette du dragon se transforme en baguette magique qui touche le tigre. L’acteur du tigre enlève son masque. Le visage de l’enfant appara^tt.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 14:17

Le dialogue avec la bête

 

La cohabitation de l’homme avec les bêtes sauvages est difficile encore dans certains pays comme l’Inde. Mais en France et au Portugal cette question s’est déjà posée au XVIII° siècle avec les Loups et les renards.

Décors : Une table avec un morceau de tissu, le château en polystyrène, les marionnettes.

La scène 1 est jouée en avant de la table, au pied de la table.

Pour la scène 2, on entend juste les voix.

Ensuite les autres scènes sont jouées dans le château derrière les murs en polystyrène.

 

Introduction :

 

Il y a bien longtemps, sous Louis XIV, durant une famine, les animaux se révoltèrent. Les hommes avaient faim et chassaient les animaux sauvages. Les animaux sauvages attaquaient les poulaillers et les troupeaux. Les bêtes firent du bruit dans le royaume pour se faire entendre.

Une des filles du roi prit l’affaire en main car elle aimait les animaux.

Scène 1

1La princesse : Tous les animaux ne peuvent parler ensemble et rencontrer le roi et son scribe. Choisissez parmi-vous qui ira au château.

 

Bruit de chuchotements les animaux se consultent. Bruit de bêlements, d’aboiements, de glapissements

 

1Le chat à la princesse : Le renard représentera les animaux sauvages. Il a été choisi pour sa ruse.

Le mouton représentera les troupeaux.

Et l’oie les poulaillers.

Les loups n’ont pas voulu que le renard parle pour eux. Ils sont représentés par deux loups.

Avec le chien nous surveillerons tout ce monde pour qu’ils soient sages dans le château.

 

Le roi s’approche de la muraille accompagné de la reine et d’un scribe chargé de noter les ordres du roi.

 

1Le Roi : Qu’est-ce que tout ce bruit ?

 

2La princesse en bas des murailles avec les animaux : Les animaux ont des requêtes. Leur situation est devenue insupportable.

 

2Le Roi  dans le château: Est-ce une raison pour faire tant de bruit ?

 

1Le Renard : Nous avons faim et les forêts son devenues dangereuses. Nous ne pouvons plus attendre.

 

Scène 2 Les animaux entrent dans le château

3Le Roi au scribe : Faites entrer ces animaux.

 

1Le scribe : Dois-je faire entrer les loups ?

 

Scène 3

1Le loup tacheté : Les hommes chassent dans la forêt sans autorisation. Mes cousins les grands loups du Gévaudan sont inquiets et ont faim.

 

2Le Renard : Si je puis me permettre, Majesté, Souvenez-vous de Colbert. Il disait que les impôts devaient être payés par ceux qui se laissent plumer comme les oies. Nourrissez et habillez les hommes avec la viande et la laine des moutons. Laissez nous tranquilles dans les forêts.

 

1L’oie : Comment ferons-nous pour voler sans plumes ?

 

1Le chien : Nous, les chiens, nous vous rappelons qu’il est interdit de voler.

 

2L’oie : Il ne s’agit pas de cela. Nous sommes mécontentes d’être maltraitées. Nous volerons hors du royaume si nous sommes plumées avant l’hiver.

 

1Le Mouton : Comme les hommes, nous avons peur des loups. Il me semblerait plus sage de chasser les loups et de faire du feu avec les arbres pour que les hommes n’utilisent plus notre laine.

 

1Le Loup : Si tu parles encore, toi le mouton, je te mange. Grrr… Jean de La fontaine l’a dit dans sa fable : « la raison du plus fort est toujours la meilleure ».

 

2Le chien : Tu ne mangeras pas le mouton car il est pour nous un bon plat. Contente-toi de dévorer les bêtes de la forêt.

 

2Le mouton : Quand cesserons-nous d’être associés à de bons petits plats et à des pulls chauds pour l’hiver ?

 

2Le chat : Je demande que le loup soit exclu de la discussion car il a déjà failli manger le mouton.

 

4Le Roi : J’accorde aux habitants des forêts le droit de chasser pendant l’hiver. Mais ils ne pourront pas vendre leur chasse.

 

2Le Loup tacheté s’approche du scribe : Si tu notes cet ordre je te mange la main.

 

2Le Scribe : C’est inutile, l’ordonnance concernant la chasse et les braconniers a déjà été imprimée récemment, en décembre 1715, chez Jean de la Caille.

 

3Le Loup tacheté : Qui est cette Caille qui va contre mes intérêts ?

 

3Le Renard : Jean Caille est le nom de l’imprimeur. Cette loi protège les habitants des forêts.

 

3La princesse : Les hommes n’ont plus de blé car la pluie a duré pendant l’été. Ils tuent les bêtes sauvages pour pouvoir manger.

 

3Le Mouton : Pourquoi seuls les seigneurs sont autorisés à chasser ? Tous les hommes devraient chasser. Cela nous permettrait de vivre plus longtemps.

 

2Le loup : La salive me monte à la bouche, tu ne devrais pas vieillir. Contente-toi de suivre les autres comme à ton habitude. Pfou ! La chasse à l’homme devient difficile !

4Le Renard : Méfie-toi, les hommes sont nombreux, ne livre bataille que si tu es sûr de la victoire.

 

5Le Roi : Que l’on tonde les moutons même s’ils sont maigres et les oies seront plumées afin qu’elles ne partent pas. Avec les chiens, tuons les renards et les loups pour protéger les troupeaux et éviter la rage.

 

4Le loup tacheté au scribe : Tu n’écriras pas cela ou je te mange la main.

 

3Le scribe : Encore, éloignez ce loup, il me fait peur.

 

Tous partent en grognant. Le scribe ne peut rien écrire car le loup le menace mais pour le loup la loi fut appliquée. Après un siècle de lutte, les derniers grands loups du Gévaudan étaient morts. L’élevage s’est intensifié et organisé. La victoire des troupeaux est éclatante et finalement La Fontaine s’est trompé, la loi du plus fort n’est pas toujours la meilleure.

 

 

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 13:49

Hänsel et Gretel (adapté)

Histoire inspirée des Patins d’Argent de Mary Mapes Dodge 1865.(Introduction alternance rapide une fois) :

Connaissez-vous le pays des moulins ? Ce pays est aussi appelé le pays creux. La Hollande fait partie des Pays-Bas. Les Pays-Bas sont tout à côté de la Belgique. Ils font partie de l’Europe. La Hollande est formée de terres gagnées sur la mer, les polders.

 

Savez-vous pourquoi en Hollande il y a des moulins ? Quand la tempête souffle, l’eau de la mer entre sur les terres des Pays-Bas car ces terres sont au-dessous du niveau de la mer. Avec le vent de la tempête, les moulins tournent pour remonter l’eau vers la mer derrière les digues.

 

Les digues de Hollande sont des constructions appuyées sur des îles qui retiennent l’eau. Elles permettent la formation de polders qui sont des terres riches où cultiver et élever des animaux.

 

A partir du XVI° siècle, les ingénieurs de Hollande construisirent des barrages pour protéger les villages et les cultures.

 

Notre histoire est celle d’Hans et Gretel, les enfants d’un ingénieur blessé dans l’écroulement d’une digue. Ils habitent la petite ville de Lisse à 25 km d’Amsterdam.

Nous vous présentons les personnages principaux : Hansel, Gretel, la mère d’Hansel et de Gretel, le père malade qui sera soigné, l’amie de Gretel, le bourgmestre qui organise la course des patineuses et remettra le prix à la gagnante.

 

Première Scène La mère, Gretel, Hansel (les chandeliers)

1 La mère : Gretel, Hansel les canaux des polders sont gelés. Voilà plusieurs jours qu’il fait -20 degrés et la poissonnière m’a dit que la mer est gelée depuis plusieurs jours. Elle n’avait presque plus de poissons et encore à prix d’or.

 

1 Gretel : Hans, tu as travaillé toute la journée d’hier à la lumière de cette chandelle dans ta chambre mal chauffée. Il faudrait peut-être sortir prendre l’air. Allons patiner.

1 Hansel : Tu as raison Hansel, les copains organisent un entrainement de course tout à l’heure.

 

2 Gretel : Oui, allons patiner et danser sur la glace. Cela nous réchauffera. Il fait si froid.

 

2 La mère : Mes enfants n’oubliez pas vos gants. N’allez pas tomber dans les eaux glacées. S’il vous arrive un accident, entrez dans la maison la plus proche pour demander de l’aide. Ne rentrez pas à la maison vous mourriez de froid.

 

2 Hansel : Maman, Je repars demain. Avant de sortir, je voulais te redire que, par mes études, j’ai eu l’occasion de rencontrer un chirurgien qui opère. La blessure de papa n’est pas très profonde. Un os du crane est cassé et déplacé ?

 

3 La mère : Je te remercie Hansel. Mais nous n’avons pas d’argent pour faire venir cet homme. je vais y réfléchir. Peut-être peut-on emprunter un peu d’argent ?

 

Scène deux Gretel, Hansel (apparition au début), amie de Gretel, Bourgmestre, (les 3 concurrentes, les 2 spectateurs de la course)

Les copains d’Hansel (alternance rapide 1 ou 2 fois): Ah voilà Hans, nous pouvons annoncer le départ. Le départ a lieu. Allons-nous placer sur la ligne.

 

Les amies de Gretel (en alternance rapide 4 ou 5 fois): Une grande course de patinage est organisée aujourd’hui par la ville pour les filles. Tu y participeras Gretel ? Y participeras-tu Gretel ? Bis

 

3 Gretel : Mes amies, Je n’ai pas de patins d’acier. Je n’ai aucune chance avec mes patins de bois.

 

1 Une amie de Gretel : Prends les miens Gretel, je ne patine pas aujourd’hui. Je me suis fait mal au poignet.

4 Gretel (qui attache les patins) : Chère amie, Hans commence ses études de médecine à Amsterdam. Si je gagne, j’irai le voir à Amsterdam. Merci pour tes patins chère amie.

 

2 L’amie de Gretel : Nous préparons les bulbes de tulipes pour le printemps. Je vais souvent à Amsterdam prendre les commandes pour les fleuristes. Nous avons de gros clients pour les jardins de la ville d’Amsterdam. Je sais que le montant de la prime mise en jeu dans la course de patinage est important car mon patron y a mis une bonne somme. Tu patines bien Gretel. Tu as tes chances.

 

La petite foule (En alternance rapide):Allez, plus vite, bravo, en avant, Allez Gretel. C’est Gretel qui gagne ! Elle a mangé du lion !

 

1 Le Bourgmestre : Bravo Gretel ! Voici vos patins… Qu’allez-vous faire des florins que vous avez gagnés ?

 

5 Gretel : Monsieur, mon père doit se faire opérer. Cette somme aidera à le soigner. Je remercie mon amie qui a prêté ses patins pour que je puisse participer à cette course. Je ne savais pas si je pourrais gagner. Je suis très contente.

 

Scène trois Hansel, le Père, la mère, (les 4 nuages et les 4 moulins)

Quelques temps plus tard à la fonte des neiges.

Le vent siffle.

Wow wow wow… les moulins tournent dans la tempête !

Ils remontent l’eau partout en Hollande, de plus en plus vite, car la tempête est de plus en plus forte. Face aux assauts des vagues, les digues et les murs résisteront-ils ?

5 Hans : Papa Des hommes et des femmes arrivent.

Des voix multiples ( en alternance rapide 4 ou 5 fois ):-La tempête est si forte ! Il faut plus de main d’œuvre pour reconstruire les digues qui s’effondrent. Allez chercher des cailloux. Préparez le ciment. Étayez ! Encore des pierres, ici une fissure, apportez plus de galets, la charrette de sable par ici… La mule est épuisée... Etayez !

 

6 Hans : J’y vais.

 

1 Le Père : Je me sens bien. J’y vais aussi !

 

4 La mère : Mon ami, Il est impossible de te joindre aux autres. Tu es malade depuis ton accident. Tu as perdu la mémoire et tes forces depuis ces quelques années.

 

2 Le père : Par tes soins ma mie, je vais beaucoup mieux. j’ai retrouvé la mémoire. Ils auront besoin de mes conseils. Je peux reprendre le travail. Et je pourrai payer des études de médecine à Hansel et des études à Gretel qui est encore bien jeune.

 

La foule (en alternance rapide1 ou 2 fois) : Mais déjà la tempête s’apaise. Ce sera la dernière avant l’été. Enfin du temps pour nos ingénieurs pour réparer les casses de l’hiver. Enfin du temps pour renforcer les digues. L’été permettra au ciment de sécher. L’été permettra d’assécher. Nous pourrons nettoyer les canaux pour que l’eau y circule mieux. Les couleurs des fleurs bientôt envahiront la plaine. Nous irons pêcher le saumon et le cabillaud. J’irai chercher la terre pour faire des faïences. Les faïences lesteront nos bateaux pour aller toujours plus loin échanger la dentelle, le hareng, la laine, le gouda, la viande avec le vin et le blé. Les peintres nombreux témoignent pour toujours de notre joie de vivre, de nos fêtes et de nos loisirs. Les femmes jouent du piano et de la viole de Gambe pour nous dans les maisons élégantes. Et quand nous voyageons nous emportons ces sons, ces images et ces couleurs dans nos cœurs.

 

La foule (3 ou 4 fois en alternance rapide de moins en moins fort, de plus en plus brouillé) : Notre pays n’est pas austère mais lié au commerce et aux ports d’Anvers, d’Amsterdam… Nous sommes les premiers à pratiquer des loisirs sportifs. Galilée a publié chez nous car il était libre d’éditer. L’éclairage public et la pompe à incendie, les hospices, les entreprises et les médecins sont payés pour leurs services. Rembrandt a peint La Ronde de Nuit pour immortaliser la milice du capitaine Cocq qui assurait la surveillance d’Amsterdam. Il a peint aussi La leçon d’anatomie du docteur Tulp, en 1632, pour témoigner de la liberté de recherche et d’enseignement. Beaucoup de peintres témoignent de la richesse de notre époque. La connaissance, la richesse et la solidarité passent avant la naissance en République Hollandaise au XVII° siècle.

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 19:52

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Ele nao tenha bigode.

Ele era baixo e bastante gordo.

Ele tenha cabelo curto e uma cara redonda. Os lábios e o nariz dele eram finos.

O cabelo dele era castanho mas a sua pele branca.

Ele não era alto mas ele dominou o mundo chamando os homens e mulheres do povo.

Isto reorganizou as instituições européias parao povo e prepara a estrada da democracia assim.

Quem sou eu, um demônio ou um herói?

 

Responder : Napoleon.

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 12:14

J’ai eu en cadeau une poupée. Elle vient de Chine par bateau. Les ouvrières des usines ont fabriqué, pour les fillettes de Belgique et d’Europe, de jolies poupées blondes aux yeux bleus. Les chinoises ont des yeux en amande noirs et brillants, des cheveux bruns, lisses. Elles fabriquent en rêvant de précieuses poupées pour des princesses qui vivent très loin et ont un teint de lait et des yeux clairs. Mais le rêve ne suffit pas.

Ma poupée était emballée dans un carton avec un biberon, une couche et une serviette à mettre au cou pour manger. La poupée était liée au carton par de si nombreuses attaches que je ne pouvais pas la sortir de sa boîte. Même un adulte avait du mal à retirer les attaches tant elles étaient nombreuses. Pourquoi les ouvrières avaient-elles mis autant d’attaches ?

Peut-être, voulaient-elles exprimer leur tristesse de ne pouvoir offrir à leurs enfants d’aussi jolies poupées. Les ouvrières travaillent beaucoup dans les usines de Chine. Elles ont juste de quoi manger et dormir. Leurs nombreuses heures de travail ne leur permettent pas d’offrir d’aussi jolis jouets à leurs enfants. Les ouvrières voudraient offrir à leurs petites filles des poupées au teint de fleurs de prunier et aux lèvres orangées. Leur visage serait l’écriture d’un poème de sagesse.

Ma poupée ressemble à un nourrisson qui vient de naître. Maman lui achète des vêtements âge zéro au supermarché.

Mon bébé porte un bonnet et des chaussons pour ne pas attraper froid.

Ma poupée boit son lait dans un biberon.

Je lui mets un manteau pour sortir. Son manteau est en laine blanche pour ne pas avoir froid.

Je lui mets sa serviette pour manger.

Ma poupée a des couches que je change deux ou trois fois par jour. Maman explique que les petits motifs colorés de la couche se placent sur le ventre de ma poupée.

La nuit, elle est vêtue d’un pyjama et d’un bonnet bleus.

Le jour, je l’habille avec une barboteuse rose et un bonnet de la même couleur.

Ma poupée pleure, elle verse des larmes.

Elle ferme les yeux quand je la couche.

Ma poupée babille et chante.

Mon bébé dort si je ne fais pas trop de bruits.

Mon bébé a une tétine. Il tète si je lui donne sa tétine.

Je câline mon bébé, je le berce et je chante pour lui.

Quand je serai grande, j’aurai, comme maman, des enfants. J’ai appris beaucoup de choses sur les nouveaux nés avec ma poupée. Je confie des secrets à ma poupée et je l’embrasse.

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